{"id":73152,"date":"2025-10-06T01:25:48","date_gmt":"2025-10-05T16:25:48","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73152"},"modified":"2025-10-10T20:54:30","modified_gmt":"2025-10-10T11:54:30","slug":"forwarding-agency-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan","title":{"rendered":"Cadre juridique des activit\u00e9s de gestion du transport dans le droit commercial japonais"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans l&#8217;\u00e9conomie mondiale contemporaine, la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement du Japon est un \u00e9l\u00e9ment crucial qui peut d\u00e9terminer le succ\u00e8s ou l&#8217;\u00e9chec des affaires internationales. Pour utiliser efficacement ce r\u00e9seau logistique complexe, il ne suffit pas de conna\u00eetre les op\u00e9rations ; il est essentiel de comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment le cadre juridique r\u00e9gissant les principaux prestataires de services. Parmi eux, le &#8220;transporteur&#8221; joue un r\u00f4le central dans la logistique japonaise, mais son statut juridique est souvent mal compris. Cet article vise \u00e0 fournir une analyse juridique sp\u00e9cialis\u00e9e sur le r\u00f4le, les responsabilit\u00e9s et les droits du transporteur sous le droit commercial japonais. Nous clarifierons en quoi la position juridique du transporteur diff\u00e8re de celle d&#8217;un simple agent ou d&#8217;un transporteur r\u00e9el. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, nous examinerons la d\u00e9finition juridique de l&#8217;activit\u00e9 de transporteur, la nature du contrat de transport, le r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 stricte, les conditions sous lesquelles un transporteur peut \u00eatre tenu responsable en tant que transporteur, et des moyens juridiques puissants tels que le droit de r\u00e9tention. \u00c0 travers ces analyses, nous offrons des directives pratiques pour toutes les entreprises qui g\u00e8rent la logistique et les transactions commerciales au Japon.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#Definition_juridique_de_l%E2%80%99operateur_de_transport_sous_le_droit_japonais\" title=\"D\u00e9finition juridique de l&#8217;op\u00e9rateur de transport sous le droit japonais\">D\u00e9finition juridique de l&#8217;op\u00e9rateur de transport sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#La_nature_et_le_contenu_du_contrat_de_gestion_de_transport_sous_le_droit_japonais\" title=\"La nature et le contenu du contrat de gestion de transport sous le droit japonais\">La nature et le contenu du contrat de gestion de transport sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#La_responsabilite_des_transporteurs_sous_le_droit_commercial_japonais\" title=\"La responsabilit\u00e9 des transporteurs sous le droit commercial japonais\">La responsabilit\u00e9 des transporteurs sous le droit commercial japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#Responsabilites_en_tant_que_transporteur_l%E2%80%99exercice_du_droit_d%E2%80%99intervention_sous_le_droit_japonais\" title=\"Responsabilit\u00e9s en tant que transporteur : l&#8217;exercice du droit d&#8217;intervention sous le droit japonais\">Responsabilit\u00e9s en tant que transporteur : l&#8217;exercice du droit d&#8217;intervention sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#Le_Droit_de_Retention_du_Transporteur_en_Droit_Japonais\" title=\"Le Droit de R\u00e9tention du Transporteur en Droit Japonais\">Le Droit de R\u00e9tention du Transporteur en Droit Japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/forwarding-agency-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Definition_juridique_de_l%E2%80%99operateur_de_transport_sous_le_droit_japonais\"><\/span>D\u00e9finition juridique de l&#8217;op\u00e9rateur de transport sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le Code de commerce japonais d\u00e9finit clairement l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;op\u00e9rateur de transport. Selon l&#8217;article 559, paragraphe 1 du Code de commerce japonais, un &#8220;op\u00e9rateur de transport&#8221; d\u00e9signe une personne dont l&#8217;activit\u00e9 consiste \u00e0 agir en son propre nom pour l&#8217;interm\u00e9diation du transport de marchandises. Cette d\u00e9finition comprend deux \u00e9l\u00e9ments extr\u00eamement importants pour comprendre la position juridique de l&#8217;op\u00e9rateur de transport.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier \u00e9l\u00e9ment est l&#8217;expression &#8220;en son propre nom&#8221;. Cela signifie que l&#8217;op\u00e9rateur de transport devient lui-m\u00eame partie au contrat avec les transporteurs r\u00e9els, tels que les compagnies de transport ou les armateurs, se distinguant ainsi clairement de l'&#8221;agent&#8221; qui \u00e9tablit directement le contrat entre le donneur d&#8217;ordre (le chargeur) et le transporteur. L&#8217;op\u00e9rateur de transport conclut le contrat de transport en tant que sujet responsable l\u00e9galement des obligations qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second \u00e9l\u00e9ment est &#8220;pour le compte d&#8217;autrui&#8221;. Cela indique que les b\u00e9n\u00e9fices \u00e9conomiques finaux et les risques associ\u00e9s au transport incombent non pas \u00e0 l&#8217;op\u00e9rateur de transport, mais au chargeur qui lui a confi\u00e9 la mission. L&#8217;op\u00e9rateur de transport agit pour le compte du chargeur, mais en tant qu&#8217;interm\u00e9diaire juridiquement ind\u00e9pendant, il conclut les contrats en son propre nom.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pratique, les entreprises qui correspondent \u00e0 cette d\u00e9finition juridique incluent les op\u00e9rateurs de transport de marchandises enregistr\u00e9s en vertu de la &#8220;Loi sur le transport de marchandises par des tiers&#8221; et les op\u00e9rateurs de transport portuaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est essentiel de comprendre la distinction entre l&#8217;op\u00e9rateur de transport et le &#8220;transporteur&#8221;. L&#8217;article 569 du Code de commerce japonais d\u00e9finit le transporteur comme une personne dont l&#8217;activit\u00e9 consiste \u00e0 transporter des marchandises ou des passagers par voie terrestre, lacustre, fluviale ou portuaire, d\u00e9signant ainsi l&#8217;entit\u00e9 qui ex\u00e9cute physiquement le transport. En d&#8217;autres termes, l&#8217;op\u00e9rateur de transport organise le transport, tandis que le transporteur l&#8217;ex\u00e9cute. Cette distinction est cruciale, notamment pour d\u00e9terminer la responsabilit\u00e9, comme nous le verrons plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, l&#8217;op\u00e9rateur de transport diff\u00e8re d&#8217;un simple point de service interm\u00e9diaire, comme une sup\u00e9rette offrant des services de transport de colis, qui ne porte pas la responsabilit\u00e9 du contrat de transport lui-m\u00eame. En revanche, l&#8217;op\u00e9rateur de transport assume l&#8217;enti\u00e8re responsabilit\u00e9 contractuelle de l&#8217;ex\u00e9cution du transport qu&#8217;il a arrang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour approfondir la compr\u00e9hension de la nature juridique de l&#8217;op\u00e9rateur de transport, il est n\u00e9cessaire de se pencher sur le concept de &#8220;grossiste&#8221; dans le Code de commerce japonais. Un grossiste est une personne dont l&#8217;activit\u00e9 consiste \u00e0 vendre ou \u00e0 acheter des marchandises en son propre nom pour le compte d&#8217;autrui. Cette structure est exactement la m\u00eame que celle de l&#8217;op\u00e9rateur de transport, et l&#8217;article 559, paragraphe 2 du Code de commerce japonais stipule que, sauf disposition particuli\u00e8re, les r\u00e8gles applicables aux grossistes s&#8217;appliquent \u00e9galement aux op\u00e9rateurs de transport. Cela montre que l&#8217;op\u00e9rateur de transport n&#8217;est pas une entit\u00e9 juridique enti\u00e8rement nouvelle, mais est positionn\u00e9 comme une sorte de commer\u00e7ant interm\u00e9diaire traditionnel dans le droit commercial japonais. C&#8217;est cette nature juridique de grossiste qui est \u00e0 l&#8217;origine des droits puissants tels que le &#8220;droit d&#8217;intervention&#8221; et le &#8220;droit de r\u00e9tention&#8221; accord\u00e9s \u00e0 l&#8217;op\u00e9rateur de transport.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour clarifier ces relations, le tableau suivant compare les r\u00f4les juridiques de l&#8217;op\u00e9rateur de transport, du transporteur et de l&#8217;agent commercial.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>\u00c9l\u00e9ment<\/td><td>Op\u00e9rateur de transport<\/td><td>Transporteur<\/td><td>Agent commercial<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Base juridique<\/td><td>Article 559 du Code de commerce japonais<\/td><td>Article 569 du Code de commerce japonais<\/td><td>Article 27 du Code de commerce japonais<\/td><\/tr><tr><td>Acte contractuel<\/td><td>En son propre nom, pour le compte du donneur d&#8217;ordre<\/td><td>En son propre nom, pour son propre compte<\/td><td>Au nom du donneur d&#8217;ordre, pour le compte du donneur d&#8217;ordre<\/td><\/tr><tr><td>Obligation principale<\/td><td>Interm\u00e9diation du transport<\/td><td>Transport de marchandises et de passagers<\/td><td>Repr\u00e9sentation et m\u00e9diation dans les transactions pour le compte du principal<\/td><\/tr><tr><td>Centre de responsabilit\u00e9<\/td><td>Devoir de diligence dans l&#8217;arrangement du transport<\/td><td>Perte, dommage ou retard des marchandises transport\u00e9es<\/td><td>Devoir de loyaut\u00e9 envers le principal<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_nature_et_le_contenu_du_contrat_de_gestion_de_transport_sous_le_droit_japonais\"><\/span>La nature et le contenu du contrat de gestion de transport sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le contrat de gestion de transport conclu avec un gestionnaire de transport poss\u00e8de, sur le plan juridique, la nature d&#8217;un \u00ab contrat de mandat \u00bb qui consiste \u00e0 confier la gestion de certaines affaires. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une transaction commerciale, les dispositions sp\u00e9ciales du Code de commerce japonais pr\u00e9valent sur les principes g\u00e9n\u00e9raux du Code civil japonais. De plus, ce contrat comprend \u00e9galement des \u00e9l\u00e9ments d&#8217;un \u00ab contrat d&#8217;entreprise \u00bb, car il vise le r\u00e9sultat sp\u00e9cifique de r\u00e9ussir l&#8217;arrangement du transport.<\/p>\n\n\n\n<p>En vertu de ce contrat, le gestionnaire de transport est tenu \u00e0 un \u00ab devoir de diligence d&#8217;un bon administrateur \u00bb. Cette obligation abstraite \u00e9tait concr\u00e9tis\u00e9e dans l&#8217;article 560 du Code de commerce japonais avant sa r\u00e9vision en 2018 (l&#8217;ancien Code de commerce). Selon cet article, le gestionnaire de transport ne pouvait se d\u00e9gager de sa responsabilit\u00e9 sans prouver qu&#8217;il n&#8217;avait pas n\u00e9glig\u00e9 son devoir de diligence dans la r\u00e9ception, la livraison, la conservation des marchandises, le choix du transporteur ou d&#8217;autres gestionnaires de transport, ainsi que dans toutes les activit\u00e9s li\u00e9es au transport.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autre part, le gestionnaire de transport b\u00e9n\u00e9ficie \u00e9galement de droits importants, dont le droit de r\u00e9clamer une r\u00e9mun\u00e9ration. L&#8217;article 561, paragraphe 1 de l&#8217;ancien Code de commerce stipulait que le gestionnaire de transport pouvait imm\u00e9diatement r\u00e9clamer sa r\u00e9mun\u00e9ration d\u00e8s qu&#8217;il avait remis les marchandises au transporteur. Ce droit est avantageux pour le gestionnaire de transport car il prend effet que les marchandises aient atteint ou non leur destination finale.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, le paragraphe 2 du m\u00eame article contient une disposition importante en pratique. Elle stipule que lorsqu&#8217;un contrat de gestion de transport d\u00e9finit la r\u00e9mun\u00e9ration du gestionnaire de transport de mani\u00e8re globale en tant que \u00ab fret de transport \u00bb pour l&#8217;ensemble du montant, cette r\u00e9mun\u00e9ration est r\u00e9put\u00e9e incluse dans le fret de transport. Dans ce cas, sauf stipulation contraire, le gestionnaire de transport ne peut pas r\u00e9clamer de r\u00e9mun\u00e9ration suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e8gle du fret de transport global a une signification qui d\u00e9passe une simple pratique comptable. En pratique, il est courant pour les gestionnaires de transport de proposer un tarif unique aux clients pour simplifier les devis et maintenir la comp\u00e9titivit\u00e9. Cette structure cr\u00e9e un incitatif \u00e9conomique pour le gestionnaire de transport \u00e0 maximiser la diff\u00e9rence entre le fret de transport global factur\u00e9 au client et le co\u00fbt r\u00e9el pay\u00e9 au transporteur. Ainsi, le gestionnaire de transport est attendu en tant que gestionnaire de co\u00fbts efficace. D&#8217;autre part, cette pratique modifie subtilement le r\u00f4le du gestionnaire de transport, le faisant passer d&#8217;un simple agent transparent \u00e0 un op\u00e9rateur commercial ind\u00e9pendant vendant des services de transport \u00e0 prix fixe. Cette r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique sert de pont vers le concept juridique du \u00ab droit d&#8217;intervention \u00bb, permettant au gestionnaire de transport de se transformer potentiellement en transporteur, formant ainsi la base pratique et juridique de cette possibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_responsabilite_des_transporteurs_sous_le_droit_commercial_japonais\"><\/span>La responsabilit\u00e9 des transporteurs sous le droit commercial japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La responsabilit\u00e9 des transporteurs est d\u00e9finie de mani\u00e8re tr\u00e8s stricte dans le droit commercial du Japon. Le principe central est celui de la \u00ab responsabilit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e pour faute \u00bb. L&#8217;article 560 de l&#8217;ancien Code de commerce stipulait que, en cas de perte, de dommage ou de retard des marchandises transport\u00e9es, le transporteur ne pouvait se soustraire \u00e0 la responsabilit\u00e9 de d\u00e9dommagement que s&#8217;il prouvait qu&#8217;il et ses employ\u00e9s n&#8217;avaient pas manqu\u00e9 \u00e0 leur devoir de diligence <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>La caract\u00e9ristique principale de cette disposition r\u00e9side dans le transfert du fardeau de la preuve. Selon les principes g\u00e9n\u00e9raux du droit civil japonais, c&#8217;est \u00e0 la partie qui all\u00e8gue l&#8217;inex\u00e9cution d&#8217;une obligation (le mandant) de prouver la faute de l&#8217;autre partie (le transporteur). Cependant, en ce qui concerne la responsabilit\u00e9 des transporteurs, cette relation est invers\u00e9e. Le mandant qui a subi un dommage doit simplement prouver l&#8217;occurrence de celui-ci, sans avoir \u00e0 d\u00e9montrer la faute. Au contraire, il incombe au transporteur de prouver activement qu&#8217;il n&#8217;est pas fautif pour \u00e9chapper \u00e0 la responsabilit\u00e9. C&#8217;est une disposition extr\u00eamement favorable pour le mandant et repr\u00e9sente un risque juridique significatif pour le transporteur <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, cette stricte responsabilit\u00e9 n&#8217;est pas ind\u00e9finie. Le droit \u00e0 r\u00e9paration des dommages contre le transporteur est soumis \u00e0 une prescription extinctive d&#8217;un an, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 566 de l&#8217;ancien Code de commerce. Cette p\u00e9riode commence \u00e0 courir \u00e0 partir du jour o\u00f9 le destinataire re\u00e7oit les marchandises, et en cas de perte totale, \u00e0 partir du jour o\u00f9 les marchandises auraient d\u00fb \u00eatre livr\u00e9es <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, cette p\u00e9riode de prescription d&#8217;un an n&#8217;est pas absolue. Le paragraphe 3 du m\u00eame article exclut l&#8217;application de cette prescription courte en cas de \u00ab mauvaise foi \u00bb du transporteur <sup><\/sup>. La \u00ab mauvaise foi \u00bb se r\u00e9f\u00e8re, par exemple, \u00e0 des cas o\u00f9 le transporteur a intentionnellement caus\u00e9 des dommages ou a dissimul\u00e9 les faits au mandant en connaissance de cause.<\/p>\n\n\n\n<p>La jurisprudence illustre comment ce principe de responsabilit\u00e9 est appliqu\u00e9 en pratique. Par exemple, dans une affaire o\u00f9 un passeport envoy\u00e9 par service de messagerie a \u00e9t\u00e9 perdu sans explication, le Tribunal de district de Tokyo, dans son jugement du 20 avril 1989 (J\u014drei Jih\u014d n\u00b01337, p. 129), a rendu une d\u00e9cision remarquable. Ce jugement a estim\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait appropri\u00e9 de pr\u00e9sumer une \u00ab faute grave \u00bb du transporteur, \u00e9tant donn\u00e9 que l&#8217;accident de perte s&#8217;\u00e9tait produit sous sa garde et que la cause restait inconnue. Le fait que les circonstances de la perte soient compl\u00e8tement inconnues indiquait un d\u00e9faut dans le syst\u00e8me de conservation et de gestion du transporteur, ce qui en soi a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 comme une faute grave <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>En consid\u00e9rant la responsabilit\u00e9 des transporteurs, cette prescription d&#8217;un an peut sembler \u00eatre une protection puissante \u00e0 premi\u00e8re vue. Cependant, le syst\u00e8me juridique japonais contient un principe juridique important qui relativise cette protection : il s&#8217;agit de la notion de \u00ab concurrence des cr\u00e9ances \u00bb, qui permet de poursuivre \u00e0 la fois la responsabilit\u00e9 contractuelle (inex\u00e9cution d&#8217;une obligation) et la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle (tort) pour un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement dommageable <sup><\/sup>. Un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du 5 novembre 1963 a reconnu que ce principe de concurrence des cr\u00e9ances s&#8217;applique \u00e9galement aux transporteurs, \u00e9tablissant que la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle peut d\u00e9couler d&#8217;une simple n\u00e9gligence du transporteur <sup><\/sup>. La prescription de l&#8217;action en r\u00e9paration des dommages fond\u00e9e sur un d\u00e9lit est, en principe, de trois ans \u00e0 compter de la connaissance du dommage et de l&#8217;auteur du dommage, ce qui est consid\u00e9rablement plus long que la p\u00e9riode d&#8217;un an pour les contrats. Cela laisse donc la possibilit\u00e9 pour le mandant, m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;expiration de la p\u00e9riode d&#8217;un an, de poursuivre le transporteur sur la base d&#8217;un d\u00e9lit. De plus, il est courant que les conditions de transport fixent un plafond de responsabilit\u00e9 indemnitaire, mais en cas de faute intentionnelle ou de \u00ab faute grave \u00bb du transporteur, ces clauses limitatives de responsabilit\u00e9 sont g\u00e9n\u00e9ralement invalid\u00e9es. Comme l&#8217;illustre l&#8217;exemple de jurisprudence de 1989, les tribunaux peuvent pr\u00e9sumer une faute grave \u00e0 partir d&#8217;un accident de marchandise inexpliqu\u00e9. Par cons\u00e9quent, les transporteurs sont confront\u00e9s \u00e0 un ensemble complexe de risques : la responsabilit\u00e9 contractuelle \u00e0 court terme, la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle \u00e0 long terme et le risque d&#8217;invalidation des clauses limitatives de responsabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Responsabilites_en_tant_que_transporteur_l%E2%80%99exercice_du_droit_d%E2%80%99intervention_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Responsabilit\u00e9s en tant que transporteur : l&#8217;exercice du droit d&#8217;intervention sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le transitaire est, en principe, un interm\u00e9diaire qui organise le transport, mais dans certaines conditions, il peut lui-m\u00eame devenir transporteur et assumer des responsabilit\u00e9s plus lourdes. C&#8217;est ce que permet le &#8220;droit d&#8217;intervention&#8221;. L&#8217;article 565, paragraphe 1 de l&#8217;ancien Code de commerce japonais stipule que, sauf disposition contraire dans le contrat de manutention, le transitaire peut effectuer lui-m\u00eame le transport <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque le transitaire exerce ce droit d&#8217;intervention, son statut juridique change radicalement. Il n&#8217;est plus simplement un interm\u00e9diaire, mais se trouve dans la m\u00eame position que le transporteur en ce qui concerne tous les droits et obligations li\u00e9s au transport <sup><\/sup>. Cela signifie que l&#8217;\u00e9tendue de sa responsabilit\u00e9 s&#8217;\u00e9largit du simple arrangement du transport \u00e0 l&#8217;ensemble du processus de transport, de la r\u00e9ception \u00e0 la livraison des marchandises.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce changement de statut peut \u00e9galement se produire sans l&#8217;intention du transitaire. L&#8217;article 565, paragraphe 2 de l&#8217;ancien Code de commerce japonais pr\u00e9voit que lorsque le transitaire \u00e9met un &#8220;connaissement&#8221; \u00e0 la demande du mandant, il est &#8220;consid\u00e9r\u00e9&#8221; comme effectuant lui-m\u00eame le transport <sup><\/sup>. Cela est connu sous le nom de &#8220;fiction d&#8217;intervention&#8221;, o\u00f9 l&#8217;acte d&#8217;\u00e9mettre un connaissement impose automatiquement au transitaire la responsabilit\u00e9 d&#8217;un transporteur.<\/p>\n\n\n\n<p>La responsabilit\u00e9 en tant que transporteur est d\u00e9finie \u00e0 l&#8217;article 577 de l&#8217;ancien Code de commerce japonais, et comme pour le transitaire, la responsabilit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e pour faute est la r\u00e8gle. Cependant, l&#8217;\u00e9tendue de cette responsabilit\u00e9 est consid\u00e9rablement plus large. Le transporteur est responsable des dommages survenus \u00e0 tout moment du processus de transport, de la r\u00e9ception \u00e0 la livraison des marchandises, \u00e0 moins qu&#8217;il ne prouve qu&#8217;il n&#8217;est pas en faute <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette &#8220;fiction d&#8217;intervention&#8221; comporte un risque juridique significatif dans le contexte moderne de la logistique internationale. Le &#8220;connaissement&#8221; est, selon le droit commercial japonais, un titre de valeur repr\u00e9sentant les marchandises elles-m\u00eames. D&#8217;autre part, les transitaires agissant en tant que transporteurs non-vessel operating common carriers (NVOCC) \u00e9mettent r\u00e9guli\u00e8rement des documents de transport tels que le &#8220;House Bill of Lading (HBL)&#8221; ou le &#8220;House Air Waybill (HAWB)&#8221; dans le cadre de leurs activit\u00e9s quotidiennes <sup><\/sup>. La question qui se pose est de savoir si ces HBL ou HAWB correspondent aux &#8220;connaissements&#8221; selon le droit commercial japonais. Si les tribunaux confirment cette correspondance, le transitaire pourrait se voir imposer, sans le vouloir, l&#8217;enti\u00e8re responsabilit\u00e9 de transporteur sur l&#8217;ensemble du trajet international. En effet, la question de savoir si les transitaires qui \u00e9mettent eux-m\u00eames des documents de transport peuvent \u00e9chapper \u00e0 la responsabilit\u00e9 de transporteur a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e lors des discussions sur la r\u00e9forme du droit, et l&#8217;opinion selon laquelle ces op\u00e9rateurs devraient assumer la responsabilit\u00e9 de transporteur se renforce <sup><\/sup>. Cela montre que les documents \u00e9mis r\u00e9guli\u00e8rement par les transitaires peuvent fondamentalement changer leur risque juridique, ce qui est un point d&#8217;attention extr\u00eamement important pour les op\u00e9rateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>La diff\u00e9rence entre la responsabilit\u00e9 en tant que transitaire et celle en tant que transporteur apr\u00e8s l&#8217;exercice du droit d&#8217;intervention est r\u00e9sum\u00e9e dans le tableau ci-dessous.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Aspect de la responsabilit\u00e9<\/td><td>En tant que transitaire<\/td><td>En tant que transporteur (apr\u00e8s intervention)<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Base de la responsabilit\u00e9<\/td><td>Violation du devoir de diligence li\u00e9 \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;interm\u00e9diation<\/td><td>Violation du devoir de diligence li\u00e9 \u00e0 l&#8217;ensemble du processus de transport<\/td><\/tr><tr><td>\u00c9tendue de la responsabilit\u00e9<\/td><td>Limit\u00e9e \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;interm\u00e9diation, y compris la s\u00e9lection et la supervision du transporteur<\/td><td>Tout le processus, de la r\u00e9ception \u00e0 la livraison des marchandises<\/td><\/tr><tr><td>Charge de la preuve<\/td><td>Preuve de l&#8217;absence de faute dans l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;interm\u00e9diation<\/td><td>Preuve de l&#8217;absence de faute dans l&#8217;ensemble du processus de transport<\/td><\/tr><tr><td>Article de loi applicable (ancien Code de commerce)<\/td><td>Article 560<\/td><td>Article 577<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_Droit_de_Retention_du_Transporteur_en_Droit_Japonais\"><\/span>Le Droit de R\u00e9tention du Transporteur en Droit Japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le Code de commerce japonais conf\u00e8re aux transporteurs un puissant outil juridique pour s\u00e9curiser leurs cr\u00e9ances : le droit de r\u00e9tention. L&#8217;article 562 de l&#8217;ancien Code de commerce japonais reconna\u00eet le droit pour le transporteur de retenir les marchandises du mandant jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il soit pay\u00e9 pour certaines cr\u00e9ances sp\u00e9cifiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La port\u00e9e des cr\u00e9ances garanties par ce droit de r\u00e9tention est limit\u00e9e. Le transporteur ne peut exercer son droit de r\u00e9tention que pour les r\u00e9mun\u00e9rations dues, les frais de transport et les autres d\u00e9penses avanc\u00e9es pour le compte du mandant en relation avec les marchandises retenues. Ce droit est appel\u00e9 \u00ab droit de r\u00e9tention sp\u00e9cial \u00bb et est plus restreint que le \u00ab droit de r\u00e9tention commercial \u00bb (article 521 du Code de commerce japonais), qui garantit toutes les cr\u00e9ances d\u00e9coulant de transactions commerciales entre commer\u00e7ants. Le transporteur ne peut pas retenir les marchandises actuelles pour des dettes pass\u00e9es qui ne sont pas directement li\u00e9es \u00e0 ces marchandises.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, son efficacit\u00e9 est tr\u00e8s puissante. Contrairement aux cr\u00e9ances qui ne peuvent \u00eatre revendiqu\u00e9es qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9gard d&#8217;un partenaire contractuel sp\u00e9cifique, le droit de r\u00e9tention est constitu\u00e9 comme un \u00ab droit r\u00e9el \u00bb qui peut \u00eatre invoqu\u00e9 contre quiconque. Un exemple historique de la force de ce droit est l&#8217;affaire dite du \u00ab Sandviken \u00bb, jug\u00e9e par la Cour d&#8217;appel de Tokyo, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9, sur la base du principe de l&#8217;indivisibilit\u00e9 du droit de r\u00e9tention, que le transporteur pouvait retenir le reste des marchandises jusqu&#8217;au paiement int\u00e9gral du fret, m\u00eame s&#8217;il ne poss\u00e9dait qu&#8217;une partie de celles-ci. Ce principe juridique puissant s&#8217;applique \u00e9galement au droit de r\u00e9tention du transporteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce droit de r\u00e9tention ne se limite pas \u00e0 un concept juridique, mais poss\u00e8de une valeur strat\u00e9gique extr\u00eamement importante dans la pratique. Dans le secteur de la logistique, o\u00f9 les services sont souvent fournis sur la base de cr\u00e9dit, le droit de r\u00e9tention est un outil essentiel de gestion des cr\u00e9ances pour les transporteurs. Sa plus grande force r\u00e9side dans son imm\u00e9diatet\u00e9. Au lieu de passer par des proc\u00e9dures judiciaires co\u00fbteuses et chronophages pour recouvrer des r\u00e9mun\u00e9rations impay\u00e9es, l&#8217;exercice du droit de r\u00e9tention permet de stopper l\u00e9galement la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement du mandant, exer\u00e7ant ainsi une pression rapide et puissante pour le paiement. Cependant, ce droit repose sur la possession des marchandises, et une fois qu&#8217;elles sont livr\u00e9es, il ne peut plus \u00eatre exerc\u00e9. Cela devient un \u00e9l\u00e9ment de n\u00e9gociation crucial dans les discussions de paiement. D&#8217;autre part, le fait que ce droit soit limit\u00e9 aux dettes li\u00e9es \u00e0 des marchandises sp\u00e9cifiques agit comme une fonction de contr\u00f4le importante pour pr\u00e9venir les abus de ce pouvoir. Pour les entreprises engag\u00e9es dans des affaires internationales, l&#8217;existence de ce droit de r\u00e9tention indique que des litiges mineurs sur des factures peuvent potentiellement conduire \u00e0 une interruption grave de la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement par la r\u00e9tention de marchandises \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du Japon, repr\u00e9sentant ainsi un risque significatif.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Tel que d\u00e9taill\u00e9 dans cet article, les op\u00e9rateurs de transport sous le droit commercial japonais occupent une position juridique sp\u00e9ciale, agissant sous une r\u00e9glementation propre qui ne les classe ni comme de simples agents, ni comme des transporteurs \u00e0 part enti\u00e8re. Ils sont soumis \u00e0 une stricte &#8220;responsabilit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e pour faute&#8221; et encourent une obligation de d\u00e9dommagement des dommages \u00e0 moins qu&#8217;ils ne puissent prouver leur absence de faute, ce qui repr\u00e9sente un risque consid\u00e9rable. De plus, lorsqu&#8217;ils \u00e9mettent des documents de transport ou prennent d&#8217;autres mesures qui exercent leur &#8220;droit d&#8217;intervention&#8221;, leur responsabilit\u00e9 peut s&#8217;\u00e9tendre et devenir aussi lourde que celle d&#8217;un transporteur. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, les op\u00e9rateurs de transport b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d&#8217;un droit puissant de &#8220;retenue&#8221; pour s\u00e9curiser les cr\u00e9ances impay\u00e9es, ce qui peut repr\u00e9senter un risque potentiel pour les clients dans la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement. Ainsi, le cadre juridique entourant les op\u00e9rations de transport est un domaine n\u00e9cessitant des connaissances sp\u00e9cialis\u00e9es, o\u00f9 droits et obligations uniques sont intrins\u00e8quement li\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith a fourni des conseils bas\u00e9s sur une riche exp\u00e9rience pratique \u00e0 une client\u00e8le vari\u00e9e, tant nationale qu&#8217;internationale, concernant les op\u00e9rations de transport, la logistique et le droit commercial en g\u00e9n\u00e9ral au Japon. Notre cabinet compte parmi ses membres des experts anglophones, y compris ceux qualifi\u00e9s en droit \u00e9tranger, capables de faire le lien entre le syst\u00e8me juridique japonais et les pratiques commerciales internationales. Nous nous engageons \u00e0 offrir un soutien juridique complet et strat\u00e9gique pour permettre aux entreprises de comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment cet environnement juridique complexe, de g\u00e9rer efficacement les risques et de mener \u00e0 bien leurs activit\u00e9s au Japon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l&#8217;\u00e9conomie mondiale contemporaine, la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement du Japon est un \u00e9l\u00e9ment crucial qui peut d\u00e9terminer le succ\u00e8s ou l&#8217;\u00e9chec des affaires internationales. 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