{"id":73329,"date":"2025-10-11T01:06:05","date_gmt":"2025-10-10T16:06:05","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73329"},"modified":"2025-10-20T17:55:31","modified_gmt":"2025-10-20T08:55:31","slug":"labor-law-working-hours-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan","title":{"rendered":"Les principes des heures de travail et des jours de repos dans le droit du travail japonais, et le travail en heures suppl\u00e9mentaires et pendant les jours f\u00e9ri\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans la gestion des ressources humaines, qui constitue le fondement de l&#8217;activit\u00e9 des entreprises, la r\u00e9gulation des heures de travail et des jours de repos est l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments les plus fondamentaux et essentiels. Le droit du travail au Japon, et en particulier la Loi sur les normes du travail japonaise (Japanese Labor Standards Act), \u00e9tablit des principes stricts concernant les heures de travail et les jours de repos afin de prot\u00e9ger la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des travailleurs. Ces r\u00e9glementations ne peuvent pas \u00eatre librement d\u00e9finies par de simples r\u00e8glements internes ou des contrats entre les parties, mais doivent suivre les limites et les proc\u00e9dures \u00e9tablies par la loi, et leur respect est obligatoire pour toutes les entreprises. En principe, le travail au-del\u00e0 des heures l\u00e9gales ou pendant les jours de repos l\u00e9gaux est interdit par la loi, et des sanctions peuvent \u00eatre appliqu\u00e9es en cas de violation. Pour lever exceptionnellement cette interdiction et ordonner l\u00e9galement des heures suppl\u00e9mentaires ou du travail pendant les jours de repos, il est n\u00e9cessaire de conclure un accord sp\u00e9cifique entre employeurs et employ\u00e9s, connu sous le nom d&#8217;accord &#8220;36&#8221; (sabu-roku kyoutei), et de le d\u00e9clarer aupr\u00e8s des autorit\u00e9s administratives suivant une proc\u00e9dure stricte. Cet article commence par clarifier la d\u00e9finition des &#8220;heures de travail&#8221; dans le droit japonais \u00e0 travers la jurisprudence, puis explique les principes de base des heures de travail et des jours de repos. Ensuite, il d\u00e9taille le cadre des heures suppl\u00e9mentaires et du travail pendant les jours de repos bas\u00e9 sur l&#8217;accord 36, ainsi que les obligations de paiement de la r\u00e9mun\u00e9ration major\u00e9e qui l&#8217;accompagnent. Enfin, nous examinerons \u00e9galement la position des &#8220;cadres dirigeants&#8221;, une exception importante \u00e0 ces principes, en \u00e9tudiant ses crit\u00e8res stricts \u00e0 travers des cas de jurisprudence. Comprendre et respecter pr\u00e9cis\u00e9ment ces r\u00e9glementations est essentiel pour assurer la conformit\u00e9 et construire des relations de travail saines.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Definition_des_%C2%AB_heures_de_travail_%C2%BB_selon_le_droit_du_travail_au_Japon\" title=\"D\u00e9finition des \u00ab heures de travail \u00bb selon le droit du travail au Japon\">D\u00e9finition des \u00ab heures de travail \u00bb selon le droit du travail au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Principes_des_heures_de_travail_et_des_jours_de_repos_sous_le_droit_japonais\" title=\"Principes des heures de travail et des jours de repos sous le droit japonais\">Principes des heures de travail et des jours de repos sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Le_travail_au-dela_des_limites_legales_les_heures_supplementaires_et_le_travail_en_jours_feries_selon_l%E2%80%99accord_36_en_droit_japonais\" title=\"Le travail au-del\u00e0 des limites l\u00e9gales : les heures suppl\u00e9mentaires et le travail en jours f\u00e9ri\u00e9s selon l&#8217;accord 36 en droit japonais\">Le travail au-del\u00e0 des limites l\u00e9gales : les heures suppl\u00e9mentaires et le travail en jours f\u00e9ri\u00e9s selon l&#8217;accord 36 en droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Couts_monetaires_la_majoration_salariale_sous_le_droit_japonais\" title=\"Co\u00fbts mon\u00e9taires : la majoration salariale sous le droit japonais\">Co\u00fbts mon\u00e9taires : la majoration salariale sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Une_exception_importante_le_%C2%AB_cadre_dirigeant_%C2%BB_sous_le_droit_du_travail_japonais\" title=\"Une exception importante : le \u00ab cadre dirigeant \u00bb sous le droit du travail japonais\">Une exception importante : le \u00ab cadre dirigeant \u00bb sous le droit du travail japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/labor-law-working-hours-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Definition_des_%C2%AB_heures_de_travail_%C2%BB_selon_le_droit_du_travail_au_Japon\"><\/span>D\u00e9finition des \u00ab heures de travail \u00bb selon le droit du travail au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Comprendre la d\u00e9finition l\u00e9gale des \u00ab heures de travail \u00bb est essentiel pour appr\u00e9hender le droit du travail au Japon. En effet, la question de savoir si un certain temps est consid\u00e9r\u00e9 comme du temps de travail est cruciale pour l&#8217;obligation de paiement des salaires, en particulier pour le calcul des salaires major\u00e9s. La jurisprudence de la Cour supr\u00eame du Japon \u00e9tablit de mani\u00e8re coh\u00e9rente que les \u00ab heures de travail \u00bb ne sont pas d\u00e9termin\u00e9es par les dispositions du contrat de travail ou du r\u00e8glement int\u00e9rieur, mais sont objectivement jug\u00e9es comme \u00e9tant le temps pendant lequel le travailleur est sous les ordres et la direction de l&#8217;employeur. Cette notion d&#8217;\u00eatre \u00ab sous ordres \u00bb inclut non seulement les instructions explicites, mais aussi les instructions implicites ou les situations o\u00f9 un certain comportement est impos\u00e9, ce qui signifie que la port\u00e9e des heures de travail peut \u00eatre plus large que ce que l&#8217;entreprise anticipe.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe deux cas de jurisprudence importants qui illustrent ce crit\u00e8re. Le premier concerne les activit\u00e9s pr\u00e9paratoires au travail dans l&#8217;affaire de l&#8217;usine de construction navale de Mitsubishi Heavy Industries \u00e0 Nagasaki (arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du Japon du 9 mars 2000). Dans cette affaire, il a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 si le temps pass\u00e9 par les employ\u00e9s de l&#8217;usine \u00e0 enfiler des v\u00eatements de travail et des \u00e9quipements de protection dans le vestiaire avant l&#8217;heure de d\u00e9but du travail et \u00e0 se d\u00e9placer vers le lieu de travail \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme du temps de travail. La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que, puisque l&#8217;entreprise avait impos\u00e9 le port de ces v\u00eatements pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 et de sant\u00e9 et avait donn\u00e9 des instructions pour les enfiler dans un lieu d\u00e9sign\u00e9 au sein de l&#8217;\u00e9tablissement, ces actions \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant sous les ordres de l&#8217;employeur. Autrement dit, m\u00eame si ces actions ne sont pas le travail en lui-m\u00eame, elles sont des activit\u00e9s pr\u00e9paratoires essentielles pour le travail et le temps pendant lequel les employ\u00e9s sont contraints par les instructions de l&#8217;entreprise, tant en termes de lieu que de temps, est consid\u00e9r\u00e9 comme du temps de travail l\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second cas concerne le temps d&#8217;attente (temps d&#8217;inactivit\u00e9) dans l&#8217;affaire de la gestion de l&#8217;immeuble Daiboshi (arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du Japon du 28 f\u00e9vrier 2002). Dans cette affaire, il a \u00e9t\u00e9 question de savoir si le temps de sommeil pendant les 24 heures de service des employ\u00e9s charg\u00e9s de la gestion des installations d&#8217;un b\u00e2timent \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme du temps de travail. Les employ\u00e9s \u00e9taient tenus de rester en attente dans la salle de repos et de r\u00e9pondre imm\u00e9diatement en cas d&#8217;alarme ou de communication urgente. La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que, dans de telles circonstances, m\u00eame si les employ\u00e9s dormaient r\u00e9ellement et qu&#8217;aucun incident ne se produisait, ils n&#8217;\u00e9taient pas \u00ab compl\u00e8tement lib\u00e9r\u00e9s du travail \u00bb et \u00e9taient donc sous les ordres de l&#8217;employeur. En d&#8217;autres termes, le temps pass\u00e9 en attente, pr\u00eat \u00e0 s&#8217;engager dans le travail \u00e0 tout moment, m\u00eame s&#8217;il est d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab pause \u00bb ou \u00ab sommeil \u00bb, est l\u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme du temps de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme le montrent ces cas de jurisprudence, la reconnaissance des heures de travail est jug\u00e9e objectivement, non pas sur la base de la d\u00e9nomination formelle ou du contenu du contrat, mais en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 de savoir si le travailleur est sous la gestion de l&#8217;employeur et si sa libert\u00e9 d&#8217;action est restreinte. Cela sugg\u00e8re que les entreprises peuvent involontairement g\u00e9n\u00e9rer des \u00ab heures de travail cach\u00e9es \u00bb, entra\u00eenant un risque de r\u00e9clamations pour salaires impay\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Principes_des_heures_de_travail_et_des_jours_de_repos_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Principes des heures de travail et des jours de repos sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La Loi sur les normes du travail au Japon (Japanese Labor Standards Act) \u00e9tablit deux grands principes en tant que normes minimales pour les heures de travail et les jours de repos, qui s&#8217;appliquent \u00e0 tous les lieux de travail, ind\u00e9pendamment de la taille de l&#8217;entreprise ou du secteur d&#8217;activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, il y a la limite sup\u00e9rieure des heures de travail. L&#8217;article 32 de la Loi sur les normes du travail au Japon stipule que l&#8217;employeur ne doit pas faire travailler un employ\u00e9 plus de 40 heures par semaine, hors temps de pause, et pas plus de 8 heures par jour. Ce sont les &#8220;heures de travail l\u00e9gales&#8221;, et tout travail au-del\u00e0 de ces limites est en principe ill\u00e9gal. Cette double limite de &#8220;8 heures par jour et 40 heures par semaine&#8221; est stricte et ne permet pas de d\u00e9passer l&#8217;une ou l&#8217;autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, il y a l&#8217;obligation d&#8217;accorder des jours de repos. L&#8217;article 35 de la Loi sur les normes du travail au Japon impose \u00e0 l&#8217;employeur de fournir au moins un jour de repos par semaine \u00e0 l&#8217;employ\u00e9. C&#8217;est le &#8220;principe du repos hebdomadaire&#8221;. \u00c0 titre d&#8217;exception, le paragraphe 2 du m\u00eame article permet d&#8217;accorder &#8220;au moins quatre jours de repos sur une p\u00e9riode de quatre semaines&#8221;, mais cela est destin\u00e9 \u00e0 des formes de travail irr\u00e9guli\u00e8res, le principe \u00e9tant un jour de repos par semaine. Le &#8220;jour de repos&#8221; mentionn\u00e9 ici est bas\u00e9 sur le calendrier (24 heures de minuit \u00e0 minuit) et d\u00e9signe un jour o\u00f9 l&#8217;employ\u00e9 est compl\u00e8tement exempt\u00e9 de son obligation de travail en vertu du contrat de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>En pratique, ces principes des heures de travail l\u00e9gales et des jours de repos l\u00e9gaux ont des cons\u00e9quences importantes. Par exemple, dans une entreprise o\u00f9 les heures de travail quotidiennes sont fix\u00e9es \u00e0 8 heures, travailler 5 jours par semaine \u00e9quivaut \u00e0 40 heures de travail par semaine (8 heures x 5 jours), atteignant ainsi la limite sup\u00e9rieure des heures de travail l\u00e9gales. Si l&#8217;employ\u00e9 travaille un sixi\u00e8me jour, cela constituerait une violation de la limite de 40 heures par semaine. Par cons\u00e9quent, une entreprise qui adopte un syst\u00e8me de travail de 8 heures par jour doit, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e9tablir deux jours de repos par semaine pour respecter \u00e0 la fois le principe du repos hebdomadaire (un jour de repos par semaine) et la limite de 40 heures par semaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux jours de repos diff\u00e8rent juridiquement. Un jour est un &#8220;jour de repos l\u00e9gal&#8221; obligatoire en vertu de l&#8217;article 35 de la Loi sur les normes du travail au Japon, et l&#8217;autre est un &#8220;jour de repos pr\u00e9vu&#8221; (jour de repos non l\u00e9gal) d\u00e9termin\u00e9 par l&#8217;entreprise. Cette distinction est extr\u00eamement importante pour le calcul des salaires major\u00e9s. Si l&#8217;employ\u00e9 travaille pendant le jour de repos l\u00e9gal, il est consid\u00e9r\u00e9 comme du &#8220;travail en jour de repos&#8221; et n\u00e9cessite une majoration salariale d&#8217;au moins 35%. En revanche, si l&#8217;employ\u00e9 travaille pendant le jour de repos pr\u00e9vu, toute heure travaill\u00e9e au-del\u00e0 des 40 heures l\u00e9gales de la semaine est consid\u00e9r\u00e9e comme du &#8220;travail suppl\u00e9mentaire&#8221; et n\u00e9cessite une majoration salariale d&#8217;au moins 25%. Par cons\u00e9quent, il est essentiel de d\u00e9finir clairement dans le r\u00e8glement int\u00e9rieur de l&#8217;entreprise quel jour de la semaine est consid\u00e9r\u00e9 comme le jour de repos l\u00e9gal, tant du point de vue de la gestion du personnel que de la gestion des co\u00fbts.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_travail_au-dela_des_limites_legales_les_heures_supplementaires_et_le_travail_en_jours_feries_selon_l%E2%80%99accord_36_en_droit_japonais\"><\/span>Le travail au-del\u00e0 des limites l\u00e9gales : les heures suppl\u00e9mentaires et le travail en jours f\u00e9ri\u00e9s selon l&#8217;accord 36 en droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les principes des heures de travail l\u00e9gales (8 heures par jour et 40 heures par semaine) et des jours de repos l\u00e9gaux \u00e9tablis par la Loi sur les normes du travail japonaise ne sont pas absolus. En suivant certaines proc\u00e9dures l\u00e9gales, il est exceptionnellement permis de faire travailler au-del\u00e0 de ces limites. La base principale pour le travail en heures suppl\u00e9mentaires et les jours f\u00e9ri\u00e9s est l&#8217;accord entre employeurs et employ\u00e9s selon l&#8217;article 36 de la Loi sur les normes du travail (commun\u00e9ment appel\u00e9 \u00ab accord 36 \u00bb). Cependant, en cas de d\u00e9sastre ou d&#8217;autres n\u00e9cessit\u00e9s temporaires (article 33 de la Loi sur les normes du travail), il est exceptionnellement possible de travailler au-del\u00e0 des limites avec une autorisation ou une notification post\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Faire travailler les employ\u00e9s au-del\u00e0 des heures l\u00e9gales de travail ou pendant les jours de repos l\u00e9gaux sans conclure un accord 36 est ill\u00e9gal, m\u00eame si les travailleurs sont d&#8217;accord, et cela peut entra\u00eener des sanctions. Pour qu&#8217;un accord 36 soit valablement \u00e9tabli, il faut d&#8217;abord conclure un accord \u00e9crit avec le syndicat repr\u00e9sentant la majorit\u00e9 des travailleurs de l&#8217;entreprise ou, en l&#8217;absence d&#8217;un tel syndicat, avec un repr\u00e9sentant de la majorit\u00e9 des travailleurs. Ensuite, et c&#8217;est la proc\u00e9dure la plus importante, l&#8217;accord conclu doit \u00eatre notifi\u00e9 au directeur de l&#8217;inspection des normes du travail comp\u00e9tent. Cette notification est une condition requise pour que l&#8217;accord 36 prenne effet l\u00e9galement, et le travail en heures suppl\u00e9mentaires et les jours f\u00e9ri\u00e9s ne sont possibles qu&#8217;apr\u00e8s avoir conclu l&#8217;accord 36 et notifi\u00e9 l&#8217;accord au directeur de l&#8217;inspection des normes du travail comp\u00e9tent.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame en cas de conclusion d&#8217;un accord 36, le travail en heures suppl\u00e9mentaires n&#8217;est pas illimit\u00e9. La loi impose des limites strictes sur les heures suppl\u00e9mentaires. En principe, la limite des heures suppl\u00e9mentaires est de 45 heures par mois et de 360 heures par an. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, en cas de circonstances sp\u00e9ciales temporaires, telles qu&#8217;une augmentation impr\u00e9visible du volume de travail, il est possible de conclure un \u00ab accord 36 avec clause sp\u00e9ciale \u00bb qui permet de d\u00e9passer ces limites. Ces \u00ab circonstances sp\u00e9ciales temporaires \u00bb ne peuvent \u00eatre justifi\u00e9es par des raisons abstraites telles que \u00ab lorsque n\u00e9cessaire pour les affaires \u00bb, mais doivent \u00eatre concr\u00e8tes et temporaires, comme des changements de sp\u00e9cifications impr\u00e9vus ou la gestion de r\u00e9clamations \u00e0 grande \u00e9chelle. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame en appliquant une clause sp\u00e9ciale, la loi \u00e9tablit des limites absolues qui ne peuvent \u00eatre d\u00e9pass\u00e9es sous peine de sanctions.<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\">\n<li>Les heures suppl\u00e9mentaires ne doivent pas d\u00e9passer 720 heures par an. &nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>La somme des heures suppl\u00e9mentaires et du travail en jours f\u00e9ri\u00e9s doit \u00eatre inf\u00e9rieure \u00e0 100 heures par mois. &nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>La somme des heures suppl\u00e9mentaires et du travail en jours f\u00e9ri\u00e9s, en moyenne sur des p\u00e9riodes de 2, 3, 4, 5 ou 6 mois, ne doit pas d\u00e9passer 80 heures par mois. &nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Il est possible de d\u00e9passer 45 heures d&#8217;heures suppl\u00e9mentaires par mois seulement pendant 6 mois dans l&#8217;ann\u00e9e. &nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>En particulier, la troisi\u00e8me limite, celle de \u00ab 80 heures en moyenne sur plusieurs mois \u00bb, fonctionne comme un m\u00e9canisme puissant pour inciter les entreprises \u00e0 r\u00e9duire le travail en heures suppl\u00e9mentaires de mani\u00e8re continue. Par exemple, si la somme des heures suppl\u00e9mentaires et du travail en jours f\u00e9ri\u00e9s atteint 99 heures un mois (juste en dessous de la limite de 100 heures par mois), le total pour le mois suivant ne peut exc\u00e9der 61 heures ((99 heures + 61 heures) \u00f7 2 mois = 80 heures). Ainsi, si un mois conna\u00eet une augmentation temporaire des heures de travail, il faudra ensuite r\u00e9duire consid\u00e9rablement les heures de travail les mois suivants, obligeant les entreprises \u00e0 non seulement enregistrer les heures de travail, mais aussi \u00e0 g\u00e9rer de mani\u00e8re planifi\u00e9e les heures de travail futures.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Couts_monetaires_la_majoration_salariale_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Co\u00fbts mon\u00e9taires : la majoration salariale sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les entreprises ont l&#8217;obligation de payer une majoration salariale (prime) au-del\u00e0 du salaire habituel pour le travail effectu\u00e9 au-del\u00e0 des heures l\u00e9gales de travail, pendant les jours f\u00e9ri\u00e9s l\u00e9gaux ou pendant les heures de nuit. Cette obligation est d\u00e9finie \u00e0 l&#8217;article 37 de la Loi sur les normes du travail au Japon et a un impact direct sur les finances des entreprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Le taux de la majoration salariale varie selon le type de travail effectu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Heures suppl\u00e9mentaires : pour le travail effectu\u00e9 au-del\u00e0 des heures de travail l\u00e9gales (8 heures par jour ou 40 heures par semaine), une majoration salariale calcul\u00e9e \u00e0 un taux d&#8217;au moins 25% du salaire habituel doit \u00eatre pay\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Heures suppl\u00e9mentaires au-del\u00e0 de 60 heures par mois : pour la partie des heures suppl\u00e9mentaires d\u00e9passant 60 heures par mois, le taux de majoration est port\u00e9 \u00e0 au moins 50%. Cette r\u00e9glementation s&#8217;applique \u00e0 toutes les entreprises, y compris les PME, \u00e0 partir du 1er avril 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Travail le jour f\u00e9ri\u00e9 : lorsqu&#8217;un travail est effectu\u00e9 pendant un jour f\u00e9ri\u00e9 l\u00e9gal d\u00e9fini \u00e0 l&#8217;article 35 de la Loi sur les normes du travail au Japon, une majoration salariale d&#8217;au moins 35% est requise. Cela se distingue du travail effectu\u00e9 pendant les jours de repos pr\u00e9vus (jours f\u00e9ri\u00e9s non l\u00e9gaux).<\/li>\n\n\n\n<li>Travail de nuit : pour le travail effectu\u00e9 entre 22 heures et 5 heures du matin, une majoration salariale d&#8217;au moins 25% (indemnit\u00e9 de nuit) doit \u00eatre pay\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ces taux de majoration sont cumulatifs. Par exemple, si un travail est effectu\u00e9 pendant les heures de nuit en plus des heures suppl\u00e9mentaires, le taux de majoration pour les heures suppl\u00e9mentaires de 25% et celui pour le travail de nuit de 25% sont additionn\u00e9s, ce qui n\u00e9cessite une majoration salariale totale d&#8217;au moins 50%. De m\u00eame, pour le travail effectu\u00e9 pendant un jour f\u00e9ri\u00e9 et pendant les heures de nuit, le taux de majoration est d&#8217;au moins 60%, soit la somme de 35% pour le travail le jour f\u00e9ri\u00e9 et de 25% pour le travail de nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>La base de calcul de ces majorations salariales est le salaire habituel des heures de travail ou des jours de travail de l&#8217;employ\u00e9. Cependant, certains types de salaires d\u00e9finis \u00e0 l&#8217;article 21 du R\u00e8glement d&#8217;application de la Loi sur les normes du travail au Japon peuvent \u00eatre exclus de ce salaire de base. Les salaires qui peuvent \u00eatre exclus sont limit\u00e9s \u00e0 ceux vers\u00e9s en fonction des circonstances personnelles du travailleur, et incluent sp\u00e9cifiquement les \u00e9l\u00e9ments suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Allocation familiale<\/li>\n\n\n\n<li>Indemnit\u00e9 de transport<\/li>\n\n\n\n<li>Allocation de s\u00e9paration<\/li>\n\n\n\n<li>Allocation pour l&#8217;\u00e9ducation des enfants<\/li>\n\n\n\n<li>Allocation de logement<\/li>\n\n\n\n<li>Salaire vers\u00e9 de mani\u00e8re ponctuelle<\/li>\n\n\n\n<li>Salaire vers\u00e9 pour des p\u00e9riodes d\u00e9passant un mois (comme les bonus)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Cependant, la question de savoir si ces allocations peuvent \u00eatre exclues ou non est d\u00e9termin\u00e9e par leur substance et non par leur nom. Par exemple, m\u00eame si elle est appel\u00e9e &#8220;allocation de logement&#8221;, si un montant uniforme est vers\u00e9 \u00e0 tous les employ\u00e9s, cela est consid\u00e9r\u00e9 comme ind\u00e9pendant des circonstances personnelles et ne peut pas \u00eatre exclu du salaire de base.<\/p>\n\n\n\n<p>Ci-dessous, un r\u00e9sum\u00e9 des taux de majoration salariale :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Type de travail<\/td><td>Taux de majoration (minimum)<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Heures suppl\u00e9mentaires (au-del\u00e0 des heures l\u00e9gales)<\/td><td>25% ou plus<\/td><\/tr><tr><td>Heures suppl\u00e9mentaires (partie d\u00e9passant 60 heures par mois)<\/td><td>50% ou plus<\/td><\/tr><tr><td>Travail le jour f\u00e9ri\u00e9 (travail pendant un jour f\u00e9ri\u00e9 l\u00e9gal)<\/td><td>35% ou plus<\/td><\/tr><tr><td>Travail de nuit (22h \u00e0 5h)<\/td><td>25% ou plus<\/td><\/tr><tr><td>Heures suppl\u00e9mentaires + Travail de nuit<\/td><td>50% ou plus (25%+25%)<\/td><\/tr><tr><td>Travail le jour f\u00e9ri\u00e9 + Travail de nuit<\/td><td>60% ou plus (35%+25%)<\/td><\/tr><tr><td>Heures suppl\u00e9mentaires au-del\u00e0 de 60 heures par mois + Travail de nuit<\/td><td>75% ou plus (50%+25%)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette majoration salariale, en particulier le taux \u00e9lev\u00e9 de 50% pour le travail d\u00e9passant 60 heures par mois, refl\u00e8te fortement une intention politique visant non seulement \u00e0 \u00e9tablir une r\u00e8gle de calcul des salaires, mais aussi \u00e0 inciter \u00e9conomiquement les entreprises \u00e0 limiter les heures de travail prolong\u00e9es et \u00e0 prot\u00e9ger la sant\u00e9 des travailleurs.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Une_exception_importante_le_%C2%AB_cadre_dirigeant_%C2%BB_sous_le_droit_du_travail_japonais\"><\/span>Une exception importante : le \u00ab cadre dirigeant \u00bb sous le droit du travail japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9glementations strictes concernant les heures de travail, les pauses et les jours de repos que nous avons \u00e9voqu\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent comportent une exception importante \u00e9tablie par l&#8217;article 41 de la Loi sur les normes du travail japonaise. Cette disposition stipule que les r\u00e8gles relatives aux heures de travail, aux pauses et aux jours de repos ne s&#8217;appliquent pas aux \u00ab personnes occupant un poste de supervision ou de gestion, quel que soit le type d&#8217;entreprise \u00bb (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9es \u00ab cadres dirigeants \u00bb). Par cons\u00e9quent, les entreprises ne sont pas tenues de payer des salaires major\u00e9s pour les heures suppl\u00e9mentaires ou le travail effectu\u00e9 pendant les jours de repos aux employ\u00e9s qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme des cadres dirigeants.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la d\u00e9termination de l&#8217;applicabilit\u00e9 du statut de cadre dirigeant ne se base pas formellement sur le titre de poste conf\u00e9r\u00e9 par l&#8217;entreprise (comme \u00ab chef de d\u00e9partement \u00bb ou \u00ab chef de section \u00bb), mais est strictement jug\u00e9e en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 des fonctions, des responsabilit\u00e9s et des pouvoirs de l&#8217;employ\u00e9, ainsi que de ses conditions de travail. Les tribunaux japonais tendent \u00e0 interpr\u00e9ter cette exception de mani\u00e8re tr\u00e8s limit\u00e9e et ne l&#8217;admettent pas facilement. \u00c0 travers l&#8217;interpr\u00e9tation administrative et de nombreux pr\u00e9c\u00e9dents judiciaires, il est \u00e9tabli qu&#8217;un employ\u00e9 doit satisfaire \u00e0 trois crit\u00e8res pour \u00eatre reconnu comme cadre dirigeant :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\">\n<li>Des fonctions, responsabilit\u00e9s et pouvoirs importants align\u00e9s avec ceux des dirigeants : l&#8217;employ\u00e9 doit d\u00e9tenir des pouvoirs significatifs dans la gestion du personnel de l&#8217;entreprise, tels que le recrutement, le licenciement, l&#8217;\u00e9valuation du personnel et la d\u00e9termination des conditions de travail. Il ne suffit pas d&#8217;avoir des subordonn\u00e9s ; il faut pouvoir prendre des d\u00e9cisions politiques pour son d\u00e9partement avec une autorit\u00e9 comparable \u00e0 celle des dirigeants.<\/li>\n\n\n\n<li>Un mode de travail exempt de gestion stricte des heures de travail : l&#8217;employ\u00e9 doit avoir une grande latitude concernant ses heures d&#8217;arriv\u00e9e et de d\u00e9part ainsi que la mani\u00e8re d&#8217;ex\u00e9cuter ses t\u00e2ches. Si l&#8217;entreprise contr\u00f4le strictement les heures d&#8217;arriv\u00e9e et de d\u00e9part, ou si les retards ou les d\u00e9parts anticip\u00e9s entra\u00eenent une r\u00e9duction de salaire, l&#8217;employ\u00e9 ne sera pas consid\u00e9r\u00e9 comme un cadre dirigeant. Il est essentiel d&#8217;\u00eatre en mesure d&#8217;ajuster ses heures de travail de mani\u00e8re flexible en fonction des besoins de gestion.<\/li>\n\n\n\n<li>Une r\u00e9mun\u00e9ration et des avantages correspondant \u00e0 la position : le salaire, y compris le salaire de base et les indemnit\u00e9s de fonction, doit \u00eatre avantageux par rapport \u00e0 celui des employ\u00e9s ordinaires et correspondre \u00e0 l&#8217;importance des responsabilit\u00e9s. Si le traitement n&#8217;est pas suffisamment \u00e9lev\u00e9 pour compenser l&#8217;absence de paiement des heures suppl\u00e9mentaires, cela peut \u00eatre un facteur d\u00e9cisif pour nier le statut de cadre dirigeant.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Un exemple embl\u00e9matique de cette interpr\u00e9tation stricte est l&#8217;affaire McDonald&#8217;s Japon (jugement du Tribunal de district de Tokyo du 28 janvier 2008). Dans cette affaire, le tribunal a jug\u00e9 que le g\u00e9rant d&#8217;un restaurant de hamburgers, bien qu&#8217;il dispos\u00e2t de certains pouvoirs en mati\u00e8re de gestion du magasin, n&#8217;\u00e9tait pas impliqu\u00e9 dans la prise de d\u00e9cision concernant la politique de gestion de l&#8217;entreprise dans son ensemble, et que sa latitude en mati\u00e8re d&#8217;heures de travail \u00e9tait limit\u00e9e, notamment en raison de la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des quarts de travail en cas de p\u00e9nurie de personnel, et que sa r\u00e9mun\u00e9ration n&#8217;\u00e9tait pas suffisante pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme celle d&#8217;un cadre dirigeant.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l&#8217;exception des cadres dirigeants est l&#8217;un des domaines les plus susceptibles de conflits dans le droit du travail japonais. Les soi-disant \u00ab cadres dirigeants de nom seulement \u00bb, qui re\u00e7oivent un titre de gestion sans \u00eatre r\u00e9ellement exempt\u00e9s du paiement des heures suppl\u00e9mentaires, ne sont pas l\u00e9galement reconnus et peuvent entra\u00eener un risque important de devoir payer ult\u00e9rieurement des salaires impay\u00e9s consid\u00e9rables.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de noter que m\u00eame si un employ\u00e9 est l\u00e9gitimement reconnu comme un cadre dirigeant, l&#8217;obligation de payer un salaire major\u00e9 pour le travail de nuit (de 22 heures \u00e0 5 heures du matin) n&#8217;est pas lev\u00e9e. De plus, le droit de prendre des cong\u00e9s pay\u00e9s annuels est garanti de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les autres travailleurs.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Tel que d\u00e9crit dans cet article, la r\u00e9glementation des heures de travail et des jours de repos en vertu du droit du travail japonais constitue l&#8217;\u00e9pine dorsale de la gestion du personnel des entreprises et est extr\u00eamement stricte. Les \u00ab heures de travail \u00bb l\u00e9gales sont d\u00e9termin\u00e9es non pas par contrat, mais par la r\u00e9alit\u00e9 objective, et sont soumises \u00e0 une limite sup\u00e9rieure de \u00ab 8 heures par jour et 40 heures par semaine \u00bb. Le travail en heures suppl\u00e9mentaires ou pendant les jours de repos au-del\u00e0 de cette limite n&#8217;est possible qu&#8217;avec un accord de 36 (Sanroku) convenablement conclu et d\u00e9clar\u00e9, et m\u00eame dans ce cas, il ne peut d\u00e9passer le plafond absolu fix\u00e9 par la loi. De plus, le paiement des salaires pour ces heures de travail est soumis \u00e0 des taux major\u00e9s d\u00e9finis par la loi. Bien qu&#8217;il existe une exception pour les \u00ab employ\u00e9s en position de gestion et de supervision \u00bb, son champ d&#8217;application est interpr\u00e9t\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s restrictive par la jurisprudence, et son application imprudente comporte un grand risque juridique. Comprendre et respecter pr\u00e9cis\u00e9ment ces r\u00e9glementations est un devoir fondamental pour mener des affaires au Japon et est essentiel du point de vue de la gestion de la conformit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une vaste exp\u00e9rience dans le conseil juridique et la gestion des conflits li\u00e9s aux heures de travail et aux jours de repos, sujets trait\u00e9s dans cet article, pour de nombreux clients au Japon. Notre cabinet compte plusieurs experts qui, en plus d&#8217;\u00eatre qualifi\u00e9s comme avocats au Japon, poss\u00e8dent \u00e9galement des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers et sont anglophones, ce qui nous permet de r\u00e9pondre aux d\u00e9fis sp\u00e9cifiques rencontr\u00e9s par les entreprises qui se d\u00e9veloppent \u00e0 l&#8217;international. Nous offrons un soutien pr\u00e9cis et pratique pour toutes vos questions concernant les r\u00e9glementations complexes du droit du travail japonais, y compris l&#8217;\u00e9tablissement de syst\u00e8mes de gestion des heures de travail, l&#8217;application appropri\u00e9e des accords de 36 (Sanroku) et l&#8217;\u00e9valuation de la pertinence des employ\u00e9s en position de gestion et de supervision.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la gestion des ressources humaines, qui constitue le fondement de l&#8217;activit\u00e9 des entreprises, la r\u00e9gulation des heures de travail et des jours de repos est l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments les plus  [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":73330,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[24,88],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73329"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73329"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73329\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":73446,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73329\/revisions\/73446"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/73330"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}