{"id":73268,"date":"2025-10-09T22:32:28","date_gmt":"2025-10-09T13:32:28","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73268"},"modified":"2025-10-14T11:18:27","modified_gmt":"2025-10-14T02:18:27","slug":"types-copyrighted-works-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan","title":{"rendered":"Les 9 types d&#8217;\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur japonais expliqu\u00e9s \u00e0 travers des cas de jurisprudence"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le march\u00e9 sophistiqu\u00e9 du Japon, la compr\u00e9hension des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle est un enjeu manag\u00e9rial indispensable. Alors que de nombreux droits tels que les brevets et les marques n\u00e9cessitent un enregistrement, le droit d&#8217;auteur na\u00eet automatiquement avec la cr\u00e9ation de l&#8217;\u0153uvre. Cette caract\u00e9ristique est avantageuse du point de vue de la protection des droits, mais elle implique \u00e9galement un risque constant de violation involontaire des droits d&#8217;autrui si l&#8217;on ne comprend pas pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui constitue une \u00ab \u0153uvre \u00bb prot\u00e9g\u00e9e. Par cons\u00e9quent, saisir la d\u00e9finition et les cat\u00e9gories d&#8217;\u0153uvres est crucial tant pour la gestion des risques que pour la protection des actifs intellectuels de votre entreprise. L&#8217;article 2, paragraphe 1, point 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (Japanese Copyright Law) d\u00e9finit une \u0153uvre comme \u00ab une expression cr\u00e9ative d&#8217;id\u00e9es ou de sentiments qui rel\u00e8ve des domaines de la litt\u00e9rature, de la science, des arts ou de la musique \u00bb. Cette d\u00e9finition repose sur quatre crit\u00e8res : l&#8217;id\u00e9e ou le sentiment, la cr\u00e9ativit\u00e9, l&#8217;expression et le domaine culturel. Pour compl\u00e9ter cette d\u00e9finition abstraite, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9num\u00e8re des exemples sp\u00e9cifiques de types d&#8217;\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Cet article examine en d\u00e9tail les neuf principaux types d&#8217;\u0153uvres \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#8217;article 10, paragraphe 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, en expliquant comment chacun est interpr\u00e9t\u00e9 l\u00e9galement et les probl\u00e8mes qui peuvent survenir dans des sc\u00e9narios commerciaux r\u00e9els, en s&#8217;appuyant sur des cas juridiques importants.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Definition_de_l%E2%80%99%C2%AB_oeuvre_%C2%BB_selon_la_loi_japonaise_sur_le_droit_d%E2%80%99auteur\" title=\"D\u00e9finition de l&#8217;\u00ab \u0153uvre \u00bb selon la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur\">D\u00e9finition de l&#8217;\u00ab \u0153uvre \u00bb selon la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_types_exemplatifs_d%E2%80%99oeuvres_protegees_par_le_droit_d%E2%80%99auteur\" title=\"Les types exemplatifs d&#8217;\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur\">Les types exemplatifs d&#8217;\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_litteraires_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres litt\u00e9raires sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres litt\u00e9raires sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_musicales_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres musicales sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres musicales sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_choregraphiques_et_pantomimes_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les \u0153uvres chor\u00e9graphiques et pantomimes sous le droit japonais\">Les \u0153uvres chor\u00e9graphiques et pantomimes sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_d%E2%80%99art_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres d&#8217;art sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres d&#8217;art sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_architecturales_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres architecturales sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres architecturales sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_graphiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres graphiques sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres graphiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_cinematographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-10\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_photographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres photographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres photographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-11\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Les_oeuvres_de_programme_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les \u0153uvres de programme sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les \u0153uvres de programme sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-12\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Comparaison_des_criteres_de_creativite_pour_differents_types_d%E2%80%99oeuvres_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Comparaison des crit\u00e8res de cr\u00e9ativit\u00e9 pour diff\u00e9rents types d&#8217;\u0153uvres sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Comparaison des crit\u00e8res de cr\u00e9ativit\u00e9 pour diff\u00e9rents types d&#8217;\u0153uvres sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-13\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/types-copyrighted-works-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Definition_de_l%E2%80%99%C2%AB_oeuvre_%C2%BB_selon_la_loi_japonaise_sur_le_droit_d%E2%80%99auteur\"><\/span><a><\/a>D\u00e9finition de l&#8217;\u00ab \u0153uvre \u00bb selon la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Pour b\u00e9n\u00e9ficier de la protection du droit d&#8217;auteur, une cr\u00e9ation doit d&#8217;abord r\u00e9pondre \u00e0 la d\u00e9finition d&#8217;\u00ab \u0153uvre \u00bb \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l&#8217;article 2, paragraphe 1, point 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur. Cette d\u00e9finition se d\u00e9compose en quatre exigences essentielles. Toute cr\u00e9ation qui manque ne serait-ce qu&#8217;une de ces exigences ne sera pas prot\u00e9g\u00e9e en tant qu&#8217;\u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, l&#8217;\u0153uvre doit contenir des \u00ab id\u00e9es ou des sentiments \u00bb. Cela signifie que les simples faits ou donn\u00e9es en tant que tels sont exclus des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur. Par exemple, le fait que la hauteur de la Tour de Tokyo soit de 333 m\u00e8tres est une donn\u00e9e objective qui n&#8217;implique ni id\u00e9e ni sentiment et ne correspond donc pas \u00e0 une \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, l&#8217;\u0153uvre doit \u00eatre exprim\u00e9e de mani\u00e8re \u00ab cr\u00e9ative \u00bb. La \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb ici n&#8217;implique pas n\u00e9cessairement une valeur artistique \u00e9lev\u00e9e ou une nouveaut\u00e9 totale. Il suffit que l&#8217;individualit\u00e9 de l&#8217;auteur se manifeste dans l&#8217;expression pour que l&#8217;\u0153uvre soit consid\u00e9r\u00e9e comme cr\u00e9ative. Ainsi, une \u0153uvre qui imite simplement celle d&#8217;un autre ou une expression banale qui serait identique quel que soit l&#8217;auteur n&#8217;est pas reconnue comme cr\u00e9ative et ne constitue pas une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, il doit s&#8217;agir d&#8217;une \u00ab expression \u00bb. La loi sur le droit d&#8217;auteur prot\u00e8ge des expressions concr\u00e8tes, et non des id\u00e9es sous-jacentes. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la \u00ab dichotomie id\u00e9e-expression \u00bb, un principe fondamental du droit d&#8217;auteur. Par exemple, le concept ou l&#8217;intrigue d&#8217;un roman, en tant qu&#8217;id\u00e9es, ne sont pas prot\u00e9g\u00e9s, mais le texte concret r\u00e9dig\u00e9 sur la base de ces id\u00e9es est une \u00ab expression \u00bb et, \u00e0 ce titre, il est prot\u00e9g\u00e9. Ce principe a \u00e9galement un aspect de politique \u00e9conomique visant \u00e0 promouvoir une concurrence saine et le d\u00e9veloppement culturel. Si l&#8217;on permettait la monopolisation des id\u00e9es elles-m\u00eames, cela priverait les cr\u00e9ateurs ult\u00e9rieurs de l&#8217;opportunit\u00e9 de cr\u00e9er des \u0153uvres sup\u00e9rieures sur le m\u00eame th\u00e8me, ce qui pourrait entraver l&#8217;innovation. La loi laisse les id\u00e9es dans le domaine public afin de garantir un terrain fertile pour une diversit\u00e9 d&#8217;expressions. L&#8217;avantage concurrentiel des entreprises est \u00e9galement construit sur la qualit\u00e9 des \u00ab expressions \u00bb concr\u00e8tes et l\u00e9galement prot\u00e9g\u00e9es, telles que le code logiciel, le design de la marque ou la r\u00e9daction des manuels, plut\u00f4t que sur des concepts d&#8217;affaires abstraits.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatri\u00e8mement, l&#8217;\u0153uvre doit appartenir au domaine de la \u00ab litt\u00e9rature, de la science, des beaux-arts ou de la musique \u00bb. C&#8217;est une exigence qui limite les objets de protection aux activit\u00e9s cr\u00e9atives culturelles et exclut les produits industriels purs du champ de protection du droit d&#8217;auteur. Le design industriel est principalement prot\u00e9g\u00e9 par d&#8217;autres lois sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, telles que la loi sur les dessins et mod\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_types_exemplatifs_d%E2%80%99oeuvres_protegees_par_le_droit_d%E2%80%99auteur\"><\/span><a><\/a>Les types exemplatifs d&#8217;\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 10, paragraphe 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5) \u00e9num\u00e8re neuf cat\u00e9gories sp\u00e9cifiques d&#8217;\u0153uvres qui correspondent \u00e0 la d\u00e9finition mentionn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Bien que cette liste soit purement illustrative et que des \u0153uvres ne figurant pas sur cette liste puissent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es si elles r\u00e9pondent \u00e0 la d\u00e9finition d&#8217;une \u0153uvre, comprendre ces cat\u00e9gories est extr\u00eamement utile dans la pratique juridique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_litteraires_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres litt\u00e9raires sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres litt\u00e9raires (selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur) englobent toutes les cr\u00e9ations exprim\u00e9es par le langage, telles que les romans, les sc\u00e9narios, les dissertations, les conf\u00e9rences, ainsi que les textes et copies publicitaires publi\u00e9s sur les sites web des entreprises. Cependant, le paragraphe 2 du m\u00eame article pr\u00e9cise clairement que les &#8220;informations diverses et les reportages d&#8217;actualit\u00e9 qui ne sont que la transmission de faits&#8221; ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires. Cette disposition r\u00e9affirme la d\u00e9finition fondamentale d&#8217;une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par le droit d&#8217;auteur, qui ne reconna\u00eet pas la cr\u00e9ativit\u00e9 dans le simple rapport de faits.<\/p>\n\n\n\n<p>Un crit\u00e8re de jugement important dans ce domaine a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli par la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du 28 juin 2001 (2001), commun\u00e9ment appel\u00e9e &#8220;l&#8217;affaire Esashi Oiwake&#8221;. Dans cette affaire, la similitude entre la partie prologue d&#8217;un livre et la narration diffus\u00e9e dans une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision concernant la ville d&#8217;Esashi \u00e0 Hokkaido a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. La Cour a statu\u00e9 que pour qu&#8217;une adaptation d&#8217;une \u0153uvre litt\u00e9raire (la cr\u00e9ation d&#8217;une nouvelle \u0153uvre bas\u00e9e sur une \u0153uvre existante) soit reconnue, il est n\u00e9cessaire que les &#8220;caract\u00e9ristiques essentielles de l&#8217;expression&#8221; de l&#8217;\u0153uvre originale soient maintenues et que la nouvelle \u0153uvre permette \u00e0 celui qui y est confront\u00e9 de &#8220;percevoir directement&#8221; ces caract\u00e9ristiques. Les deux \u0153uvres partageaient la connaissance historique que la ville d&#8217;Esashi avait autrefois prosp\u00e9r\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la p\u00eache au hareng et la perception que la ville \u00e9tait la plus anim\u00e9e lors du concours national d&#8217;Esashi Oiwake. La Cour a jug\u00e9 que ces \u00e9l\u00e9ments \u00e9taient des id\u00e9es ou des faits banals non prot\u00e9g\u00e9s et, \u00e9tant donn\u00e9 que les expressions textuelles sp\u00e9cifiques \u00e9taient diff\u00e9rentes, elle n&#8217;a pas reconnu de violation du droit d&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet arr\u00eat est un guide important pour les activit\u00e9s des entreprises. Cr\u00e9er un nouveau rapport en ajoutant une analyse ou un point de vue unique de votre entreprise, bas\u00e9 sur les m\u00eames informations factuelles ou donn\u00e9es publi\u00e9es par un concurrent, ne constitue pas en principe une violation du droit d&#8217;auteur, tant que l&#8217;expression elle-m\u00eame n&#8217;est pas imit\u00e9e. Le droit d&#8217;auteur prot\u00e8ge sp\u00e9cifiquement l'&#8221;expression&#8221; et non les &#8220;faits&#8221; ou les &#8220;id\u00e9es&#8221; qui se trouvent derri\u00e8re, un principe qui constitue la base de la libre concurrence et de la circulation de l&#8217;information.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_musicales_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres musicales sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres musicales, selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, d\u00e9signent la composition musicale elle-m\u00eame (la combinaison de m\u00e9lodie, d&#8217;harmonie et de rythme). De plus, les paroles accompagnant la musique sont \u00e9galement prot\u00e9g\u00e9es ind\u00e9pendamment en tant qu&#8217;\u0153uvres litt\u00e9raires.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jugement r\u00e9cent important concernant l&#8217;utilisation de la musique est celui de la Cour supr\u00eame du Japon en date du 24 octobre 2022 (2022\u5e7410\u670824\u65e5), commun\u00e9ment appel\u00e9 l&#8217;affaire des \u00ab cours de musique \u00bb. Dans cette affaire, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9battu de qui devait assumer l&#8217;obligation de payer les droits d&#8217;auteur pour les performances musicales lors des le\u00e7ons dans une \u00e9cole de musique. La Cour supr\u00eame a statu\u00e9 que pour les performances effectu\u00e9es par les enseignants, puisqu&#8217;elles sont destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre \u00e9cout\u00e9es par les \u00e9l\u00e8ves, consid\u00e9r\u00e9s comme le \u00ab public \u00bb, et qu&#8217;elles se d\u00e9roulent sous le contr\u00f4le de l&#8217;exploitant de l&#8217;\u00e9cole de musique, c&#8217;est l&#8217;exploitant qui est consid\u00e9r\u00e9 comme responsable de la violation du droit d&#8217;auteur. En revanche, pour les performances des \u00e9l\u00e8ves, dont le but est l&#8217;am\u00e9lioration de leurs propres comp\u00e9tences et o\u00f9 le contr\u00f4le de l&#8217;exploitant n&#8217;est pas aussi prononc\u00e9 que pour les performances des enseignants, il a \u00e9t\u00e9 conclu que l&#8217;exploitant n&#8217;est pas le principal utilisateur responsable.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce jugement sugg\u00e8re que non seulement la personne qui effectue physiquement l&#8217;acte, mais aussi celle qui \u00ab g\u00e8re et contr\u00f4le \u00bb cet acte dans le cadre de son entreprise et en tire profit, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;utilisateur l\u00e9gal. Ce concept de \u00ab gestion et contr\u00f4le \u00bb est un \u00e9l\u00e9ment important \u00e0 prendre en compte non seulement pour les \u00e9coles de musique, mais aussi pour d&#8217;autres services o\u00f9 les clients utilisent des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, tels que les \u00e9tablissements de karaok\u00e9 ou les plateformes d&#8217;affaires o\u00f9 les clients t\u00e9l\u00e9chargent du contenu, afin de d\u00e9terminer dans quelle mesure les exploitants sont responsables au regard du droit d&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_choregraphiques_et_pantomimes_sous_le_droit_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres chor\u00e9graphiques et pantomimes sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres chor\u00e9graphiques et pantomimes (selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 3 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur) prot\u00e8gent les expressions d&#8217;id\u00e9es ou d&#8217;\u00e9motions \u00e0 travers des mouvements corporels, comme les chor\u00e9graphies de ballet, de danse japonaise ou de danse en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>Un exemple o\u00f9 la nature de l&#8217;\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 reconnue est le jugement du tribunal de district d&#8217;Osaka en date du 20 septembre 2018 (2018), commun\u00e9ment appel\u00e9 le \u00ab proc\u00e8s de la chor\u00e9graphie de hula \u00bb. Dans ce proc\u00e8s, la question \u00e9tait de savoir si une chor\u00e9graphie sp\u00e9cifique de hula pouvait \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e en tant qu&#8217;\u0153uvre. Le tribunal a distingu\u00e9 entre les pas traditionnels et fondamentaux transmis depuis longtemps dans le hula (qui rel\u00e8vent du domaine des id\u00e9es ou des faits) et la partie o\u00f9 le chor\u00e9graphe a s\u00e9lectionn\u00e9 et arrang\u00e9 ces pas de mani\u00e8re originale pour cr\u00e9er une nouvelle expression (qui est prot\u00e9g\u00e9e). Le tribunal a reconnu la cr\u00e9ativit\u00e9 de cette derni\u00e8re et a affirm\u00e9 son caract\u00e8re d&#8217;\u0153uvre prot\u00e9geable.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette jurisprudence montre que m\u00eame une performance intangible et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, comme une danse, peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par le droit d&#8217;auteur si elle est fix\u00e9e de mani\u00e8re identifiable et reproductible, que ce soit par vid\u00e9o, notation chor\u00e9graphique ou par un enseignement continu. Cela a une importance significative pour les entreprises qui commandent ou utilisent des chor\u00e9graphies uniques pour des campagnes publicitaires, des \u00e9v\u00e9nements ou des spectacles de divertissement. Les chor\u00e9graphies cr\u00e9\u00e9es peuvent devenir une propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle pr\u00e9cieuse pour une entreprise, il est donc essentiel de d\u00e9finir clairement l&#8217;\u00e9tendue de leur utilisation et l&#8217;attribution des droits dans les contrats avec les chor\u00e9graphes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_d%E2%80%99art_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres d&#8217;art sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres d&#8217;art selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 4 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (\u65e5\u672c\u306e\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5\u7b2c10\u6761\u7b2c1\u9805\u7b2c4\u53f7) incluent des \u00e9l\u00e9ments tels que la peinture, la gravure, la sculpture et la bande dessin\u00e9e. Les enjeux juridiques dans ce domaine se concentrent particuli\u00e8rement sur la protection des \u00ab arts appliqu\u00e9s \u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;application de cr\u00e9ations artistiques \u00e0 des objets utilitaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Un cas de jurisprudence cl\u00e9 \u00e0 ce sujet est le jugement de la Cour supr\u00eame de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du 14 avril 2015 (2015\u5e744\u670814\u65e5), commun\u00e9ment appel\u00e9 l&#8217;affaire \u00ab TRIPP TRAPP \u00bb. Ce cas a port\u00e9 sur la question de savoir si le design original d&#8217;une chaise pour enfant pouvait \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 en tant qu&#8217;\u0153uvre d&#8217;art. La cour a estim\u00e9 que le design de cette chaise, qui ne se limitait pas \u00e0 une forme purement fonctionnelle, pouvait \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 esth\u00e9tiquement de mani\u00e8re ind\u00e9pendante de sa fonction pratique et pourrait donc relever des \u0153uvres d&#8217;art. Bien que finalement, la cour ait jug\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;atteinte au droit d&#8217;auteur en raison de l&#8217;absence d&#8217;identit\u00e9 des caract\u00e9ristiques essentielles de l&#8217;expression entre le produit en question et les produits concurrents, cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 r\u00e9volutionnaire en reconnaissant la possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger le design d&#8217;un produit industriel utilitaire comme une \u0153uvre d&#8217;art.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce pr\u00e9c\u00e9dent sugg\u00e8re qu&#8217;un design de produit peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 de mani\u00e8re superpos\u00e9e par plusieurs lois sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, telles que la loi sur les dessins et mod\u00e8les, la loi sur les marques (marques tridimensionnelles), la loi contre la concurrence d\u00e9loyale et la loi sur le droit d&#8217;auteur. Alors que la dur\u00e9e de protection des droits de dessins et mod\u00e8les est relativement courte, le droit d&#8217;auteur subsiste pendant une longue p\u00e9riode apr\u00e8s la mort de l&#8217;auteur, jusqu&#8217;\u00e0 70 ans. Par cons\u00e9quent, il est conseill\u00e9 aux entreprises d&#8217;examiner non seulement l&#8217;enregistrement de leurs designs de produits phares en tant que dessins et mod\u00e8les, mais aussi de consid\u00e9rer si ces derniers poss\u00e8dent une cr\u00e9ativit\u00e9 esth\u00e9tique suffisante pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s en tant qu&#8217;\u0153uvres d&#8217;art, et de construire une strat\u00e9gie de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle multidimensionnelle.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_architecturales_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres architecturales sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les objets prot\u00e9g\u00e9s en tant qu&#8217;\u0153uvres architecturales (selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 5 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur) sont interpr\u00e9t\u00e9s de mani\u00e8re extr\u00eamement limitative dans le cadre du droit d&#8217;auteur japonais. Les habitations g\u00e9n\u00e9rales et les immeubles de bureaux, m\u00eame s&#8217;ils pr\u00e9sentent un design remarquable, ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres architecturales.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette interpr\u00e9tation stricte a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par le jugement du Tribunal de district d&#8217;Osaka en date du 30 octobre 2003 (2003), commun\u00e9ment appel\u00e9 l&#8217;affaire \u00ab Sekisui House \u00bb. Un grand fabricant de maisons avait port\u00e9 plainte contre un concurrent pour avoir imit\u00e9 le design de ses maisons mod\u00e8les, mais le tribunal a rejet\u00e9 la demande. La raison invoqu\u00e9e \u00e9tait que pour qu&#8217;une construction soit prot\u00e9g\u00e9e en tant qu&#8217;\u0153uvre d&#8217;art, elle doit poss\u00e9der une qualit\u00e9 artistique suffisamment \u00e9lev\u00e9e pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab \u0153uvre d&#8217;art architecturale \u00bb, refl\u00e9tant les id\u00e9es culturelles et spirituelles ainsi que les \u00e9motions du concepteur, allant au-del\u00e0 d&#8217;une simple consid\u00e9ration esth\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en place d&#8217;un tel seuil \u00e9lev\u00e9 s&#8217;explique par des consid\u00e9rations politiques : prot\u00e9ger facilement par le droit d&#8217;auteur les designs relatifs aux fonctions de base et \u00e0 la structure des b\u00e2timents pourrait permettre une monopolisation par certains acteurs et entraver la concurrence saine et le d\u00e9veloppement de l&#8217;ensemble du secteur de la construction. Les b\u00e2timents sont par nature des objets pratiques, et la loi privil\u00e9gie l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de la soci\u00e9t\u00e9 plut\u00f4t que la protection de la cr\u00e9ativit\u00e9 individuelle. Par cons\u00e9quent, les entreprises du secteur de la construction et de l&#8217;immobilier doivent \u00eatre conscientes que la probabilit\u00e9 que leurs designs architecturaux soient prot\u00e9g\u00e9s par le droit d&#8217;auteur est extr\u00eamement faible et qu&#8217;elles doivent assurer leur avantage concurrentiel par d&#8217;autres moyens, tels que la valeur de la marque ou la qualit\u00e9 du service.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_graphiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres graphiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres graphiques (selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 6 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur) incluent des \u00e9l\u00e9ments tels que les cartes, les dessins scientifiques, les graphiques, les mod\u00e8les et les plans architecturaux. La cr\u00e9ativit\u00e9 ici ne r\u00e9side pas dans les informations objectives repr\u00e9sent\u00e9es par le graphique, mais plut\u00f4t dans la mani\u00e8re dont ces informations sont s\u00e9lectionn\u00e9es, organis\u00e9es et exprim\u00e9es graphiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>Les plans architecturaux sont un exemple typique de cette cat\u00e9gorie. Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, il est rare que les b\u00e2timents construits sur la base de ces plans soient prot\u00e9g\u00e9s en tant qu&#8217;\u0153uvres architecturales, mais les plans eux-m\u00eames peuvent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s en tant qu&#8217;\u0153uvres graphiques. Cela est d\u00fb au fait que le concepteur utilise ses connaissances et comp\u00e9tences techniques sp\u00e9cialis\u00e9es pour cr\u00e9er une expression originale de la structure et de l&#8217;agencement du b\u00e2timent.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette structure juridique rev\u00eat une importance significative dans la relation entre l&#8217;architecte et le client (comme les promoteurs immobiliers). Les droits d&#8217;auteur des plans con\u00e7us par l&#8217;architecte appartiennent en principe \u00e0 l&#8217;architecte. Par cons\u00e9quent, si le client reproduit ces plans sans autorisation pour construire un autre b\u00e2timent, ou les transmet \u00e0 un autre architecte pour modification, cela pourrait constituer une violation des droits d&#8217;auteur des \u0153uvres graphiques. Pour \u00e9viter cela, il est essentiel que, dans le contrat de commission de conception architecturale, le client obtienne les licences n\u00e9cessaires (autorisation d&#8217;utilisation) pour utiliser les plans \u00e0 des fins de construction, de r\u00e9novation future, de maintenance, etc.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_cinematographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques, d\u00e9finies par l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 7 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5), sont tr\u00e8s largement interpr\u00e9t\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 2, paragraphe 3 de la m\u00eame loi. Elles englobent non seulement les films destin\u00e9s au cin\u00e9ma, mais aussi toute \u0153uvre \u00ab exprim\u00e9e par un proc\u00e9d\u00e9 produisant un effet visuel ou audiovisuel similaire \u00e0 celui des films et fix\u00e9e sur un support mat\u00e9riel \u00bb. Cela inclut donc les programmes t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, les films publicitaires et m\u00eame les jeux vid\u00e9o en tant qu&#8217;\u0153uvres cin\u00e9matographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re d\u00e9cision judiciaire reconnaissant un jeu vid\u00e9o comme une \u0153uvre cin\u00e9matographique fut rendue par le Tribunal de district de Tokyo le 28 septembre 1984 (1984\u5e749\u670828\u65e5), dans l&#8217;affaire commun\u00e9ment appel\u00e9e \u00ab l&#8217;affaire Pac-Man \u00bb. Dans cette affaire, il \u00e9tait question de savoir si l&#8217;installation de machines de jeu Pac-Man reproduites sans autorisation dans une salle d&#8217;arcade constituait une violation du droit d&#8217;auteur, notamment du droit de repr\u00e9sentation. Le tribunal a jug\u00e9 que la s\u00e9rie d&#8217;images enregistr\u00e9es (fix\u00e9es) dans la ROM du jeu, bien qu&#8217;elles changent en fonction des actions du joueur, constituaient dans leur ensemble une expression audiovisuelle cr\u00e9ative et relevaient donc du domaine des \u0153uvres cin\u00e9matographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9cision a eu un impact significatif sur le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de l&#8217;industrie japonaise du jeu vid\u00e9o. En classant les jeux comme des \u0153uvres cin\u00e9matographiques, les cr\u00e9ateurs de jeux ont pu b\u00e9n\u00e9ficier des m\u00eames droits puissants (tels que le droit de repr\u00e9sentation et le droit de distribution) que les producteurs de films. De plus, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 29 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, les droits d&#8217;auteur des \u0153uvres cin\u00e9matographiques appartiennent en principe au producteur du film (la soci\u00e9t\u00e9 de jeux vid\u00e9o), ce qui a simplifi\u00e9 la gestion des droits dans le cadre du d\u00e9veloppement de jeux complexes impliquant de nombreux cr\u00e9ateurs. Cela a constitu\u00e9 une base juridique stable essentielle pour que l&#8217;industrie japonaise du jeu vid\u00e9o acqui\u00e8re une comp\u00e9titivit\u00e9 mondiale.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_photographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres photographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres photographiques, selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 8 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5), sont prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&#8217;auteur. Bien que le seuil de cr\u00e9ativit\u00e9 requis pour qu&#8217;une photographie soit reconnue comme une \u0153uvre soit relativement bas, un certain degr\u00e9 d&#8217;inventivit\u00e9 est n\u00e9anmoins n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le crit\u00e8re de l&#8217;originalit\u00e9 d&#8217;une \u0153uvre photographique a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli par la d\u00e9cision de la Cour d&#8217;appel de Tokyo en date du 21 juin 2001 (2001\u5e746\u670821\u65e5), commun\u00e9ment appel\u00e9e l&#8217;affaire de la &#8220;photo de past\u00e8que fra\u00eeche&#8221;. La cour a statu\u00e9 que la cr\u00e9ativit\u00e9 d&#8217;une photographie provient de la combinaison de divers choix et astuces du photographe, tels que la s\u00e9lection du sujet, la composition, la gestion de la lumi\u00e8re et des ombres, l&#8217;angle, le moment de la prise de vue et les techniques de d\u00e9veloppement. Cette d\u00e9cision a \u00e9tabli une interpr\u00e9tation large selon laquelle presque toutes les photographies, \u00e0 l&#8217;exception des simples copies m\u00e9caniques, sont prot\u00e9g\u00e9es en tant qu&#8217;\u0153uvres d&#8217;art d\u00e8s lors que l&#8217;intention du photographe intervient.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette protection \u00e9tendue sugg\u00e8re la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une gestion des risques importante pour les entreprises. \u00c0 l&#8217;\u00e8re num\u00e9rique o\u00f9 il est facile d&#8217;obtenir des images en ligne, il est courant d&#8217;oublier que ces images peuvent \u00eatre la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de quelqu&#8217;un. Cependant, l&#8217;utilisation non autoris\u00e9e de photographies prises par d&#8217;autres sur le site Web d&#8217;une entreprise, ses r\u00e9seaux sociaux ou dans ses supports publicitaires peut constituer une violation du droit d&#8217;auteur et entra\u00eener des demandes de dommages et int\u00e9r\u00eats. Par cons\u00e9quent, il est essentiel pour les entreprises d&#8217;\u00e9tablir un syst\u00e8me de gestion interne rigoureux, incluant la conclusion de contrats de licence, la v\u00e9rification des droits associ\u00e9s et la conservation des preuves d&#8217;autorisation. Il convient de partir du principe que toutes les photographies sont, en principe, l&#8217;\u0153uvre de quelqu&#8217;un.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_oeuvres_de_programme_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Les \u0153uvres de programme sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres de programme (selon l&#8217;article 10, paragraphe 1, point 9 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur) d\u00e9signent les programmes informatiques. Ce qui est extr\u00eamement important ici, c&#8217;est la disposition du paragraphe 3 de l&#8217;article 10. Selon cette disposition, la protection par le droit d&#8217;auteur s&#8217;\u00e9tend \u00e0 l&#8217;\u00ab expression \u00bb concr\u00e8te du programme (la r\u00e9daction du code source), mais ne couvre pas le \u00ab langage de programmation \u00bb qui en est la base, les \u00ab conventions (protocoles) \u00bb telles que les proc\u00e9dures de communication, ni les m\u00e9thodes de traitement que sont les \u00ab solutions (algorithmes) \u00bb. Cela applique la dichotomie id\u00e9e-expression au monde des programmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Un exemple r\u00e9cent illustrant les points de discussion pratiques dans ce domaine est le jugement du Tribunal de district d&#8217;Osaka en date du 29 janvier 2024 (2024\u5e741\u670829\u65e5). Dans cette affaire, il a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 qu&#8217;une entreprise commanditaire ait reproduit et modifi\u00e9 un programme d\u00e9velopp\u00e9 sous contrat pour l&#8217;utiliser sur plusieurs sites. Le tribunal a d&#8217;abord affirm\u00e9 la nature d&#8217;\u0153uvre de cr\u00e9ation du code source du programme concern\u00e9, reconnaissant qu&#8217;en d\u00e9pit de contraintes fonctionnelles, il existait une \u00ab marge de choix appropri\u00e9e \u00bb dans la r\u00e9daction, et que la quantit\u00e9 de cette r\u00e9daction (environ 120 pages au format A4) refl\u00e9tait la personnalit\u00e9 du d\u00e9veloppeur. Cependant, l&#8217;all\u00e9gation de violation du droit d&#8217;auteur a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. La raison en \u00e9tait que, compte tenu de la longue relation commerciale entre les parties et du fait que le d\u00e9veloppeur avait livr\u00e9 le code source, et que le commanditaire \u00e9tait conscient de l&#8217;utilisation du programme sur plusieurs sites, il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 qu&#8217;il y avait une \u00ab autorisation implicite \u00bb pour le commanditaire d&#8217;utiliser, de reproduire et de modifier le programme en interne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce jugement contient une le\u00e7on importante pour les dirigeants d&#8217;entreprises qui sous-traitent le d\u00e9veloppement de logiciels. L&#8217;attribution des droits d&#8217;auteur sur un logiciel et l&#8217;\u00e9tendue de la licence d&#8217;utilisation sont deux questions totalement distinctes. Se reposer sur les pratiques commerciales et les ententes tacites peut devenir une source de conflits futurs. Dans les contrats de d\u00e9veloppement sous-trait\u00e9, il est essentiel, du point de vue de la gestion des risques, de d\u00e9finir clairement et sp\u00e9cifiquement dans le contrat l&#8217;\u00e9tendue de la licence, y compris qui peut utiliser le programme, sur combien de sites ou de terminaux, de quelle mani\u00e8re, si les modifications sont autoris\u00e9es et comment les droits d&#8217;acc\u00e8s au code source sont g\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_des_criteres_de_creativite_pour_differents_types_d%E2%80%99oeuvres_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span><a><\/a>Comparaison des crit\u00e8res de cr\u00e9ativit\u00e9 pour diff\u00e9rents types d&#8217;\u0153uvres sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Comme nous l&#8217;avons vu jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le crit\u00e8re de \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb dans la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur ne s&#8217;applique pas uniform\u00e9ment \u00e0 toutes les \u0153uvres. Les tribunaux interpr\u00e8tent ce crit\u00e8re de mani\u00e8re flexible en fonction de la nature de l&#8217;\u0153uvre. En particulier, pour des \u0153uvres \u00e0 forte utilit\u00e9 pratique comme les b\u00e2timents, le seuil de cr\u00e9ativit\u00e9 est fix\u00e9 tr\u00e8s haut afin de ne pas restreindre ind\u00fbment l&#8217;activit\u00e9 industrielle, tandis que pour des \u0153uvres dont l&#8217;expression est une fin en soi, comme les photographies, la cr\u00e9ativit\u00e9 est reconnue selon un seuil relativement bas. Comprendre cette diff\u00e9rence de crit\u00e8res est utile pour d\u00e9terminer quelles propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles de votre entreprise peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une protection robuste par le droit d&#8217;auteur. Le tableau suivant compare les points cl\u00e9s des crit\u00e8res de cr\u00e9ativit\u00e9 pour les principaux types d&#8217;\u0153uvres o\u00f9 les jugements divergent particuli\u00e8rement.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Type d&#8217;\u0153uvre<\/td><td>Points cl\u00e9s pour le jugement de cr\u00e9ativit\u00e9<\/td><td>Exemples de jurisprudence pertinents<\/td><\/tr><tr><td>\u0152uvres architecturales<\/td><td>Doivent poss\u00e9der un haut degr\u00e9 d&#8217;artistique et \u00eatre \u00e9valu\u00e9es comme \u00ab art architectural \u00bb<\/td><td>Affaire Sekisui House<\/td><\/tr><tr><td>\u0152uvres d&#8217;art (arts appliqu\u00e9s)<\/td><td>Peuvent \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9es esth\u00e9tiquement ind\u00e9pendamment de leur utilit\u00e9 pratique<\/td><td>Affaire TRIPP TRAPP<\/td><\/tr><tr><td>\u0152uvres litt\u00e9raires<\/td><td>Les caract\u00e9ristiques essentielles de l&#8217;expression refl\u00e8tent-elles la personnalit\u00e9 de l&#8217;auteur ?<\/td><td>Affaire Esashi Oiwake<\/td><\/tr><tr><td>\u0152uvres photographiques<\/td><td>La s\u00e9lection du sujet, la composition, la lumi\u00e8re, les ombres, etc., sont-elles travaill\u00e9es avec ing\u00e9niosit\u00e9 ?<\/td><td>Affaire de la photo de past\u00e8que fra\u00eeche<\/td><\/tr><tr><td>\u0152uvres de programme<\/td><td>Existe-t-il des alternatives dans l&#8217;expression, et la personnalit\u00e9 de l&#8217;auteur est-elle manifeste ?<\/td><td>Jugement du Tribunal de district d&#8217;Osaka, 29 janvier 2024 (2024)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span><a><\/a>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (Japanese Copyright Law) prot\u00e8ge une large gamme d&#8217;expressions cr\u00e9atives, allant du langage \u00e0 la musique, en passant par les arts et les programmes informatiques. Cependant, les d\u00e9finitions abstraites et les exemples fournis par les textes de loi ne suffisent pas toujours \u00e0 d\u00e9terminer si une \u0153uvre sp\u00e9cifique est prot\u00e9g\u00e9e ou non. Comme nous l&#8217;avons examin\u00e9 dans cet article, la port\u00e9e de la protection de chaque \u0153uvre est concr\u00e9tis\u00e9e par la jurisprudence accumul\u00e9e par les tribunaux au fil des ans. Ces d\u00e9cisions judiciaires fournissent des lignes directrices essentielles pour interpr\u00e9ter et appliquer le concept de &#8220;cr\u00e9ativit\u00e9&#8221; de la loi, en fonction des caract\u00e9ristiques de chaque domaine. Par cons\u00e9quent, pour \u00e9valuer correctement les probl\u00e8mes li\u00e9s au droit d&#8217;auteur, une connaissance approfondie des d\u00e9cisions judiciaires, en plus de la compr\u00e9hension des lois, est indispensable. Le cabinet Monolith offre une vaste exp\u00e9rience en conseil juridique sur les questions de droit li\u00e9es aux types d&#8217;\u0153uvres d\u00e9crits dans cet article \u00e0 de nombreux clients au Japon. Notre cabinet compte plusieurs anglophones, y compris des avocats qualifi\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, ce qui nous permet de fournir un soutien sp\u00e9cialis\u00e9 et fluide aux entreprises internationales confront\u00e9es aux complexit\u00e9s du droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle au Japon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le march\u00e9 sophistiqu\u00e9 du Japon, la compr\u00e9hension des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle est un enjeu manag\u00e9rial indispensable. 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