{"id":73163,"date":"2025-10-06T01:25:48","date_gmt":"2025-10-05T16:25:48","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73163"},"modified":"2025-10-10T20:47:48","modified_gmt":"2025-10-10T11:47:48","slug":"commercial-act-types-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan","title":{"rendered":"Le concept d&#8217;\u00ab acte de commerce \u00bb dans le droit commercial japonais : explication de sa classification et de son \u00e9tendue"},"content":{"rendered":"\n<p>Comprendre comment le droit japonais encadre les transactions commerciales est essentiel pour d\u00e9velopper une entreprise au Japon. Le syst\u00e8me juridique japonais repose sur deux piliers principaux : le &#8220;Code civil japonais&#8221;, qui r\u00e9git les relations juridiques entre particuliers, et le &#8220;Code de commerce japonais&#8221;, qui \u00e9tablit des r\u00e8gles sp\u00e9cifiques aux activit\u00e9s d&#8217;entreprise et aux transactions commerciales. Selon que la transaction est r\u00e9gie par l&#8217;un ou l&#8217;autre de ces codes, les conditions de formation des contrats, les droits et obligations des parties, ainsi que les d\u00e9lais de prescription des cr\u00e9ances varient consid\u00e9rablement. Par exemple, la prescription g\u00e9n\u00e9rale des cr\u00e9ances \u00e9tablie par le Code civil japonais, selon l&#8217;article 166 tel que r\u00e9vis\u00e9, est de &#8220;5 ans \u00e0 compter de la prise de connaissance du droit \u00e0 exercer&#8221; ou de &#8220;10 ans \u00e0 compter de la possibilit\u00e9 d&#8217;exercer ce droit&#8221;. Autrefois, les cr\u00e9ances r\u00e9sultant d&#8217;actes commerciaux \u00e9taient soumises \u00e0 un d\u00e9lai de prescription court de 5 ans selon l&#8217;ancien article 522 du Code de commerce, mais les r\u00e9formes du Code de commerce en 2005 et du Code civil en 2020 (Heisei 17) ont aboli ces dispositions sp\u00e9ciales, et les principes g\u00e9n\u00e9raux du Code civil s&#8217;appliquent d\u00e9sormais. Cette diff\u00e9rence a un impact direct sur la gestion des cr\u00e9ances et les strat\u00e9gies de r\u00e9solution des conflits, de sorte que d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision si les activit\u00e9s de votre entreprise rel\u00e8vent des &#8220;actes de commerce&#8221; selon le Code de commerce japonais est la premi\u00e8re \u00e9tape de la gestion des risques commerciaux. Cet article se concentre sur le concept d'&#8221;acte de commerce&#8221;, en expliquant syst\u00e9matiquement sa d\u00e9finition juridique, ses principales cat\u00e9gories et les types d&#8217;actes qu&#8217;elles englobent, en se basant sur la l\u00e9gislation et la jurisprudence japonaises.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#Le_cadre_des_actes_de_commerce_sous_le_droit_commercial_japonais\" title=\"Le cadre des actes de commerce sous le droit commercial japonais\">Le cadre des actes de commerce sous le droit commercial japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#Les_Actes_de_Commerce_Absolus_Fondamentaux_des_Transactions_Commerciales\" title=\"Les Actes de Commerce Absolus : Fondamentaux des Transactions Commerciales\">Les Actes de Commerce Absolus : Fondamentaux des Transactions Commerciales<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#Les_Actes_de_Commerce_par_Nature_en_Droit_Japonais\" title=\"Les Actes de Commerce par Nature en Droit Japonais\">Les Actes de Commerce par Nature en Droit Japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#Comparaison_entre_les_actes_de_commerce_absolus_et_les_actes_de_commerce_a_titre_d%E2%80%99entreprise_sous_le_droit_japonais\" title=\"Comparaison entre les actes de commerce absolus et les actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise sous le droit japonais\">Comparaison entre les actes de commerce absolus et les actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#La_portee_des_actes_de_commerce_accessoires_sous_le_droit_japonais\" title=\"La port\u00e9e des actes de commerce accessoires sous le droit japonais\">La port\u00e9e des actes de commerce accessoires sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/commercial-act-types-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_cadre_des_actes_de_commerce_sous_le_droit_commercial_japonais\"><\/span>Le cadre des actes de commerce sous le droit commercial japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le droit commercial au Japon classe les \u00ab actes de commerce \u00bb sur la base de listes sp\u00e9cifiques et de d\u00e9finitions. Pour comprendre cette classification, il est utile de commencer par distinguer deux concepts fondamentaux : les \u00ab actes de commerce fondamentaux \u00bb et les \u00ab actes de commerce accessoires \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les actes de commerce fondamentaux d\u00e9signent les activit\u00e9s qui constituent le c\u0153ur des op\u00e9rations d&#8217;une entreprise, celles qui sont en elles-m\u00eames l&#8217;objectif de l&#8217;entreprise. Ces activit\u00e9s repr\u00e9sentent la raison d&#8217;\u00eatre m\u00eame des transactions commerciales. Le droit commercial japonais subdivise davantage ces actes de commerce fondamentaux en deux cat\u00e9gories l\u00e9gales. La premi\u00e8re est celle des \u00ab actes de commerce absolus \u00bb, qui sont toujours consid\u00e9r\u00e9s comme des actes de commerce en raison de la nature objective et intrins\u00e8quement commerciale de l&#8217;acte. La seconde cat\u00e9gorie est celle des \u00ab actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise \u00bb, qui, bien que ne diff\u00e9rant pas des actes civils ordinaires, acqui\u00e8rent la nature d&#8217;actes de commerce lorsqu&#8217;ils sont effectu\u00e9s de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et continue dans le cadre de l&#8217;exploitation d&#8217;une entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, les actes de commerce accessoires sont ceux qu&#8217;un commer\u00e7ant effectue de mani\u00e8re compl\u00e9mentaire pour mener \u00e0 bien ses actes de commerce fondamentaux. Par exemple, un fabricant qui emprunte des fonds \u00e0 une banque pour construire une usine ou qui confie la publicit\u00e9 de ses produits \u00e0 une agence de publicit\u00e9, dans le but de produire et de vendre ses produits, r\u00e9alise des actes de commerce accessoires. Ces actes ne constituent pas l&#8217;objectif principal de l&#8217;entreprise, mais ils sont \u00e9troitement li\u00e9s \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 principale et la soutiennent, c&#8217;est pourquoi ils sont trait\u00e9s comme des actes de commerce en droit commercial. Cette distinction entre actes de commerce fondamentaux et accessoires est fondamentale pour comprendre le champ d&#8217;application du droit commercial.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_Actes_de_Commerce_Absolus_Fondamentaux_des_Transactions_Commerciales\"><\/span>Les Actes de Commerce Absolus : Fondamentaux des Transactions Commerciales<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les actes de commerce absolus sont d\u00e9finis par l&#8217;article 501 du Code de commerce japonais et sont consid\u00e9r\u00e9s comme des actes commerciaux en raison de leur nature objective, ind\u00e9pendamment du fait que l&#8217;acteur soit un commer\u00e7ant ou non, ou que l&#8217;acte ait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e dans le cadre d&#8217;une entreprise ou non. M\u00eame s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un acte isol\u00e9, il est toujours consid\u00e9r\u00e9 comme un acte commercial. Ces actes ont intrins\u00e8quement un caract\u00e8re sp\u00e9culatif ou financier prononc\u00e9, et le domaine dans lequel ils op\u00e8rent est fortement influenc\u00e9 par les exigences du droit commercial japonais, qui vise \u00e0 assurer la rapidit\u00e9 et la stabilit\u00e9 des transactions. L&#8217;article 501 du Code de commerce japonais \u00e9num\u00e8re quatre types d&#8217;actes de commerce absolus.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, il y a &#8220;l&#8217;acte d&#8217;acquisition on\u00e9reuse de biens meubles, immeubles ou de valeurs mobili\u00e8res avec l&#8217;intention de les c\u00e9der pour en tirer profit&#8221; (Code de commerce japonais, article 501, alin\u00e9a 1). Cela correspond g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 ce que l&#8217;on appelle l&#8217;acquisition et la cession sp\u00e9culatives. Un exemple typique est l&#8217;achat de marchandises dans le but de les revendre pour r\u00e9aliser un profit. L&#8217;\u00e9l\u00e9ment crucial ici est &#8220;l&#8217;intention de c\u00e9der pour en tirer profit&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;intention sp\u00e9culative. Si cette intention est pr\u00e9sente, m\u00eame la revente d&#8217;une \u0153uvre d&#8217;art effectu\u00e9e une seule fois par un particulier peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un acte de commerce absolu.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, il y a &#8220;l&#8217;acte d&#8217;acquisition on\u00e9reuse de biens meubles ou de valeurs mobili\u00e8res destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre fournis par un tiers, ainsi que les contrats de fourniture et leur ex\u00e9cution&#8221; (Code de commerce japonais, article 501, alin\u00e9a 2). Cela d\u00e9signe les transactions o\u00f9 un interm\u00e9diaire, qui n&#8217;est pas le producteur, conclut un contrat pour fournir des biens \u00e0 un client et ach\u00e8te ces biens aupr\u00e8s du fournisseur pour ex\u00e9cuter le contrat. Par exemple, une entreprise qui s&#8217;engage \u00e0 livrer une machine sp\u00e9cifique \u00e0 un client et qui ach\u00e8te cette machine aupr\u00e8s du fabricant est concern\u00e9e par cette disposition.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, il y a &#8220;les transactions effectu\u00e9es sur un march\u00e9 r\u00e9glement\u00e9&#8221; (Code de commerce japonais, article 501, alin\u00e9a 3). Cela se r\u00e9f\u00e8re aux transactions standardis\u00e9es qui ont lieu sur des march\u00e9s sp\u00e9cifiques, tels que les bourses de valeurs ou les bourses de marchandises. Les ventes et achats d&#8217;actions ou les transactions sur les march\u00e9s \u00e0 terme de marchandises en sont des exemples typiques. Les transactions effectu\u00e9es sur un march\u00e9 hautement organis\u00e9 comme une bourse sont naturellement consid\u00e9r\u00e9es comme des actes commerciaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8mement, il y a &#8220;les actes relatifs aux effets de commerce et autres titres commerciaux&#8221; (Code de commerce japonais, article 501, alin\u00e9a 4). Les actes tels que l&#8217;\u00e9mission, l&#8217;endossement ou l&#8217;acceptation de lettres de change ou de ch\u00e8ques sont consid\u00e9r\u00e9s comme des actes commerciaux en raison de leur r\u00f4le dans le r\u00e8glement des transactions commerciales et comme moyen de cr\u00e9dit, d\u00e9velopp\u00e9 au fil de l&#8217;histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces actes de commerce absolus sont soumis \u00e0 la r\u00e9glementation du droit commercial japonais, m\u00eame s&#8217;ils sont effectu\u00e9s par des particuliers qui ne sont pas engag\u00e9s dans une entreprise, ce qui n\u00e9cessite une attention particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_Actes_de_Commerce_par_Nature_en_Droit_Japonais\"><\/span>Les Actes de Commerce par Nature en Droit Japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les actes de commerce par nature, \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#8217;article 502 du Code de commerce japonais, se distinguent des actes de commerce absolus en ce qu&#8217;ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme tels uniquement \u00ab lorsqu&#8217;ils sont effectu\u00e9s dans le cadre d&#8217;une activit\u00e9 commerciale \u00bb<sup><\/sup>. Ici, \u00ab dans le cadre d&#8217;une activit\u00e9 commerciale \u00bb signifie agir avec l&#8217;intention de r\u00e9aliser des actes de m\u00eame nature de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et continue dans un but lucratif<sup><\/sup>. Par cons\u00e9quent, si ces actes sont r\u00e9alis\u00e9s une seule fois ou \u00e0 des fins non lucratives, ils ne constituent pas, en principe, des actes de commerce et rel\u00e8vent du droit civil japonais.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 502 du Code de commerce japonais illustre les actes suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>L&#8217;acquisition on\u00e9reuse ou la location de biens meubles ou immeubles avec l&#8217;intention de les louer (num\u00e9ro 1) : cela concerne par exemple les entreprises de location immobili\u00e8re ou de leasing<sup><\/sup>.<\/li>\n\n\n\n<li>Les actes relatifs \u00e0 la fabrication ou \u00e0 la transformation pour le compte d&#8217;autrui (num\u00e9ro 2) : cela inclut les contrats de fabrication ou de transformation<sup><\/sup>.<\/li>\n\n\n\n<li>Les actes relatifs \u00e0 la fourniture d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 ou de gaz (num\u00e9ro 3)<\/li>\n\n\n\n<li>Les actes relatifs au transport (num\u00e9ro 4) : cela concerne le secteur des transports<sup><\/sup>.<\/li>\n\n\n\n<li>La sous-traitance de travaux ou de services (num\u00e9ro 5) : cela inclut le secteur de la construction, par exemple<sup><\/sup>.<\/li>\n\n\n\n<li>Les actes relatifs \u00e0 l&#8217;\u00e9dition, \u00e0 l&#8217;impression ou \u00e0 la photographie (num\u00e9ro 6)<\/li>\n\n\n\n<li>Les transactions dans des \u00e9tablissements visant \u00e0 attirer des clients (num\u00e9ro 7) : cela concerne par exemple les h\u00f4tels ou les activit\u00e9s th\u00e9\u00e2trales.<\/li>\n\n\n\n<li>Le change et autres transactions bancaires (num\u00e9ro 8)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La qualification d&#8217;un acte en tant qu&#8217;acte de commerce est d\u00e9termin\u00e9e au cas par cas. Par exemple, le jugement de la Cour d&#8217;appel de Sendai en date du 26 novembre 1958 (1958) a statu\u00e9 que les actes d&#8217;un pr\u00eateur qui ne pr\u00eate que ses propres fonds ne correspondent pas \u00e0 des \u00ab transactions bancaires \u00bb au sens de l&#8217;article 502, num\u00e9ro 8, du Code de commerce japonais, car ils diff\u00e8rent des activit\u00e9s typiques d&#8217;une banque qui accepte des d\u00e9p\u00f4ts et octroie des pr\u00eats<sup><\/sup>. Cela montre que m\u00eame si un acte est \u00e9num\u00e9r\u00e9 dans l&#8217;article, son interpr\u00e9tation doit \u00eatre strictement appliqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est particuli\u00e8rement important de consid\u00e9rer le traitement des actes pr\u00e9paratoires avant le d\u00e9but d&#8217;une activit\u00e9 commerciale. \u00c0 cet \u00e9gard, un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du Japon en date du 19 juin 1958 (1958) a \u00e9tabli que \u00ab celui qui effectue des actes pr\u00e9paratoires dans le but de d\u00e9marrer une activit\u00e9 commerciale sp\u00e9cifique r\u00e9alise son intention de commencer cette activit\u00e9 et acquiert ainsi la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant \u00bb, et que ces actes pr\u00e9paratoires sont \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9s comme des actes de commerce<sup><\/sup>. Par exemple, les actes de location d&#8217;un local ou d&#8217;achat d&#8217;\u00e9quipements de cuisine en vue d&#8217;ouvrir un restaurant sont consid\u00e9r\u00e9s comme des actes de commerce par nature, m\u00eame si l&#8217;entreprise n&#8217;a pas encore g\u00e9n\u00e9r\u00e9 de revenus, pourvu que ces actes soient objectivement reconnus comme des pr\u00e9paratifs d&#8217;ouverture.<\/p>\n\n\n\n<p>La qualification d&#8217;un acte en tant qu&#8217;acte de commerce par nature a une signification juridique extr\u00eamement importante. Qu&#8217;un acte soit reconnu comme un acte de commerce par nature signifie g\u00e9n\u00e9ralement que l&#8217;entit\u00e9 qui le r\u00e9alise obtient le statut de \u00ab commer\u00e7ant \u00bb selon le Code de commerce japonais. Une fois qu&#8217;une entit\u00e9 est reconnue comme commer\u00e7ant, les dispositions de l&#8217;article 503 du Code de commerce japonais, qui seront discut\u00e9es ult\u00e9rieurement, s&#8217;appliquent, et tous les autres actes accessoires effectu\u00e9s pour l&#8217;entreprise sont inclus dans le champ d&#8217;application du Code de commerce en tant qu&#8217;\u00ab actes de commerce accessoires \u00bb. Par cons\u00e9quent, la qualification d&#8217;un acte de commerce par nature est un point de bifurcation crucial qui d\u00e9termine si l&#8217;ensemble des activit\u00e9s d&#8217;une entreprise est soumis \u00e0 la r\u00e9glementation du Code de commerce ou non.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_entre_les_actes_de_commerce_absolus_et_les_actes_de_commerce_a_titre_d%E2%80%99entreprise_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Comparaison entre les actes de commerce absolus et les actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sumant les principales diff\u00e9rences entre les actes de commerce absolus et les actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise que nous avons pr\u00e9c\u00e9demment expliqu\u00e9es, nous obtenons les points suivants. La diff\u00e9rence la plus fondamentale entre les deux r\u00e9side dans les crit\u00e8res qui d\u00e9terminent si une action est consid\u00e9r\u00e9e comme un acte de commerce. Les actes de commerce absolus se concentrent sur la nature objective de l&#8217;action elle-m\u00eame, reconnaissant son caract\u00e8re commercial ind\u00e9pendamment des attributs ou de l&#8217;intention r\u00e9p\u00e9titive de l&#8217;acteur. En revanche, les actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise ne se basent pas uniquement sur la nature de l&#8217;action, mais requi\u00e8rent \u00e9galement un aspect subjectif et r\u00e9p\u00e9titif de l&#8217;acteur, \u00e0 savoir l&#8217;exercice \u00ab en tant qu&#8217;entreprise \u00bb, pour que l&#8217;acte soit reconnu comme commercial. Cette diff\u00e9rence se refl\u00e8te \u00e9galement dans les exigences concernant le sujet de l&#8217;action et le nombre de fois qu&#8217;elle est effectu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau suivant r\u00e9sume ces diff\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>\u00c9l\u00e9ments de comparaison<\/td><td>Actes de commerce absolus<\/td><td>Actes de commerce \u00e0 titre d&#8217;entreprise<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Article de r\u00e9f\u00e9rence<\/td><td>Article 501 du Code de commerce du Japon<\/td><td>Article 502 du Code de commerce du Japon<\/td><\/tr><tr><td>Crit\u00e8res pour \u00eatre un acte de commerce<\/td><td>La nature objective de l&#8217;action elle-m\u00eame<\/td><td>L&#8217;exercice de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9titive et continue \u00ab en tant qu&#8217;entreprise \u00bb<\/td><\/tr><tr><td>Sujet de l&#8217;action<\/td><td>Ind\u00e9pendant du fait d&#8217;\u00eatre commer\u00e7ant ou non<\/td><td>Normalement effectu\u00e9 par un commer\u00e7ant<\/td><\/tr><tr><td>Fr\u00e9quence de l&#8217;action<\/td><td>Peut \u00eatre \u00e9tabli m\u00eame avec une action unique<\/td><td>La r\u00e9p\u00e9tition continue est requise<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_portee_des_actes_de_commerce_accessoires_sous_le_droit_japonais\"><\/span>La port\u00e9e des actes de commerce accessoires sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les actes de commerce accessoires sont d\u00e9finis dans l&#8217;article 503, paragraphe 1, du Code de commerce japonais comme &#8220;les actes effectu\u00e9s par un commer\u00e7ant pour les besoins de son entreprise&#8221;. Cela inclut toutes les actions qui sont men\u00e9es en compl\u00e9ment des actes de commerce de base (actes de commerce absolus ou actes de commerce par nature) dans le cadre de leur ex\u00e9cution. Par exemple, l&#8217;emprunt de fonds pour l&#8217;achat de marchandises, l&#8217;embauche d&#8217;employ\u00e9s, l&#8217;achat de v\u00e9hicules pour les affaires ou la location de bureaux sont des exemples typiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui rend particuli\u00e8rement puissant le concept d&#8217;acte de commerce accessoire, c&#8217;est la pr\u00e9somption \u00e9tablie par l&#8217;article 503, paragraphe 2, du Code de commerce japonais, qui stipule que &#8220;les actes d&#8217;un commer\u00e7ant sont pr\u00e9sum\u00e9s \u00eatre effectu\u00e9s pour les besoins de son entreprise&#8221;. Cette pr\u00e9somption est extr\u00eamement importante du point de vue de la responsabilit\u00e9 de la preuve l\u00e9gale. Elle signifie que la partie qui pr\u00e9tend qu&#8217;un acte a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 ind\u00e9pendamment des activit\u00e9s commerciales du commer\u00e7ant a la responsabilit\u00e9 de prouver ce fait. La d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du 22 f\u00e9vrier 2008 (2008) confirme que la responsabilit\u00e9 de l&#8217;argumentation et de la preuve pour renverser cette pr\u00e9somption repose sur la partie qui nie la nature commerciale de l&#8217;acte.<\/p>\n\n\n\n<p>En particulier, une soci\u00e9t\u00e9 est essentiellement un commer\u00e7ant, car elle est autoris\u00e9e par l&#8217;article 5 de la Loi sur les soci\u00e9t\u00e9s japonaise \u00e0 effectuer des actes dans le cadre de son entreprise et pour les besoins de celle-ci, dans les limites de sa capacit\u00e9 juridique. Par cons\u00e9quent, il est pratiquement tr\u00e8s difficile de prouver qu&#8217;un acte d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 n&#8217;est pas &#8220;pour les besoins de l&#8217;entreprise&#8221;, et presque tous les actes d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 sont consid\u00e9r\u00e9s comme des actes de commerce accessoires en vertu de cette pr\u00e9somption.<\/p>\n\n\n\n<p>Un bon exemple de l&#8217;influence \u00e9tendue de cette pr\u00e9somption est le jugement de la Cour supr\u00eame du 6 octobre 1967 (1967). Dans cette affaire, une soci\u00e9t\u00e9 de garantie de cr\u00e9dit, qui n&#8217;\u00e9tait pas commer\u00e7ante, a garanti une dette pour le compte d&#8217;un d\u00e9biteur principal commer\u00e7ant. Par la suite, la soci\u00e9t\u00e9 de garantie a rembours\u00e9 la dette \u00e0 la place du d\u00e9biteur principal et a acquis un droit de recours contre lui. La question \u00e9tait de savoir si le d\u00e9lai de prescription pour ce droit de recours \u00e9tait de cinq ans selon le Code de commerce ou de dix ans selon le Code civil. La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que, bien que la soci\u00e9t\u00e9 de garantie ne soit pas elle-m\u00eame commer\u00e7ante, l&#8217;acte de garantie du d\u00e9biteur principal (commer\u00e7ant) \u00e9tait un acte de commerce accessoire effectu\u00e9 pour les besoins de son entreprise. En cons\u00e9quence, le droit de recours acquis par la soci\u00e9t\u00e9 de garantie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9quivalent \u00e0 une cr\u00e9ance issue d&#8217;un acte de commerce, et donc soumis \u00e0 un d\u00e9lai de prescription abr\u00e9g\u00e9 de cinq ans. Ce jugement montre que la nature commerciale des actes d&#8217;un commer\u00e7ant peut affecter la relation juridique avec la contrepartie (m\u00eame si elle n&#8217;est pas commer\u00e7ante) et transformer la nature de leurs droits.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le concept d&#8217;acte de commerce accessoire et la puissante pr\u00e9somption qui le soutient \u00e9tendent l&#8217;application du droit commercial \u00e0 l&#8217;ensemble des activit\u00e9s d&#8217;une entreprise, incarnant l&#8217;id\u00e9e fondamentale du droit commercial japonais qui vise \u00e0 assurer un traitement rapide et s\u00fbr des relations commerciales.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans cet article, nous avons expliqu\u00e9 le concept d'&#8221;acte de commerce&#8221; sous le droit commercial japonais, en d\u00e9taillant sa classification et sa signification juridique. Les actes de commerce sont g\u00e9n\u00e9ralement divis\u00e9s en &#8220;actes de commerce absolus&#8221;, qui sont toujours consid\u00e9r\u00e9s comme tels en raison de leur nature objective, en &#8220;actes de commerce relatifs&#8221;, qui le deviennent lorsqu&#8217;ils sont effectu\u00e9s dans le cadre d&#8217;une entreprise, et en &#8220;actes de commerce accessoires&#8221;, qui soutiennent l&#8217;activit\u00e9 commerciale des commer\u00e7ants. En particulier, les actes d&#8217;un commer\u00e7ant sont fortement pr\u00e9sum\u00e9s \u00eatre effectu\u00e9s pour les besoins de l&#8217;entreprise, ce qui signifie que la plupart des actions d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 sont soumises au droit commercial. Comprendre cette classification et savoir \u00e0 quelle cat\u00e9gorie appartiennent les transactions de votre entreprise est essentiel dans tous les aspects de la gestion juridique d&#8217;entreprise, tels que la n\u00e9gociation des conditions contractuelles, la gestion des cr\u00e9ances et la pr\u00e9paration aux \u00e9ventuels litiges juridiques. Comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment les r\u00e8gles complexes des transactions commerciales au Japon et y r\u00e9pondre de mani\u00e8re appropri\u00e9e est la cl\u00e9 du succ\u00e8s sur le march\u00e9 japonais.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith a une vaste exp\u00e9rience dans la fourniture de services juridiques li\u00e9s au droit commercial japonais \u00e0 de nombreux clients, tant nationaux qu&#8217;internationaux. Notre cabinet compte plusieurs experts qui, en plus d&#8217;\u00eatre qualifi\u00e9s en tant qu&#8217;avocats au Japon, poss\u00e8dent \u00e9galement des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers et sont anglophones. Nous sommes en mesure de fournir un soutien de haute qualit\u00e9, adapt\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des affaires et disponible en japonais comme en anglais, pour l&#8217;interpr\u00e9tation du concept d&#8217;acte de commerce discut\u00e9 dans cet article, pour d\u00e9terminer si une transaction sp\u00e9cifique constitue un acte de commerce, et pour la r\u00e9vision et la cr\u00e9ation de contrats associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 commerciale au Japon. Assurez-vous que votre entreprise est pleinement conforme \u00e0 la r\u00e9glementation japonaise et fonctionne sans heurts en tirant parti de notre expertise sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comprendre comment le droit japonais encadre les transactions commerciales est essentiel pour d\u00e9velopper une entreprise au Japon. 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