{"id":73315,"date":"2025-10-11T01:06:05","date_gmt":"2025-10-10T16:06:05","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73315"},"modified":"2025-10-20T15:16:36","modified_gmt":"2025-10-20T06:16:36","slug":"unfair-labor-practices-law-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan","title":{"rendered":"Interdiction des pratiques d\u00e9loyales de travail dans le droit du travail japonais"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans la gestion d&#8217;entreprise au Japon, la relation avec les travailleurs est un \u00e9l\u00e9ment extr\u00eamement important. En particulier, la relation avec les syndicats est essentielle pour \u00e9tablir des relations de travail saines. Le syst\u00e8me juridique japonais a mis en place un cadre sp\u00e9cifique pour encourager les travailleurs et les employeurs \u00e0 se positionner sur un pied d&#8217;\u00e9galit\u00e9 dans les n\u00e9gociations. Au c\u0153ur de ce cadre se trouve l&#8217;interdiction des &#8220;actes de travail d\u00e9loyaux&#8221; d\u00e9finis par la loi japonaise sur les syndicats. Ce syst\u00e8me vise \u00e0 garantir substantiellement les droits fondamentaux des travailleurs tels que le droit de s&#8217;associer, le droit de n\u00e9gociation collective et le droit \u00e0 l&#8217;action collective, droits garantis par la Constitution du Japon. Les actes sp\u00e9cifiques qui violent ces droits sont strictement interdits par la loi, et en cas de violation, l&#8217;employeur peut \u00eatre tenu l\u00e9galement responsable. Les actes consid\u00e9r\u00e9s comme des actes de travail d\u00e9loyaux vont du licenciement ou du traitement d\u00e9favorable d&#8217;un membre du syndicat, au refus de n\u00e9gociation collective sans motif valable, jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;intervention injuste dans les op\u00e9rations du syndicat. Lorsque de tels actes sont commis, les travailleurs ou les syndicats peuvent demander r\u00e9paration aupr\u00e8s d&#8217;un organe administratif sp\u00e9cialis\u00e9, la Commission du travail, ou par le biais des tribunaux. \u00c0 travers ces proc\u00e9dures, l&#8217;employeur peut \u00eatre ordonn\u00e9 de restaurer la situation ant\u00e9rieure ou de payer des dommages-int\u00e9r\u00eats, ce qui peut avoir un impact significatif sur la r\u00e9putation et les finances de l&#8217;entreprise. Par cons\u00e9quent, pour les dirigeants d&#8217;entreprise et les responsables juridiques des entreprises op\u00e9rant au Japon, il est essentiel de comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;objectif du syst\u00e8me d&#8217;actes de travail d\u00e9loyaux, le contenu sp\u00e9cifique des actes interdits et les proc\u00e9dures de r\u00e9paration en cas de violation, afin de se conformer \u00e0 la l\u00e9gislation dans la gestion quotidienne du travail, de g\u00e9rer les risques juridiques et de maintenir une exploitation commerciale stable. Cet article explique de mani\u00e8re exhaustive le syst\u00e8me d&#8217;actes de travail d\u00e9loyaux, depuis sa base juridique jusqu&#8217;aux types d&#8217;actes interdits et aux proc\u00e9dures de r\u00e9paration. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Les_fondements_et_objectifs_du_systeme_de_recours_contre_les_pratiques_deloyales_du_travail_au_Japon\" title=\"Les fondements et objectifs du syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail au Japon\">Les fondements et objectifs du syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Les_types_d%E2%80%99actes_interdits_par_la_loi_japonaise_sur_les_syndicats_de_travailleurs\" title=\"Les types d&#8217;actes interdits par la loi japonaise sur les syndicats de travailleurs\">Les types d&#8217;actes interdits par la loi japonaise sur les syndicats de travailleurs<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Traitement_defavorable_en_raison_de_l%E2%80%99appartenance_a_un_syndicat_selon_l%E2%80%99article_7_paragraphe_1_de_la_Loi_sur_les_syndicats_de_travail_japonaise\" title=\"Traitement d\u00e9favorable en raison de l&#8217;appartenance \u00e0 un syndicat selon l&#8217;article 7, paragraphe 1 de la Loi sur les syndicats de travail japonaise\">Traitement d\u00e9favorable en raison de l&#8217;appartenance \u00e0 un syndicat selon l&#8217;article 7, paragraphe 1 de la Loi sur les syndicats de travail japonaise<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Refus_de_negociation_collective_sans_motif_valable_selon_l%E2%80%99article_7_paragraphe_2_de_la_loi_japonaise_sur_les_syndicats\" title=\"Refus de n\u00e9gociation collective sans motif valable selon l&#8217;article 7, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les syndicats\">Refus de n\u00e9gociation collective sans motif valable selon l&#8217;article 7, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les syndicats<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#L%E2%80%99ingerence_et_l%E2%80%99assistance_financiere_dans_la_gestion_des_syndicats_sous_le_droit_japonais_Article_7_paragraphe_3_de_la_Loi_sur_les_syndicats\" title=\"L&#8217;ing\u00e9rence et l&#8217;assistance financi\u00e8re dans la gestion des syndicats sous le droit japonais (Article 7, paragraphe 3 de la Loi sur les syndicats)\">L&#8217;ing\u00e9rence et l&#8217;assistance financi\u00e8re dans la gestion des syndicats sous le droit japonais (Article 7, paragraphe 3 de la Loi sur les syndicats)<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Traitement_defavorable_en_represailles_a_une_plainte_deposee_aupres_de_la_Commission_du_travail_Article_7_paragraphe_4_de_la_Loi_sur_les_syndicats_de_travailleurs_au_Japon\" title=\"Traitement d\u00e9favorable en repr\u00e9sailles \u00e0 une plainte d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s de la Commission du travail (Article 7, paragraphe 4 de la Loi sur les syndicats de travailleurs au Japon)\">Traitement d\u00e9favorable en repr\u00e9sailles \u00e0 une plainte d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s de la Commission du travail (Article 7, paragraphe 4 de la Loi sur les syndicats de travailleurs au Japon)<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Procedures_de_recours_contre_les_actes_de_travail_deloyaux_au_Japon\" title=\"Proc\u00e9dures de recours contre les actes de travail d\u00e9loyaux au Japon\">Proc\u00e9dures de recours contre les actes de travail d\u00e9loyaux au Japon<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Le_recours_administratif_par_la_Commission_des_Relations_de_Travail_au_Japon\" title=\"Le recours administratif par la Commission des Relations de Travail au Japon\">Le recours administratif par la Commission des Relations de Travail au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Les_recours_prives_par_voie_judiciaire_au_Japon\" title=\"Les recours priv\u00e9s par voie judiciaire au Japon\">Les recours priv\u00e9s par voie judiciaire au Japon<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-10\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Comparaison_entre_les_recours_administratifs_et_judiciaires_sous_le_droit_japonais\" title=\"Comparaison entre les recours administratifs et judiciaires sous le droit japonais\">Comparaison entre les recours administratifs et judiciaires sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-11\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/unfair-labor-practices-law-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_fondements_et_objectifs_du_systeme_de_recours_contre_les_pratiques_deloyales_du_travail_au_Japon\"><\/span>Les fondements et objectifs du syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le fondement juridique du syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail remonte \u00e0 la Constitution du Japon. L&#8217;article 28 de la Constitution japonaise garantit aux travailleurs des droits fondamentaux tels que le droit de s&#8217;associer, le droit de n\u00e9gocier collectivement et le droit d&#8217;agir collectivement (les trois droits du travail). Pour concr\u00e9tiser ces garanties constitutionnelles et leur donner une efficacit\u00e9 r\u00e9elle, le Japon a adopt\u00e9 la Loi sur les syndicats de travailleurs <sup><\/sup>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 1 de la Loi sur les syndicats de travailleurs au Japon d\u00e9finit clairement son objectif. Selon cet article, la loi vise \u00e0 \u00ab am\u00e9liorer la position des travailleurs en favorisant leur capacit\u00e9 \u00e0 n\u00e9gocier sur un pied d&#8217;\u00e9galit\u00e9 avec les employeurs \u00bb. Ce concept d&#8217;\u00ab \u00e9galit\u00e9 de position \u00bb est essentiel pour comprendre le syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail. Individuellement, les travailleurs sont souvent plac\u00e9s dans une position plus faible que les employeurs en raison des rapports de force \u00e9conomiques. Par cons\u00e9quent, la loi consid\u00e8re qu&#8217;il est indispensable que les travailleurs s&#8217;unissent et organisent des syndicats pour n\u00e9gocier collectivement avec les employeurs, afin de maintenir et d&#8217;am\u00e9liorer les conditions de travail et d&#8217;\u00e9lever leur statut \u00e9conomique. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour atteindre cet objectif, l&#8217;article 7 de la Loi sur les syndicats de travailleurs au Japon \u00e9num\u00e8re sp\u00e9cifiquement certaines actions susceptibles de violer les droits d&#8217;association des travailleurs, les qualifiant de \u00ab pratiques d\u00e9loyales du travail \u00bb et les interdisant <sup><\/sup>. Autrement dit, le syst\u00e8me de recours contre les pratiques d\u00e9loyales du travail n&#8217;est pas simplement un ensemble de dispositions interdites, mais une intervention syst\u00e9mique proactive visant \u00e0 prot\u00e9ger substantiellement les trois droits du travail garantis par la Constitution et \u00e0 \u00e9quilibrer les rapports de force entre employeurs et employ\u00e9s. Gr\u00e2ce \u00e0 ce syst\u00e8me, les syndicats peuvent agir sans craindre une pression injuste de la part des employeurs et s&#8217;asseoir \u00e0 la table des n\u00e9gociations collectives. Ainsi, le fondement de ce syst\u00e8me repose sur les droits fondamentaux garantis par la Constitution, et son objectif est de r\u00e9aliser une relation de n\u00e9gociation \u00e9quitable entre employeurs et employ\u00e9s. Comprendre ce point est essentiel pour saisir l&#8217;esprit de la loi qui sous-tend chaque interdiction et pour g\u00e9rer correctement les ressources humaines. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_types_d%E2%80%99actes_interdits_par_la_loi_japonaise_sur_les_syndicats_de_travailleurs\"><\/span>Les types d&#8217;actes interdits par la loi japonaise sur les syndicats de travailleurs<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 7 de la loi japonaise sur les syndicats de travailleurs (Japanese Trade Union Law) classe sp\u00e9cifiquement les actes injustes de travail que les employeurs ne doivent pas commettre en quatre cat\u00e9gories distinctes. Ces dispositions prot\u00e8gent divers aspects des activit\u00e9s syndicales, allant de la formation des syndicats \u00e0 leur gestion, en passant par les n\u00e9gociations collectives et jusqu&#8217;aux demandes de recours.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Traitement_defavorable_en_raison_de_l%E2%80%99appartenance_a_un_syndicat_selon_l%E2%80%99article_7_paragraphe_1_de_la_Loi_sur_les_syndicats_de_travail_japonaise\"><\/span>Traitement d\u00e9favorable en raison de l&#8217;appartenance \u00e0 un syndicat selon l&#8217;article 7, paragraphe 1 de la Loi sur les syndicats de travail japonaise<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 7, paragraphe 1 de la Loi sur les syndicats de travail au Japon interdit aux employeurs de licencier ou de traiter de mani\u00e8re d\u00e9favorable les travailleurs pour les raisons suivantes :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>L&#8217;appartenance \u00e0 un syndicat de travail<\/li>\n\n\n\n<li>La tentative d&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 un syndicat de travail<\/li>\n\n\n\n<li>Les efforts pour former un syndicat de travail<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;exercice d&#8217;activit\u00e9s l\u00e9gitimes li\u00e9es au syndicat de travail<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le terme \u00ab traitement d\u00e9favorable \u00bb ne se limite pas \u00e0 des mesures s\u00e9v\u00e8res telles que le licenciement. Il englobe \u00e9galement la r\u00e9trogradation, la r\u00e9duction de salaire, la discrimination dans les promotions ou avancements, les mutations d\u00e9favorables, l&#8217;\u00e9valuation discriminatoire des primes et le harc\u00e8lement sur le lieu de travail, soit toute action susceptible de porter pr\u00e9judice \u00e0 la position \u00e9conomique ou au statut du travailleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour qu&#8217;un acte de travail injuste soit \u00e9tabli, il est n\u00e9cessaire que l&#8217;action de l&#8217;employeur soit bas\u00e9e sur les activit\u00e9s syndicales mentionn\u00e9es ci-dessus comme raison. Cela signifie que l&#8217;employeur doit avoir une \u00ab intention de travail injuste \u00bb. Cette intention est un \u00e9l\u00e9ment subjectif indiquant que l&#8217;employeur a agi sur la base de motifs anti-syndicaux, mais sa preuve n&#8217;est pas facile. Par cons\u00e9quent, dans la pratique, l&#8217;intention de travail injuste est souvent d\u00e9duite de diverses preuves circonstancielles objectives. Par exemple, le fait que l&#8217;employeur ait r\u00e9guli\u00e8rement exprim\u00e9 son aversion pour les syndicats, que le traitement d\u00e9favorable ait eu lieu imm\u00e9diatement apr\u00e8s l&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 un syndicat ou une activit\u00e9 syndicale sp\u00e9cifique, que les raisons de n\u00e9cessit\u00e9 op\u00e9rationnelle avanc\u00e9es par l&#8217;entreprise pour justifier le traitement d\u00e9favorable soient irrationnelles, ou qu&#8217;il existe une diff\u00e9rence de traitement irrationnelle entre les membres du syndicat et les non-membres, sont des \u00e9l\u00e9ments importants pour d\u00e9duire l&#8217;intention de travail injuste.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, le m\u00eame paragraphe interdit \u00e9galement \u00ab de faire de la non-adh\u00e9sion \u00e0 un syndicat ou du retrait d&#8217;un syndicat une condition d&#8217;emploi \u00bb. Cela est connu sous le nom de \u00ab contrat jaune \u00bb et est clairement ill\u00e9gal car il viole directement le droit des travailleurs \u00e0 s&#8217;organiser.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, la question de la relation avec la libert\u00e9 d&#8217;embauche a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e dans l&#8217;affaire JR Hokkaido\/JR Freight (d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du 22 d\u00e9cembre 2003). Bien que cette affaire concerne la situation particuli\u00e8re de la privatisation des chemins de fer nationaux, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que le refus d&#8217;embauche par la nouvelle soci\u00e9t\u00e9 ne constituait pas imm\u00e9diatement un acte de travail injuste. Cependant, cette d\u00e9cision ne reconna\u00eet pas que la libert\u00e9 d&#8217;embauche de l&#8217;employeur est absolument sans contrainte. Il reste possible qu&#8217;un acte de travail injuste soit \u00e9tabli si, par exemple, un employeur refuse d&#8217;embaucher un travailleur sp\u00e9cifiquement parce qu&#8217;il est membre d&#8217;un syndicat, dans le but d&#8217;exercer un contr\u00f4le ou une ing\u00e9rence sur le syndicat, ou si d&#8217;autres circonstances particuli\u00e8res sont pr\u00e9sentes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Refus_de_negociation_collective_sans_motif_valable_selon_l%E2%80%99article_7_paragraphe_2_de_la_loi_japonaise_sur_les_syndicats\"><\/span>Refus de n\u00e9gociation collective sans motif valable selon l&#8217;article 7, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les syndicats<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 7, paragraphe 2 de la loi japonaise sur les syndicats interdit aux employeurs de refuser sans motif valable de mener des n\u00e9gociations collectives avec les repr\u00e9sentants des travailleurs qu&#8217;ils emploient. Cette disposition garantit de mani\u00e8re substantielle le droit \u00e0 la n\u00e9gociation collective, qui est l&#8217;une des activit\u00e9s les plus importantes pour les syndicats.<\/p>\n\n\n\n<p>Une violation de cette disposition ne se limite pas \u00e0 un refus explicite de la demande de n\u00e9gociation collective \u00e9manant d&#8217;un syndicat. Elle inclut \u00e9galement ce qu&#8217;on appelle une &#8220;n\u00e9gociation de mauvaise foi&#8221;, o\u00f9 l&#8217;employeur se pr\u00e9sente \u00e0 la table des n\u00e9gociations mais refuse effectivement de n\u00e9gocier. Les exemples typiques de n\u00e9gociation de mauvaise foi incluent les comportements suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Envoyer uniquement des personnes sans pouvoir de d\u00e9cision aux n\u00e9gociations.<\/li>\n\n\n\n<li>Ignorer compl\u00e8tement les arguments et demandes du syndicat et se contenter de r\u00e9p\u00e9ter les positions de l&#8217;entreprise sans montrer une volont\u00e9 de dialogue.<\/li>\n\n\n\n<li>Refuser sans raison valable de fournir des documents de base sur la situation financi\u00e8re de l&#8217;entreprise lors de n\u00e9gociations salariales.<\/li>\n\n\n\n<li>Reporter ind\u00fbment les dates de n\u00e9gociation collective sous pr\u00e9texte de surcharge de travail.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les &#8220;motifs valables&#8221; permettant \u00e0 un employeur de refuser la n\u00e9gociation collective sont interpr\u00e9t\u00e9s de mani\u00e8re tr\u00e8s restrictive. Par exemple, des raisons telles que &#8220;les demandes du syndicat sont excessives&#8221;, &#8220;les n\u00e9gociateurs incluent des dirigeants d&#8217;organisations sup\u00e9rieures externes&#8221; ou &#8220;nous sommes actuellement trop occup\u00e9s&#8221; ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas reconnues comme valables. Ces questions devraient \u00eatre discut\u00e9es dans le cadre des n\u00e9gociations collectives.<\/p>\n\n\n\n<p>La port\u00e9e de ce terme &#8220;employeur&#8221; a \u00e9t\u00e9 mise en question dans l&#8217;affaire Asahi Broadcasting (d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du Japon du 28 f\u00e9vrier 1995). Dans cette affaire, une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision a refus\u00e9 de n\u00e9gocier collectivement avec les travailleurs int\u00e9rimaires d&#8217;une entreprise sous-traitante avec laquelle elle n&#8217;avait pas de contrat d&#8217;emploi direct. La Cour supr\u00eame a \u00e9tabli un cadre de jugement selon lequel, m\u00eame si l&#8217;on n&#8217;est pas l&#8217;employeur direct, on doit s&#8217;engager dans la n\u00e9gociation collective en tant qu'&#8221;employeur&#8221; au sens de la loi sur les syndicats, dans la mesure o\u00f9 l&#8217;on est en position de contr\u00f4ler et de d\u00e9cider de mani\u00e8re r\u00e9aliste et concr\u00e8te des conditions de travail fondamentales des travailleurs. Ce pr\u00e9c\u00e9dent est devenu une ligne directrice importante pour d\u00e9terminer qui devrait \u00eatre partie prenante dans les n\u00e9gociations, dans un contexte o\u00f9 les formes d&#8217;emploi sont de plus en plus diversifi\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de noter que l&#8217;obligation impos\u00e9e par cette loi aux employeurs est de s&#8217;engager dans le &#8220;processus&#8221; de n\u00e9gociation de bonne foi, et non de produire le &#8220;r\u00e9sultat&#8221; d&#8217;accepter les demandes du syndicat. M\u00eame en cas de refus des demandes du syndicat, l&#8217;employeur doit expliquer concr\u00e8tement ses raisons et proposer des alternatives, montrant ainsi un effort sinc\u00e8re pour parvenir \u00e0 un accord. Si ce processus est respect\u00e9, l&#8217;employeur sera consid\u00e9r\u00e9 comme ayant rempli son obligation de n\u00e9gociation de bonne foi, m\u00eame si les parties ne parviennent finalement pas \u00e0 un accord.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"L%E2%80%99ingerence_et_l%E2%80%99assistance_financiere_dans_la_gestion_des_syndicats_sous_le_droit_japonais_Article_7_paragraphe_3_de_la_Loi_sur_les_syndicats\"><\/span>L&#8217;ing\u00e9rence et l&#8217;assistance financi\u00e8re dans la gestion des syndicats sous le droit japonais (Article 7, paragraphe 3 de la Loi sur les syndicats)<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 7, paragraphe 3 de la Loi japonaise sur les syndicats vise \u00e0 garantir l&#8217;autonomie des syndicats en interdisant \u00ab toute domination ou ing\u00e9rence dans la formation ou la gestion d&#8217;un syndicat par les travailleurs \u00bb, ainsi que \u00ab l&#8217;assistance financi\u00e8re dans la gestion des d\u00e9penses d&#8217;un syndicat \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00ab ing\u00e9rence \u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 toute action de l&#8217;employeur qui influence les d\u00e9cisions ou les activit\u00e9s d&#8217;un syndicat et nuit \u00e0 son autonomie. Les manifestations de cette ing\u00e9rence sont vari\u00e9es, mais incluent typiquement les exemples suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Les actes visant \u00e0 entraver la formation d&#8217;un syndicat ou \u00e0 inciter les membres \u00e0 se d\u00e9saffilier.<\/li>\n\n\n\n<li>Les d\u00e9clarations sugg\u00e9rant que l&#8217;engagement syndical pourrait nuire aux perspectives de promotion, d\u00e9courageant ainsi l&#8217;activit\u00e9 syndicale.<\/li>\n\n\n\n<li>Le soutien \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;un second syndicat plus coop\u00e9ratif avec l&#8217;entreprise, ou toute action favorisant ou d\u00e9favorisant un syndicat sp\u00e9cifique (discrimination entre syndicats).<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;entrave injustifi\u00e9e \u00e0 des activit\u00e9s syndicales l\u00e9gitimes (distribution de tracts, assembl\u00e9es, etc.).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La question de savoir si les d\u00e9clarations de l&#8217;employeur constituent une ing\u00e9rence fait souvent d\u00e9bat. \u00c0 cet \u00e9gard, l&#8217;affaire Prima Ham (d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du 10 septembre 1982) a \u00e9tabli un crit\u00e8re important. Selon cette d\u00e9cision, pour d\u00e9terminer si les propos de l&#8217;employeur constituent une pratique de travail d\u00e9loyale, il faut consid\u00e9rer \u00ab le contenu des propos, les moyens et m\u00e9thodes de communication, le moment de la d\u00e9claration, le statut et la position de celui qui s&#8217;exprime, ainsi que l&#8217;impact de la d\u00e9claration \u00bb, et \u00e9valuer si ces propos ont un effet intimidant sur les membres du syndicat et influencent l&#8217;organisation et la gestion du syndicat.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, l&#8217;interdiction de l&#8217;\u00ab assistance financi\u00e8re \u00bb vise \u00e0 emp\u00eacher les syndicats de devenir \u00e9conomiquement d\u00e9pendants de l&#8217;employeur, ce qui pourrait compromettre leur capacit\u00e9 \u00e0 agir de mani\u00e8re autonome. Cependant, l&#8217;article 7, paragraphe 3 de la Loi japonaise sur les syndicats pr\u00e9voit des exceptions \u00e0 cette interdiction. Cela inclut, par exemple, permettre aux travailleurs de participer \u00e0 des n\u00e9gociations collectives pendant les heures de travail avec r\u00e9mun\u00e9ration (check-off), des dons \u00e0 des fonds de bien-\u00eatre social, et la fourniture d&#8217;un bureau de taille minimale. Ces actions sont exceptionnellement autoris\u00e9es car elles contribuent \u00e0 la bonne gestion des relations entre employeurs et employ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Traitement_defavorable_en_represailles_a_une_plainte_deposee_aupres_de_la_Commission_du_travail_Article_7_paragraphe_4_de_la_Loi_sur_les_syndicats_de_travailleurs_au_Japon\"><\/span>Traitement d\u00e9favorable en repr\u00e9sailles \u00e0 une plainte d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s de la Commission du travail (Article 7, paragraphe 4 de la Loi sur les syndicats de travailleurs au Japon)<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 7, paragraphe 4 de la Loi japonaise sur les syndicats de travailleurs interdit aux employeurs de licencier ou de traiter de mani\u00e8re d\u00e9favorable un employ\u00e9 pour avoir d\u00e9pos\u00e9 une plainte pour actes d\u00e9loyaux de travail aupr\u00e8s de la Commission du travail, pour avoir fourni des preuves ou pour avoir t\u00e9moign\u00e9 dans le cadre de la proc\u00e9dure d&#8217;examen. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette disposition vise \u00e0 garantir l&#8217;efficacit\u00e9 du syst\u00e8me de recours contre les actes d\u00e9loyaux de travail. Si les travailleurs \u00e9taient victimes de repr\u00e9sailles simplement pour avoir cherch\u00e9 \u00e0 obtenir r\u00e9paration, ils pourraient \u00eatre dissuad\u00e9s d&#8217;utiliser le syst\u00e8me, ce qui le rendrait inop\u00e9rant. C&#8217;est pourquoi la loi interdit explicitement de tels actes de repr\u00e9sailles. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La protection offerte par cette disposition ne se limite pas \u00e0 l&#8217;acte de d\u00e9poser une plainte aupr\u00e8s de la Commission du travail. Elle s&#8217;\u00e9tend \u00e9galement aux actes de t\u00e9moigner en tant que t\u00e9moin ou de soumettre des preuves au cours de l&#8217;enqu\u00eate ou de l&#8217;audience de la Commission. En cas de violation de cette disposition, le traitement d\u00e9favorable subi pourrait \u00eatre jug\u00e9 nul et non avenu, tout comme le serait un traitement d\u00e9favorable au sens de l&#8217;article 1. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Procedures_de_recours_contre_les_actes_de_travail_deloyaux_au_Japon\"><\/span>Proc\u00e9dures de recours contre les actes de travail d\u00e9loyaux au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;un employeur commet un acte de travail d\u00e9loyal, les travailleurs ou les syndicats affect\u00e9s peuvent chercher \u00e0 obtenir une r\u00e9paration l\u00e9gale pour restaurer leurs droits. Sous le syst\u00e8me juridique japonais, deux principales proc\u00e9dures de recours sont disponibles. La premi\u00e8re est le &#8220;recours administratif&#8221; par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;une agence administrative sp\u00e9cialis\u00e9e appel\u00e9e la commission du travail, et la seconde est le &#8220;recours judiciaire&#8221; \u00e0 travers les tribunaux.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_recours_administratif_par_la_Commission_des_Relations_de_Travail_au_Japon\"><\/span>Le recours administratif par la Commission des Relations de Travail au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La Commission des Relations de Travail est un organisme administratif sp\u00e9cialis\u00e9 dans la r\u00e9solution des conflits entre employeurs et employ\u00e9s, compos\u00e9 de membres repr\u00e9sentant l&#8217;int\u00e9r\u00eat public, les travailleurs et les employeurs. Le recours administratif contre les pratiques de travail d\u00e9loyales commence par une demande de secours aupr\u00e8s de cette commission. La proc\u00e9dure suit g\u00e9n\u00e9ralement les \u00e9tapes suivantes :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\">\n<li>D\u00e9p\u00f4t de la demande : Les travailleurs ou les syndicats soumettent une demande de secours \u00e0 la Commission des Relations de Travail comp\u00e9tente de la pr\u00e9fecture, dans l&#8217;ann\u00e9e suivant la date de l&#8217;acte de travail d\u00e9loyal. Il n&#8217;y a pas de frais pour d\u00e9poser une demande.<\/li>\n\n\n\n<li>Enqu\u00eate : Une fois la demande accept\u00e9e, un examinateur de la Commission des Relations de Travail interroge les deux parties, organise les arguments et les preuves, et clarifie les points de litige. \u00c0 ce stade, une r\u00e9solution par conciliation est souvent tent\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Audition : Apr\u00e8s l&#8217;organisation des points de litige lors de l&#8217;enqu\u00eate, une audition est tenue dans un cadre similaire \u00e0 une salle d&#8217;audience publique. Des interrogatoires des parties et des t\u00e9moins sont men\u00e9s, et la collecte de preuves pour \u00e9tablir les faits a lieu.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9cision : \u00c0 la fin de l&#8217;audition, apr\u00e8s d\u00e9lib\u00e9ration par les membres repr\u00e9sentant l&#8217;int\u00e9r\u00eat public, la Commission des Relations de Travail rend une d\u00e9cision. Si les all\u00e9gations du demandeur sont reconnues et qu&#8217;un acte de travail d\u00e9loyal est \u00e9tabli, une \u00ab ordonnance de secours \u00bb est \u00e9mise. Si les all\u00e9gations ne sont pas reconnues, une \u00ab ordonnance de rejet \u00bb est \u00e9mise.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Le contenu de l&#8217;ordonnance de secours varie selon l&#8217;affaire, mais repose g\u00e9n\u00e9ralement sur le r\u00e9tablissement de la situation ant\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;infraction, comme le retour \u00e0 l&#8217;emploi apr\u00e8s un licenciement abusif, la r\u00e9int\u00e9gration dans le poste d&#8217;origine et le paiement d&#8217;un montant \u00e9quivalent au salaire pour la p\u00e9riode de licenciement (back pay). En cas de refus de n\u00e9gociation collective, l&#8217;ordonnance peut exiger de participer de bonne foi aux n\u00e9gociations. Pour les cas d&#8217;ing\u00e9rence, l&#8217;ordonnance peut interdire de futurs actes similaires et exiger l&#8217;affichage d&#8217;une lettre d&#8217;excuses dans l&#8217;entreprise (ordonnance de post-notice).<\/p>\n\n\n\n<p>Les parties insatisfaites de l&#8217;ordonnance de la Commission des Relations de Travail peuvent demander une r\u00e9vision aupr\u00e8s de la Commission Centrale des Relations de Travail, un organisme national, ou intenter une action en justice pour annuler l&#8217;ordonnance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_recours_prives_par_voie_judiciaire_au_Japon\"><\/span>Les recours priv\u00e9s par voie judiciaire au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Ind\u00e9pendamment des proc\u00e9dures devant la commission du travail, les travailleurs et les syndicats peuvent \u00e9galement demander directement par le biais des tribunaux un recours pour leurs droits en droit priv\u00e9. Les actes de travail injustes ne violent pas seulement les r\u00e9glementations du droit public, comme la loi sur les syndicats, mais affectent \u00e9galement les relations juridiques en droit priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, les actes juridiques constituant un travail injuste (par exemple, un licenciement fond\u00e9 sur l&#8217;activit\u00e9 syndicale) sont g\u00e9n\u00e9ralement jug\u00e9s invalides en vertu de l&#8217;article 90 du Code civil japonais, car ils vont \u00e0 l&#8217;encontre de l&#8217;article 28 de la Constitution du Japon et des objectifs de la loi sur les syndicats, et sont consid\u00e9r\u00e9s comme contraires \u00e0 l&#8217;ordre public. Par cons\u00e9quent, un travailleur licenci\u00e9 peut intenter une action en justice pour confirmer son statut contractuel de travail (la confirmation que son statut d&#8217;employ\u00e9 persiste) et pour le paiement des salaires pour la p\u00e9riode pendant laquelle il n&#8217;a pas pu travailler.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les actes de travail injustes, en tant qu&#8217;atteintes ill\u00e9gales aux droits des travailleurs et des syndicats, peuvent constituer un d\u00e9lit civil en vertu de l&#8217;article 709 du Code civil japonais. Dans ce cas, les travailleurs ou les syndicats peuvent r\u00e9clamer \u00e0 l&#8217;employeur une indemnisation financi\u00e8re pour le pr\u00e9judice moral subi en raison de l&#8217;acte de travail injuste, comme des dommages-int\u00e9r\u00eats pour souffrance morale. En effet, il y a eu des cas o\u00f9 les tribunaux ont ordonn\u00e9 des dommages-int\u00e9r\u00eats pour avoir refus\u00e9 des n\u00e9gociations collectives.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les recours administratifs et judiciaires coexistent en tant que voies de recours ind\u00e9pendantes avec des objectifs et des proc\u00e9dures distincts.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_entre_les_recours_administratifs_et_judiciaires_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Comparaison entre les recours administratifs et judiciaires sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 des actes illicites en mati\u00e8re de travail, il existe des proc\u00e9dures de recours administratif par le biais de la Commission du travail et des recours judiciaires par les tribunaux, chacun pr\u00e9sentant des diff\u00e9rences significatives en termes d&#8217;objectifs, de proc\u00e9dures et d&#8217;effets. Le choix entre ces proc\u00e9dures, ou leur utilisation simultan\u00e9e, repr\u00e9sente une d\u00e9cision strat\u00e9gique pour les employeurs et les employ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le recours administratif, c&#8217;est-\u00e0-dire la proc\u00e9dure d&#8217;examen par la Commission du travail, vise avant tout une \u00ab restauration rapide de l&#8217;ordre normal des relations collectives de travail \u00bb. De ce fait, la proc\u00e9dure est con\u00e7ue pour \u00eatre moins rigide et plus flexible que celle des tribunaux, permettant une progression plus rapide. La gratuit\u00e9 de la demande et l&#8217;implication de commissaires sp\u00e9cialistes des relations de travail favorisent la promotion d&#8217;un r\u00e8glement amiable adapt\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Les ordonnances de redressement \u00e9mises par la Commission du travail visent \u00e0 corriger directement la situation l\u00e9s\u00e9e par des actions concr\u00e8tes telles que la r\u00e9int\u00e9gration dans l&#8217;emploi d&#8217;origine ou l&#8217;ordre d&#8217;entamer des n\u00e9gociations collectives.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, le recours judiciaire, soit la proc\u00e9dure de litige devant les tribunaux, a pour principal objectif de fixer l\u00e9galement les droits et obligations des parties et de compenser les dommages par des indemnisations financi\u00e8res. La proc\u00e9dure suit des r\u00e8gles juridiques strictes, avec des responsabilit\u00e9s claires en mati\u00e8re de revendications et de preuves. La r\u00e9solution peut souvent prendre beaucoup de temps et les co\u00fbts, tels que les honoraires d&#8217;avocats, ont tendance \u00e0 \u00eatre \u00e9lev\u00e9s. Cependant, le jugement a une force de certitude l\u00e9gale et, en cas de dettes mon\u00e9taires, une ex\u00e9cution forc\u00e9e est possible, ce qui constitue un effet puissant.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces diff\u00e9rences impliquent, du point de vue de l&#8217;employeur, des risques et des strat\u00e9gies de r\u00e9ponse vari\u00e9s. Avec la Commission du travail, une r\u00e9solution rapide est possible, mais il y a aussi un risque de recevoir des ordres difficiles \u00e0 accepter pour l&#8217;entreprise, comme la publication d&#8217;un avis post\u00e9rieur. Devant les tribunaux, une d\u00e9fense rigoureuse bas\u00e9e sur la logique juridique est possible, mais en cas de d\u00e9faite, l&#8217;entreprise peut se voir ordonner de payer des dommages-int\u00e9r\u00eats \u00e9lev\u00e9s ou des arri\u00e9r\u00e9s de salaire, ce qui peut nuire consid\u00e9rablement \u00e0 sa cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e9conomique et sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau suivant compare les principales caract\u00e9ristiques des deux syst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Caract\u00e9ristiques<\/td><td>Recours administratif (Commission du travail)<\/td><td>Recours judiciaire (Tribunaux)<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Objectif principal<\/td><td>Restauration rapide de l&#8217;ordre normal des relations de travail<\/td><td>Confirmation des droits et obligations l\u00e9gaux, indemnisation financi\u00e8re<\/td><\/tr><tr><td>Proc\u00e9dure<\/td><td>Enqu\u00eate, audience (plus flexible que le proc\u00e8s)<\/td><td>Proc\u00e9dure judiciaire formelle (ou jugement du travail)<\/td><\/tr><tr><td>Rapidit\u00e9<\/td><td>G\u00e9n\u00e9ralement plus rapide que le proc\u00e8s<\/td><td>Peut \u00eatre prolong\u00e9, souvent plus d&#8217;un an<\/td><\/tr><tr><td>Co\u00fbts<\/td><td>Aucun frais de d\u00e9p\u00f4t de demande<\/td><td>Frais de d\u00e9p\u00f4t de demande, honoraires d&#8217;avocats souvent \u00e9lev\u00e9s<\/td><\/tr><tr><td>Contenu du redressement<\/td><td>Ordres flexibles (r\u00e9int\u00e9gration, ordre d&#8217;entamer des n\u00e9gociations collectives, avis post\u00e9rieur, etc.)<\/td><td>Jugement de nullit\u00e9 d&#8217;actes juridiques, ordres de paiement de dommages-int\u00e9r\u00eats et de salaires<\/td><\/tr><tr><td>Force ex\u00e9cutoire<\/td><td>Sanctions telles que des amendes en cas de non-ex\u00e9cution d&#8217;une ordonnance confirm\u00e9e<\/td><td>Ex\u00e9cution forc\u00e9e bas\u00e9e sur le jugement<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Tel que d\u00e9taill\u00e9 dans cet article, le syst\u00e8me de lutte contre les pratiques de travail d\u00e9loyales est un dispositif fondamental du droit du travail au Japon, con\u00e7u pour mat\u00e9rialiser les droits fondamentaux des travailleurs garantis par la Constitution japonaise. L&#8217;article 7 de la Loi japonaise sur les syndicats de travailleurs interdit strictement certaines actions de l&#8217;employeur, telles que le traitement d\u00e9favorable en raison de l&#8217;appartenance syndicale, le refus de n\u00e9gociations collectives sans motif valable, et l&#8217;ing\u00e9rence dans les activit\u00e9s syndicales. En cas de violation de ces dispositions, une entreprise peut faire face \u00e0 des risques juridiques significatifs, tels que des ordres de correction de la part de la commission du travail, des jugements d&#8217;invalidit\u00e9 d&#8217;actes juridiques par les tribunaux, et m\u00eame des responsabilit\u00e9s pour dommages-int\u00e9r\u00eats. Ces risques peuvent avoir un impact direct sur la situation financi\u00e8re et la r\u00e9putation sociale de l&#8217;entreprise, rendant essentielle la mise en place d&#8217;un syst\u00e8me de conformit\u00e9 pr\u00e9ventif.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith offre une exp\u00e9rience \u00e9prouv\u00e9e dans le conseil sur des questions complexes de droit du travail, y compris les pratiques de travail d\u00e9loyales, \u00e0 une client\u00e8le diversifi\u00e9e au Japon. Notre cabinet compte plusieurs experts qui, en plus de d\u00e9tenir des qualifications d&#8217;avocats japonais, poss\u00e8dent \u00e9galement des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers et parlent anglais, leur permettant de comprendre profond\u00e9ment les d\u00e9fis uniques auxquels sont confront\u00e9es les entreprises qui se d\u00e9veloppent \u00e0 l&#8217;international. Nous sommes en mesure de fournir un soutien juridique complet et strat\u00e9gique, allant de la gestion appropri\u00e9e des n\u00e9gociations collectives, la mise en place de r\u00e8glements internes, l&#8217;\u00e9valuation des risques li\u00e9s au travail, jusqu&#8217;\u00e0 la repr\u00e9sentation en cas de plaintes pour pratiques de travail d\u00e9loyales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la gestion d&#8217;entreprise au Japon, la relation avec les travailleurs est un \u00e9l\u00e9ment extr\u00eamement important. 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