{"id":72870,"date":"2025-07-31T20:15:46","date_gmt":"2025-07-31T11:15:46","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=72870"},"modified":"2025-09-24T23:40:31","modified_gmt":"2025-09-24T14:40:31","slug":"director-duty-conflict-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan","title":{"rendered":"Les obligations de non-concurrence des administrateurs et la r\u00e9glementation des transactions avec conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats dans le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans la gestion des entreprises au Japon, les directeurs disposent d&#8217;un large \u00e9ventail de pouvoirs pour promouvoir les affaires. Cependant, cette puissante autorit\u00e9 est \u00e9quilibr\u00e9e par des obligations strictes visant \u00e0 prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 et des actionnaires. Afin de pr\u00e9venir que les directeurs ne privil\u00e9gient leurs int\u00e9r\u00eats personnels au d\u00e9triment de ceux de l&#8217;entreprise, la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Japanese Companies Act) impose diverses r\u00e9glementations. Parmi celles-ci, deux r\u00e8gles particuli\u00e8rement importantes que les directeurs d&#8217;entreprises op\u00e9rant au Japon doivent constamment garder \u00e0 l&#8217;esprit sont l&#8217;obligation d&#8217;\u00e9viter les conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats (duty to avoid conflicts of interest) et les r\u00e8gles concernant les transactions avec conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats (rules on transactions with conflicts of interest). Ces r\u00e9glementations ne visent pas \u00e0 restreindre ind\u00fbment les activit\u00e9s \u00e9conomiques l\u00e9gitimes des directeurs. Au contraire, elles existent pour emp\u00eacher que les opportunit\u00e9s commerciales de l&#8217;entreprise, les informations clients, le savoir-faire et les actifs, qui sont des ressources de gestion pr\u00e9cieuses, soient utilis\u00e9s ou endommag\u00e9s de mani\u00e8re inappropri\u00e9e par la direction elle-m\u00eame. Comprendre et respecter correctement ces r\u00e8gles est essentiel pour assurer une gouvernance d&#8217;entreprise saine, maintenir la confiance des actionnaires et la croissance durable de l&#8217;entreprise dans son ensemble. Cet article explique en d\u00e9tail, du point de vue d&#8217;un expert, ces deux obligations importantes en vertu de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, en abordant leur contenu sp\u00e9cifique, les proc\u00e9dures n\u00e9cessaires pour les respecter et les graves responsabilit\u00e9s l\u00e9gales en cas de violation, tout en incluant des exemples de cas judiciaires r\u00e9els.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#L%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_des_directeurs_sous_le_droit_japonais\" title=\"L&#8217;obligation de non-concurrence des directeurs sous le droit japonais\">L&#8217;obligation de non-concurrence des directeurs sous le droit japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Les_fondements_et_le_contenu_de_l%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les fondements et le contenu de l&#8217;obligation de non-concurrence sous le droit japonais\">Les fondements et le contenu de l&#8217;obligation de non-concurrence sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Procedures_d%E2%80%99approbation\" title=\"Proc\u00e9dures d&#8217;approbation\">Proc\u00e9dures d&#8217;approbation<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Les_consequences_d%E2%80%99une_violation_des_obligations_sous_le_droit_des_societes_japonais\" title=\"Les cons\u00e9quences d&#8217;une violation des obligations sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais\">Les cons\u00e9quences d&#8217;une violation des obligations sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#L%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_apres_la_demission_en_droit_japonais\" title=\"L&#8217;obligation de non-concurrence apr\u00e8s la d\u00e9mission en droit japonais\">L&#8217;obligation de non-concurrence apr\u00e8s la d\u00e9mission en droit japonais<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Les_transactions_en_conflit_d%E2%80%99interets_des_directeurs_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats des directeurs sous le droit japonais\">Les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats des directeurs sous le droit japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Les_types_de_transactions_conflictuelles_d%E2%80%99interets_sous_le_droit_des_societes_japonais\" title=\"Les types de transactions conflictuelles d&#8217;int\u00e9r\u00eats sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais\">Les types de transactions conflictuelles d&#8217;int\u00e9r\u00eats sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Procedures_d%E2%80%99approbation_et_exceptions_sous_le_droit_japonais\" title=\"Proc\u00e9dures d&#8217;approbation et exceptions sous le droit japonais\">Proc\u00e9dures d&#8217;approbation et exceptions sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Les_effets_d%E2%80%99une_violation_des_obligations_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les effets d&#8217;une violation des obligations sous le droit japonais\">Les effets d&#8217;une violation des obligations sous le droit japonais<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-10\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Comparaison_entre_l%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_et_les_transactions_en_conflit_d%E2%80%99interets_selon_le_droit_des_societes_japonais\" title=\"Comparaison entre l&#8217;obligation de non-concurrence et les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats selon le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais\">Comparaison entre l&#8217;obligation de non-concurrence et les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats selon le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-11\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/director-duty-conflict-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"L%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_des_directeurs_sous_le_droit_japonais\"><\/span>L&#8217;obligation de non-concurrence des directeurs sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;obligation de non-concurrence des directeurs est une r\u00e9glementation visant \u00e0 emp\u00eacher les directeurs de mener des activit\u00e9s en concurrence avec celles de leur entreprise, et ainsi de nuire ind\u00fbment aux int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_fondements_et_le_contenu_de_l%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Les fondements et le contenu de l&#8217;obligation de non-concurrence sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La base directe de cette obligation se trouve dans l&#8217;article 356, paragraphe 1, point 1 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Companies Act) (\u5e73\u621017\u5e74(2005)). Cette disposition stipule que les directeurs doivent obtenir l&#8217;approbation pr\u00e9alable de la soci\u00e9t\u00e9 lorsqu&#8217;ils envisagent de r\u00e9aliser des transactions appartenant \u00e0 la m\u00eame cat\u00e9gorie que les activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 pour leur propre compte ou pour celui d&#8217;un tiers. Cette obligation s&#8217;applique non seulement au directeur repr\u00e9sentant, mais aussi \u00e0 tous les directeurs, y compris ceux qui ne sont pas impliqu\u00e9s dans l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Les transactions relevant de la \u00ab cat\u00e9gorie des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb d\u00e9signent celles qui sont en concurrence avec les activit\u00e9s que la soci\u00e9t\u00e9 exerce actuellement et qui sont \u00e9nonc\u00e9es dans ses objectifs statutaires. L&#8217;interpr\u00e9tation de cette notion est large ; par exemple, dans le cas d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 manufacturi\u00e8re, cela inclut non seulement la vente de ses produits, mais aussi l&#8217;achat de mati\u00e8res premi\u00e8res essentielles \u00e0 la r\u00e9alisation de ses activit\u00e9s, comme l&#8217;ont interpr\u00e9t\u00e9 certains jugements.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, cette obligation prot\u00e8ge \u00e9galement les opportunit\u00e9s d&#8217;affaires futures de la soci\u00e9t\u00e9. La jurisprudence a jug\u00e9 que m\u00eame les domaines d&#8217;activit\u00e9 dans lesquels la soci\u00e9t\u00e9 n&#8217;a pas encore p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 sont inclus dans la \u00ab cat\u00e9gorie des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb si des plans concrets ou des pr\u00e9paratifs pour y entrer sont en cours. Cela vise \u00e0 emp\u00eacher les directeurs d&#8217;utiliser leur position pour s&#8217;approprier les plans strat\u00e9giques d&#8217;affaires de la soci\u00e9t\u00e9 et de priver celle-ci des b\u00e9n\u00e9fices (opportunit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9) qu&#8217;elle aurait d\u00fb obtenir. Cette approche montre que l&#8217;obligation des directeurs ne se limite pas \u00e0 prot\u00e9ger les activit\u00e9s actuelles, mais englobe \u00e9galement un aspect strat\u00e9gique visant \u00e0 sauvegarder le potentiel de croissance future de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Procedures_d%E2%80%99approbation\"><\/span>Proc\u00e9dures d&#8217;approbation<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;un directeur souhaite r\u00e9aliser une transaction concurrentielle, il doit suivre des proc\u00e9dures d&#8217;approbation appropri\u00e9es. L&#8217;organe d&#8217;approbation varie selon que la soci\u00e9t\u00e9 a un conseil d&#8217;administration ou non. Pour les soci\u00e9t\u00e9s avec un conseil d&#8217;administration, l&#8217;approbation de celui-ci est n\u00e9cessaire, tandis que pour les soci\u00e9t\u00e9s sans conseil d&#8217;administration, l&#8217;approbation de l&#8217;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires est requise. C&#8217;est ce que stipule l&#8217;article 365, paragraphe 1, de la loi sur les soci\u00e9t\u00e9s au Japon (Japanese Companies Act) <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour obtenir l&#8217;approbation, le directeur concern\u00e9 doit divulguer les &#8220;faits importants&#8221; relatifs \u00e0 la transaction <sup><\/sup>. Cette divulgation a pour objectif crucial de fournir \u00e0 l&#8217;organe d&#8217;approbation les informations n\u00e9cessaires pour d\u00e9cider de mani\u00e8re rationnelle si la transaction concurrentielle doit \u00eatre autoris\u00e9e ou non. Bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de d\u00e9finition sp\u00e9cifique des &#8220;faits importants&#8221; dans la loi, il est g\u00e9n\u00e9ralement entendu qu&#8217;ils incluent des informations essentielles pour comprendre l&#8217;ensemble de la transaction, telles que le type de transaction, la contrepartie, l&#8217;objet, le prix, la quantit\u00e9 et la dur\u00e9e <sup><\/sup>. Une approbation obtenue sur la base d&#8217;une divulgation d&#8217;informations insuffisante peut voir son efficacit\u00e9 contest\u00e9e ult\u00e9rieurement. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, dans les soci\u00e9t\u00e9s dot\u00e9es d&#8217;un conseil d&#8217;administration, le directeur qui a obtenu l&#8217;approbation et r\u00e9alis\u00e9 une transaction concurrentielle a \u00e9galement l&#8217;obligation de rapporter sans d\u00e9lai les faits importants relatifs \u00e0 cette transaction au conseil d&#8217;administration apr\u00e8s sa conclusion (article 365, paragraphe 2, de la loi sur les soci\u00e9t\u00e9s au Japon) <sup><\/sup>. Cela permet au conseil d&#8217;administration de surveiller l&#8217;ex\u00e9cution de la transaction et de continuer \u00e0 veiller \u00e0 ce que les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 ne soient pas compromis. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_consequences_d%E2%80%99une_violation_des_obligations_sous_le_droit_des_societes_japonais\"><\/span>Les cons\u00e9quences d&#8217;une violation des obligations sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Si un administrateur effectue une transaction concurrentielle sans l&#8217;approbation pr\u00e9alable, il engage une responsabilit\u00e9 s\u00e9rieuse envers la soci\u00e9t\u00e9. En premier lieu, si la transaction concurrentielle cause un pr\u00e9judice \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, l&#8217;administrateur est consid\u00e9r\u00e9 comme ayant manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs et est responsable des dommages-int\u00e9r\u00eats envers la soci\u00e9t\u00e9, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 423, paragraphe 1 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Japanese Companies Act, Article 423, Paragraph 1). &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est particuli\u00e8rement important de noter la disposition de l&#8217;article 423, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s. Cette disposition stipule que le montant du profit r\u00e9alis\u00e9 par l&#8217;administrateur ou un tiers gr\u00e2ce \u00e0 la transaction concurrentielle est &#8220;pr\u00e9sum\u00e9&#8221; \u00eatre \u00e9quivalent au montant du dommage subi par la soci\u00e9t\u00e9. Habituellement, il est tr\u00e8s difficile pour une soci\u00e9t\u00e9 de prouver concr\u00e8tement le montant du dommage, mais gr\u00e2ce \u00e0 cette pr\u00e9somption, la soci\u00e9t\u00e9 peut simplement revendiquer le montant du profit r\u00e9alis\u00e9 par l&#8217;administrateur en violation. Le fardeau de la preuve est alors transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#8217;administrateur, qui doit d\u00e9montrer que le dommage subi par la soci\u00e9t\u00e9 est inf\u00e9rieur \u00e0 ce profit. Cette disposition facilite la poursuite de la responsabilit\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 et sert de puissant moyen de dissuasion contre les activit\u00e9s concurrentielles. Cette r\u00e8gle de pr\u00e9somption des dommages remplace le &#8220;droit d&#8217;intervention&#8221; (le droit pour la soci\u00e9t\u00e9 de consid\u00e9rer les transactions de l&#8217;administrateur comme ses propres transactions) qui existait dans l&#8217;ancien droit commercial japonais, et est \u00e9valu\u00e9e comme un moyen de recours plus pratique et efficace. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autre part, en ce qui concerne l&#8217;efficacit\u00e9 de la transaction concurrentielle elle-m\u00eame effectu\u00e9e sans approbation, elle est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme valide dans les relations avec les tiers, c&#8217;est-\u00e0-dire les partenaires commerciaux. L&#8217;obligation d&#8217;\u00e9viter la concurrence est avant tout une discipline interne entre la soci\u00e9t\u00e9 et l&#8217;administrateur, et il n&#8217;est pas jug\u00e9 appropri\u00e9 d&#8217;invalider les transactions externes au d\u00e9triment de la s\u00e9curit\u00e9 des transactions. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"L%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_apres_la_demission_en_droit_japonais\"><\/span>L&#8217;obligation de non-concurrence apr\u00e8s la d\u00e9mission en droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;un directeur quitte ses fonctions, l&#8217;obligation l\u00e9gale de non-concurrence bas\u00e9e sur la loi japonaise des soci\u00e9t\u00e9s s&#8217;\u00e9teint en principe. Cependant, cela ne signifie pas que le directeur d\u00e9missionnaire peut se livrer \u00e0 une concurrence libre de toute contrainte. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une entreprise peut conclure un contrat avec un directeur pour interdire les activit\u00e9s concurrentielles pendant une certaine p\u00e9riode apr\u00e8s sa d\u00e9mission (contrat de non-concurrence). N\u00e9anmoins, de tels contrats, qui restreignent la libert\u00e9 de choix professionnel garantie par l&#8217;article 22, paragraphe 1 de la Constitution japonaise, sont soumis \u00e0 un examen rigoureux par les tribunaux. La jurisprudence prend en compte de mani\u00e8re globale les \u00e9l\u00e9ments suivants pour juger de la validit\u00e9 d&#8217;un contrat : &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>La dur\u00e9e de l&#8217;interdiction (il est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 que les p\u00e9riodes de plus de 2 ans sont invalides) &nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;\u00e9tendue g\u00e9ographique et professionnelle de l&#8217;interdiction<\/li>\n\n\n\n<li>Les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes de l&#8217;entreprise \u00e0 prot\u00e9ger (comme la pr\u00e9sence de secrets commerciaux \u00e0 sauvegarder)<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;existence de compensations ad\u00e9quates pour la restriction (comme une augmentation de l&#8217;indemnit\u00e9 de d\u00e9part) &nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>De plus, m\u00eame en l&#8217;absence de contrat de non-concurrence, un directeur qui a abus\u00e9 de sa position pendant son mandat pour pr\u00e9parer une activit\u00e9 concurrentielle apr\u00e8s sa d\u00e9mission peut \u00eatre tenu responsable pour violation de son devoir de loyaut\u00e9. Par exemple, des actes tels que la pr\u00e9paration de la cr\u00e9ation d&#8217;une nouvelle entreprise en recrutant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment des subordonn\u00e9s pendant le mandat peuvent engendrer une responsabilit\u00e9 pour dommages et int\u00e9r\u00eats envers l&#8217;entreprise, m\u00eame si ces actes sont post\u00e9rieurs \u00e0 la d\u00e9mission, car la pr\u00e9paration a eu lieu pendant le mandat. Dans le jugement du Tribunal de district de Tokyo du 27 avril 2007 (affaire Realgate), un directeur qui avait cr\u00e9\u00e9 une nouvelle entreprise en recrutant des subordonn\u00e9s a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 en violation de son devoir de loyaut\u00e9 et condamn\u00e9 \u00e0 des dommages et int\u00e9r\u00eats. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_transactions_en_conflit_d%E2%80%99interets_des_directeurs_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats des directeurs sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La r\u00e9gulation des transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats est un syst\u00e8me con\u00e7u pour g\u00e9rer les transactions o\u00f9 les int\u00e9r\u00eats d&#8217;un directeur pourraient entrer en collision avec ceux de l&#8217;entreprise, et pour emp\u00eacher que les directeurs sacrifient les int\u00e9r\u00eats de l&#8217;entreprise au profit de leurs propres int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_types_de_transactions_conflictuelles_d%E2%80%99interets_sous_le_droit_des_societes_japonais\"><\/span>Les types de transactions conflictuelles d&#8217;int\u00e9r\u00eats sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les transactions conflictuelles d&#8217;int\u00e9r\u00eats sont r\u00e9glement\u00e9es par les articles 356, paragraphes 1, points 2 et 3 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s et peuvent \u00eatre divis\u00e9es en deux cat\u00e9gories principales<sup><\/sup>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re cat\u00e9gorie est celle des &#8220;transactions directes&#8221; (m\u00eame paragraphe, point 2). Cela concerne les cas o\u00f9 un administrateur effectue une transaction directement avec la soci\u00e9t\u00e9, soit pour son propre compte soit pour celui d&#8217;un tiers<sup><\/sup>. Des exemples typiques incluent la vente d&#8217;un bien immobilier appartenant \u00e0 l&#8217;administrateur \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, ou lorsque la soci\u00e9t\u00e9 emprunte de l&#8217;argent \u00e0 l&#8217;administrateur. Les transactions o\u00f9 l&#8217;administrateur agit en tant que repr\u00e9sentant d&#8217;une autre soci\u00e9t\u00e9 et effectue des transactions avec la soci\u00e9t\u00e9 dont il est \u00e9galement administrateur sont \u00e9galement incluses dans cette cat\u00e9gorie de transactions directes. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie est celle des &#8220;transactions indirectes&#8221; (m\u00eame paragraphe, point 3). Il s&#8217;agit de transactions entre la soci\u00e9t\u00e9 et un tiers qui n&#8217;est pas l&#8217;administrateur, mais o\u00f9 les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;administrateur sont substantiellement en conflit<sup><\/sup>. L&#8217;exemple le plus \u00e9vident est celui o\u00f9 la soci\u00e9t\u00e9 se porte garante pour un pr\u00eat bancaire personnel de l&#8217;administrateur. Dans ce cas, la soci\u00e9t\u00e9 assume le risque en tant que garant, tandis que l&#8217;administrateur b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un acc\u00e8s facilit\u00e9 au cr\u00e9dit, cr\u00e9ant ainsi un conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats entre les deux parties. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Procedures_d%E2%80%99approbation_et_exceptions_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Proc\u00e9dures d&#8217;approbation et exceptions sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;une transaction impliquant un conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats est envisag\u00e9e, tout comme pour les transactions concurrentes, une approbation pr\u00e9alable est n\u00e9cessaire de la part du conseil d&#8217;administration dans les soci\u00e9t\u00e9s dot\u00e9es d&#8217;un tel organe, ou de l&#8217;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires dans les soci\u00e9t\u00e9s sans conseil d&#8217;administration. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un point crucial de cette r\u00e9solution d&#8217;approbation est que les directeurs ayant un \u00ab int\u00e9r\u00eat sp\u00e9cial \u00bb dans la transaction ne peuvent pas participer au vote (article 369, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s). Cela emp\u00eache les directeurs parties \u00e0 une transaction conflictuelle d&#8217;approuver une op\u00e9ration qui leur serait favorable. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, m\u00eame si une transaction semble formellement constituer un conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats, elle peut \u00eatre exempt\u00e9e d&#8217;approbation si, en substance, elle ne risque pas de nuire aux int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9. L&#8217;objectif de cette r\u00e9glementation est de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9, il est donc illogique d&#8217;exiger une proc\u00e9dure d&#8217;approbation dans des cas o\u00f9 aucun risque n&#8217;est encouru. Par exemple, une transaction o\u00f9 un directeur pr\u00eate de l&#8217;argent \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 sans int\u00e9r\u00eat et sans garantie est consid\u00e9r\u00e9e comme avantageuse pour la soci\u00e9t\u00e9 et ne pr\u00e9sentant aucun risque de pr\u00e9judice, donc aucune approbation n&#8217;est n\u00e9cessaire (d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du 6 d\u00e9cembre 1963). De m\u00eame, les transactions entre une soci\u00e9t\u00e9 avec un seul actionnaire et ce directeur actionnaire, ou entre des soci\u00e9t\u00e9s m\u00e8res et filiales d\u00e9tenues \u00e0 100 %, sont g\u00e9n\u00e9ralement exempt\u00e9es d&#8217;approbation car elles ne nuisent pas substantiellement aux int\u00e9r\u00eats des actionnaires. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_effets_d%E2%80%99une_violation_des_obligations_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Les effets d&#8217;une violation des obligations sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;une transaction en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats est effectu\u00e9e sans approbation, ses effets juridiques diff\u00e8rent grandement de ceux d&#8217;une transaction concurrente.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour commencer, en ce qui concerne la validit\u00e9 m\u00eame de la transaction, la Cour supr\u00eame du Japon adopte la th\u00e9orie de la &#8220;nullit\u00e9 relative&#8221; (d\u00e9cision de la Grande Chambre de la Cour supr\u00eame du 13 octobre 1971 (1971)). Selon cette th\u00e9orie, une transaction en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats sans approbation est invalide entre la soci\u00e9t\u00e9 et le directeur partie \u00e0 la transaction, mais si un tiers de bonne foi n&#8217;\u00e9tait pas au courant du manque d&#8217;approbation de la soci\u00e9t\u00e9, celle-ci ne peut pas invoquer cette invalidit\u00e9. Cette approche vise \u00e0 \u00e9quilibrer la protection des int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 tout en pr\u00e9servant la confiance des tiers qui ont trait\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9 sans conna\u00eetre les circonstances, assurant ainsi la s\u00e9curit\u00e9 des transactions.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, concernant la responsabilit\u00e9 du directeur envers la soci\u00e9t\u00e9, des dispositions sp\u00e9ciales sont \u00e9galement \u00e9tablies, diff\u00e9rentes de celles applicables aux transactions concurrentes. L&#8217;article 423, paragraphe 3, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s stipule qu&#8217;il est &#8220;pr\u00e9sum\u00e9&#8221; qu&#8217;un directeur impliqu\u00e9 dans une transaction en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats a manqu\u00e9 \u00e0 ses devoirs (n\u00e9gligence dans l&#8217;ex\u00e9cution des devoirs). Les directeurs concern\u00e9s par cette pr\u00e9somption incluent ceux qui ont effectu\u00e9 la transaction directement pour leur propre compte, ceux dont les int\u00e9r\u00eats \u00e9taient en conflit avec ceux de la soci\u00e9t\u00e9 dans une transaction indirecte, et ceux qui ont vot\u00e9 en faveur de la r\u00e9solution approuvant la transaction.<\/p>\n\n\n\n<p>En particulier, la responsabilit\u00e9 d&#8217;un directeur qui a effectu\u00e9 une transaction directement pour son propre compte est extr\u00eamement lourde, et il ne peut pas \u00e9chapper \u00e0 cette responsabilit\u00e9 m\u00eame en prouvant qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de n\u00e9gligence (responsabilit\u00e9 sans faute). En revanche, un directeur qui a simplement vot\u00e9 en faveur de la r\u00e9solution d&#8217;approbation peut \u00e9chapper \u00e0 la responsabilit\u00e9 s&#8217;il prouve qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de n\u00e9gligence de sa part. Ainsi, les r\u00e8gles de responsabilit\u00e9 dans les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats varient en fonction du degr\u00e9 d&#8217;implication, constituant un syst\u00e8me plus raffin\u00e9 et adapt\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_entre_l%E2%80%99obligation_de_non-concurrence_et_les_transactions_en_conflit_d%E2%80%99interets_selon_le_droit_des_societes_japonais\"><\/span>Comparaison entre l&#8217;obligation de non-concurrence et les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats selon le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;obligation de non-concurrence et la r\u00e9gulation des transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats, telles que d\u00e9finies par la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, sont toutes deux des syst\u00e8mes essentiels visant \u00e0 pr\u00e9venir l&#8217;abus de position des directeurs qui pourrait nuire aux int\u00e9r\u00eats de l&#8217;entreprise. Cependant, les int\u00e9r\u00eats prot\u00e9g\u00e9s, les actes concern\u00e9s et les cons\u00e9quences juridiques en cas de violation pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences significatives.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;obligation de non-concurrence vise principalement \u00e0 prot\u00e9ger les \u00ab opportunit\u00e9s d&#8217;affaires \u00bb de l&#8217;entreprise ainsi que des ressources de gestion immat\u00e9rielles telles que les informations clients et le savoir-faire. Si un directeur lance une entreprise en concurrence avec celle de la soci\u00e9t\u00e9, il y a un risque que l&#8217;entreprise perde des b\u00e9n\u00e9fices qu&#8217;elle aurait pu r\u00e9aliser \u00e0 l&#8217;avenir, d&#8217;o\u00f9 cette r\u00e9gulation. En revanche, la r\u00e9gulation des transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats a pour but de prot\u00e9ger plus directement les \u00ab biens \u00bb de l&#8217;entreprise. Si un directeur privil\u00e9gie ses int\u00e9r\u00eats personnels dans une transaction avec l&#8217;entreprise, cela peut conduire \u00e0 un contrat d\u00e9favorable pour l&#8217;entreprise et \u00e0 une fuite injustifi\u00e9e de ses biens.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette diff\u00e9rence d&#8217;objectifs se refl\u00e8te \u00e9galement dans le m\u00e9canisme de poursuite des responsabilit\u00e9s en cas de violation. En cas de violation de l&#8217;obligation de non-concurrence, comme il est souvent difficile de prouver le montant du dommage subi par l&#8217;entreprise, l&#8217;article 423, paragraphe 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s \u00ab pr\u00e9sume \u00bb que le montant du profit r\u00e9alis\u00e9 par le directeur est \u00e9quivalent au montant du dommage de l&#8217;entreprise. Cela all\u00e8ge le fardeau de la preuve pour l&#8217;entreprise. D&#8217;autre part, en cas de violation des transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats, l&#8217;article 423, paragraphe 3, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9sume la \u00ab n\u00e9gligence dans l&#8217;ex\u00e9cution des t\u00e2ches \u00bb du directeur impliqu\u00e9 dans la transaction. En particulier, un directeur qui a effectu\u00e9 une transaction directement pour son propre compte est soumis \u00e0 une responsabilit\u00e9 plus stricte et ne peut pas \u00e9chapper \u00e0 sa responsabilit\u00e9 m\u00eame s&#8217;il prouve qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de n\u00e9gligence.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, l&#8217;efficacit\u00e9 des transactions effectu\u00e9es sans approbation varie \u00e9galement. Les transactions concurrentielles sont g\u00e9n\u00e9ralement valides en ce qui concerne les tiers, les partenaires de la transaction. La r\u00e9gulation est per\u00e7ue comme un probl\u00e8me interne entre l&#8217;entreprise et le directeur. Cependant, en l&#8217;absence d&#8217;approbation de l&#8217;entreprise, celle-ci peut contester la validit\u00e9 des transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats. N\u00e9anmoins, pour prot\u00e9ger la s\u00e9curit\u00e9 des transactions, une invalidit\u00e9 ne peut \u00eatre revendiqu\u00e9e contre un tiers de bonne foi qui ignorait le manque d&#8217;approbation de l&#8217;entreprise. Cette notion est appel\u00e9e \u00ab invalidit\u00e9 relative \u00bb et a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par la jurisprudence de la Cour supr\u00eame du Japon.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9gulations concernant l&#8217;obligation de non-concurrence des directeurs et les transactions en conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats constituent le fondement du syst\u00e8me de gouvernance d&#8217;entreprise au Japon. Elles imposent aux directeurs un devoir clair de prioriser les int\u00e9r\u00eats de l&#8217;entreprise et entra\u00eenent des responsabilit\u00e9s personnelles et des risques juridiques consid\u00e9rables en cas de violation. Comprendre en profondeur le contenu de ces r\u00e8gles, les proc\u00e9dures pour obtenir l&#8217;approbation n\u00e9cessaire, ainsi que les points cl\u00e9s de l&#8217;interpr\u00e9tation form\u00e9e par la jurisprudence, est essentiel non seulement pour la conformit\u00e9 l\u00e9gale, mais aussi pour une gestion efficace des risques et la croissance durable des entreprises op\u00e9rant au Japon.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une vaste exp\u00e9rience dans la fourniture de conseils juridiques \u00e0 de nombreux clients, tant nationaux qu&#8217;internationaux, sur les questions complexes li\u00e9es aux obligations des directeurs d\u00e9finies par le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais. Notre cabinet compte plusieurs experts anglophones poss\u00e9dant des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers, capables de fournir un soutien pr\u00e9cis et pratique sur les probl\u00e8mes de concurrence et de conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats qui surviennent dans un contexte commercial international. Pour toute consultation sur ce th\u00e8me ou pour l&#8217;\u00e9laboration et la r\u00e9vision de votre structure de gouvernance, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 faire appel \u00e0 nos services.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la gestion des entreprises au Japon, les directeurs disposent d&#8217;un large \u00e9ventail de pouvoirs pour promouvoir les affaires. 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