{"id":73367,"date":"2025-10-11T01:06:10","date_gmt":"2025-10-10T16:06:10","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73367"},"modified":"2025-10-21T12:59:31","modified_gmt":"2025-10-21T03:59:31","slug":"llc-member-withdrawal-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan","title":{"rendered":"Le retrait d&#8217;un associ\u00e9 et le remboursement de sa part dans une soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple selon le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais"},"content":{"rendered":"\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions (Godo Kaisha) est une forme d&#8217;entreprise extr\u00eamement populaire au Japon en raison de la simplicit\u00e9 de ses proc\u00e9dures de cr\u00e9ation et de l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;autonomie de ses statuts. Elle est souvent utilis\u00e9e par les entreprises \u00e9trang\u00e8res \u00e9tablissant une entit\u00e9 japonaise, en parall\u00e8le avec la soci\u00e9t\u00e9 par actions. Cependant, sa structure hautement flexible peut engendrer des points de droit sp\u00e9cifiques concernant l&#8217;adh\u00e9sion et le d\u00e9part des associ\u00e9s (\u00e9quivalents aux actionnaires dans une soci\u00e9t\u00e9 par actions). Le d\u00e9part d&#8217;un associ\u00e9 a un impact direct sur la p\u00e9rennit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9, les relations avec les autres associ\u00e9s et la r\u00e9partition de la valeur patrimoniale. Par cons\u00e9quent, il est essentiel pour les dirigeants et les responsables juridiques d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions de comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment les dispositions du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais concernant le d\u00e9part des associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet article offre une explication compl\u00e8te et d\u00e9taill\u00e9e du syst\u00e8me de d\u00e9part des associ\u00e9s d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions, selon le droit des soci\u00e9t\u00e9s au Japon. Le d\u00e9part d&#8217;un associ\u00e9 se divise principalement en deux cat\u00e9gories : le d\u00e9part volontaire, bas\u00e9 sur la volont\u00e9 de l&#8217;associ\u00e9, et le d\u00e9part l\u00e9gal, survenant \u00e0 la suite de circonstances sp\u00e9cifiques d\u00e9finies par la loi. Ces syst\u00e8mes sont con\u00e7us pour \u00e9quilibrer la libert\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9ration du capital investi par les associ\u00e9s avec la continuit\u00e9 de l&#8217;entreprise et la protection des int\u00e9r\u00eats des cr\u00e9anciers. L&#8217;article d\u00e9taille les exigences et les proc\u00e9dures de chaque syst\u00e8me de d\u00e9part, en se basant sur des articles de loi sp\u00e9cifiques, et approfondit \u00e9galement le calcul et les proc\u00e9dures juridiques pour le remboursement des parts, qui est l&#8217;un des droits les plus importants associ\u00e9s au d\u00e9part. En int\u00e9grant des exemples de jurisprudence japonaise, nous clarifierons les aspects pratiques de ce syst\u00e8me juridique complexe.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Demission_volontaire_basee_sur_la_volonte_de_l%E2%80%99employe_sous_le_droit_japonais\" title=\"D\u00e9mission volontaire bas\u00e9e sur la volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 sous le droit japonais\">D\u00e9mission volontaire bas\u00e9e sur la volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Le_depart_statutaire_d%E2%80%99un_associe_selon_les_dispositions_legales_japonaises\" title=\"Le d\u00e9part statutaire d&#8217;un associ\u00e9 selon les dispositions l\u00e9gales japonaises\">Le d\u00e9part statutaire d&#8217;un associ\u00e9 selon les dispositions l\u00e9gales japonaises<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Le_retrait_force_d%E2%80%99un_employe_par_la_volonte_d%E2%80%99autres_membres_l%E2%80%99exclusion_sous_le_droit_japonais\" title=\"Le retrait forc\u00e9 d&#8217;un employ\u00e9 par la volont\u00e9 d&#8217;autres membres : l&#8217;exclusion sous le droit japonais\">Le retrait forc\u00e9 d&#8217;un employ\u00e9 par la volont\u00e9 d&#8217;autres membres : l&#8217;exclusion sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Remboursement_des_parts_suite_a_une_demission_au_Japon\" title=\"Remboursement des parts suite \u00e0 une d\u00e9mission au Japon\">Remboursement des parts suite \u00e0 une d\u00e9mission au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Comparaison_entre_la_demission_volontaire_et_la_demission_statutaire_sous_le_droit_japonais\" title=\"Comparaison entre la d\u00e9mission volontaire et la d\u00e9mission statutaire sous le droit japonais\">Comparaison entre la d\u00e9mission volontaire et la d\u00e9mission statutaire sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Les_consequences_juridiques_d%E2%80%99un_depart_de_l%E2%80%99entreprise_au_Japon\" title=\"Les cons\u00e9quences juridiques d&#8217;un d\u00e9part de l&#8217;entreprise au Japon\">Les cons\u00e9quences juridiques d&#8217;un d\u00e9part de l&#8217;entreprise au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-withdrawal-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Demission_volontaire_basee_sur_la_volonte_de_l%E2%80%99employe_sous_le_droit_japonais\"><\/span>D\u00e9mission volontaire bas\u00e9e sur la volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La d\u00e9mission volontaire est un syst\u00e8me o\u00f9 l&#8217;employ\u00e9 quitte la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de son propre gr\u00e9, et ses r\u00e8gles fondamentales sont \u00e9tablies par l&#8217;article 606 du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<sup><\/sup>. C&#8217;est une disposition cruciale qui reconna\u00eet la libert\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 de se retirer de la soci\u00e9t\u00e9, fond\u00e9e sur la confiance personnelle entre les membres au sein d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 606, paragraphe 1, du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais \u00e9tablit la r\u00e8gle de base. Si les statuts ne fixent pas de dur\u00e9e de vie pour la soci\u00e9t\u00e9, ou si la dur\u00e9e de vie de la soci\u00e9t\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 celle d&#8217;un employ\u00e9, chaque employ\u00e9 peut d\u00e9missionner \u00e0 la fin de l&#8217;exercice fiscal. Cependant, pour exercer ce droit, l&#8217;employ\u00e9 souhaitant d\u00e9missionner doit notifier son intention de quitter la soci\u00e9t\u00e9 au moins six mois \u00e0 l&#8217;avance<sup><\/sup>. Cette p\u00e9riode de pr\u00e9avis de six mois vise \u00e0 \u00e9viter que la gestion de l&#8217;entreprise ne soit perturb\u00e9e par le d\u00e9part impr\u00e9vu d&#8217;un employ\u00e9, en donnant le temps n\u00e9cessaire pour prendre des mesures telles que la s\u00e9lection d&#8217;un successeur ou la pr\u00e9paration des fonds pour le remboursement des parts.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e est une forme d&#8217;organisation qui permet une large autonomie dans ses statuts. L&#8217;article 606, paragraphe 2, du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais applique ce principe aux r\u00e8gles de d\u00e9mission volontaire, permettant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de stipuler des dispositions diff\u00e9rentes dans ses statuts<sup><\/sup>. Par exemple, les statuts peuvent pr\u00e9voir que \u00ab les employ\u00e9s peuvent d\u00e9missionner \u00e0 la fin de l&#8217;exercice fiscal en notifiant la soci\u00e9t\u00e9 trois mois \u00e0 l&#8217;avance \u00bb, ce qui permet de fixer une p\u00e9riode de pr\u00e9avis plus courte que celle pr\u00e9vue par la loi. Ainsi, en concevant strat\u00e9giquement les statuts, il est possible de construire des r\u00e8gles de d\u00e9mission flexibles adapt\u00e9es \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de chaque soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais pr\u00e9voit des mesures de secours pour les employ\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des situations impr\u00e9vues. L&#8217;article 606, paragraphe 3, du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais stipule qu&#8217;en cas de \u00ab circonstances in\u00e9vitables \u00bb, un employ\u00e9 peut d\u00e9missionner \u00e0 tout moment, ind\u00e9pendamment des dispositions des statuts ou de la p\u00e9riode de pr\u00e9avis<sup><\/sup>. L&#8217;expression \u00ab nonobstant les dispositions des deux paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents \u00bb dans cet article indique que ce droit est une disposition imp\u00e9rative qui ne peut \u00eatre limit\u00e9e par les statuts. Cela sert de filet de s\u00e9curit\u00e9 pour emp\u00eacher que les employ\u00e9s soient li\u00e9s de mani\u00e8re permanente \u00e0 la gestion de l&#8217;entreprise. Parmi les exemples concrets de \u00ab circonstances in\u00e9vitables \u00bb, on peut citer le cas o\u00f9 un employ\u00e9 tombe gravement malade et n\u00e9cessite un traitement \u00e0 long terme, ou si l&#8217;employ\u00e9 d\u00e9m\u00e9nage dans une r\u00e9gion \u00e9loign\u00e9e rendant l&#8217;ex\u00e9cution des t\u00e2ches de l&#8217;entreprise difficile<sup><\/sup>. Cette disposition \u00e9tablit un \u00e9quilibre juridique entre les restrictions impos\u00e9es par les statuts pour assurer la stabilit\u00e9 de l&#8217;entreprise et les circonstances personnelles graves des employ\u00e9s individuels.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_depart_statutaire_d%E2%80%99un_associe_selon_les_dispositions_legales_japonaises\"><\/span>Le d\u00e9part statutaire d&#8217;un associ\u00e9 selon les dispositions l\u00e9gales japonaises<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9part statutaire d&#8217;un associ\u00e9 est un syst\u00e8me par lequel, ind\u00e9pendamment de la volont\u00e9 de l&#8217;associ\u00e9, celui-ci quitte automatiquement la soci\u00e9t\u00e9 en raison de la survenance de certains motifs sp\u00e9cifiques \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#8217;article 607, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Companies Act). Ce m\u00e9canisme vise \u00e0 r\u00e9organiser la structure de l&#8217;entreprise et \u00e0 assurer une gestion stable lorsque des changements significatifs surviennent dans la position de l&#8217;associ\u00e9 ou lorsque les fondements de la relation de confiance entre les associ\u00e9s sont perdus.<\/p>\n\n\n\n<p>Les motifs de d\u00e9part statutaire pr\u00e9vus par l&#8217;article 607, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s sont vari\u00e9s. Les principaux motifs sont les suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>La survenance d&#8217;un motif pr\u00e9vu dans les statuts<\/li>\n\n\n\n<li>Le consentement de tous les associ\u00e9s<\/li>\n\n\n\n<li>Le d\u00e9c\u00e8s de l&#8217;associ\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>La disparition de l&#8217;associ\u00e9 personne morale suite \u00e0 une fusion<\/li>\n\n\n\n<li>La d\u00e9cision d&#8217;ouverture d&#8217;une proc\u00e9dure de faillite \u00e0 l&#8217;encontre de l&#8217;associ\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>La dissolution de l&#8217;associ\u00e9 personne morale<\/li>\n\n\n\n<li>La mise sous tutelle de l&#8217;associ\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;exclusion<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ces motifs s&#8217;appliquent selon que l&#8217;associ\u00e9 est une personne physique ou une personne morale. Par exemple, le \u00ab d\u00e9c\u00e8s \u00bb s&#8217;applique \u00e0 un associ\u00e9 personne physique, tandis que la \u00ab disparition par fusion \u00bb ou la \u00ab dissolution \u00bb s&#8217;appliquent \u00e0 un associ\u00e9 personne morale.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici aussi, le principe de l&#8217;autonomie des statuts de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e joue un r\u00f4le certain. L&#8217;article 607, paragraphe 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s permet \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de pr\u00e9voir dans ses statuts l&#8217;exclusion de certains motifs de d\u00e9part statutaire. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il est possible de stipuler dans les statuts que l&#8217;associ\u00e9 ne quittera pas la soci\u00e9t\u00e9 m\u00eame en cas de \u00ab d\u00e9cision d&#8217;ouverture d&#8217;une proc\u00e9dure de faillite \u00bb, de \u00ab dissolution \u00bb ou de \u00ab mise sous tutelle \u00bb. Cette disposition rev\u00eat une importance strat\u00e9gique, notamment lorsque la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e est utilis\u00e9e comme joint-venture entre entreprises. Par exemple, il est possible de concevoir les statuts de mani\u00e8re \u00e0 ce que les difficult\u00e9s financi\u00e8res (faillite) ou la r\u00e9organisation (dissolution) d&#8217;une entreprise partenaire n&#8217;entra\u00eenent pas automatiquement son retrait de la joint-venture, renfor\u00e7ant ainsi la continuit\u00e9 de l&#8217;activit\u00e9. Ainsi, les statuts ne sont pas de simples documents formels, mais peuvent devenir un outil strat\u00e9gique pour g\u00e9rer les risques futurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, ind\u00e9pendamment de ces motifs, l&#8217;article 609 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s accorde au cr\u00e9ancier qui a saisi la part de l&#8217;associ\u00e9 le droit de faire quitter cet associ\u00e9 \u00e0 la fin de l&#8217;exercice social. Il s&#8217;agit d&#8217;un syst\u00e8me de d\u00e9part sp\u00e9cial con\u00e7u comme un moyen pour le cr\u00e9ancier de r\u00e9cup\u00e9rer son investissement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_retrait_force_d%E2%80%99un_employe_par_la_volonte_d%E2%80%99autres_membres_l%E2%80%99exclusion_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Le retrait forc\u00e9 d&#8217;un employ\u00e9 par la volont\u00e9 d&#8217;autres membres : l&#8217;exclusion sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Parmi les motifs l\u00e9gaux de retrait d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9, l&#8217;un des plus graves et conflictuels est l'&#8221;exclusion&#8221;. Ce m\u00e9canisme permet, en cas de faute grave d&#8217;un employ\u00e9, de l&#8217;exclure de force de la soci\u00e9t\u00e9 par la volont\u00e9 des autres membres. Comme il s&#8217;agit d&#8217;une mesure extr\u00eamement puissante qui prive l&#8217;employ\u00e9 de sa position contre sa volont\u00e9, le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais impose des proc\u00e9dures strictes et des exigences substantielles.<\/p>\n\n\n\n<p>La proc\u00e9dure d&#8217;exclusion est d\u00e9finie \u00e0 l&#8217;article 859 du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais. Pour proc\u00e9der \u00e0 une exclusion, une r\u00e9solution doit d&#8217;abord \u00eatre adopt\u00e9e par une majorit\u00e9 des membres autres que celui vis\u00e9 par l&#8217;exclusion. Ensuite, la soci\u00e9t\u00e9, en tant que plaignante, doit intenter une action en justice pour demander l&#8217;exclusion de l&#8217;employ\u00e9. Il n&#8217;est pas possible de proc\u00e9der \u00e0 une exclusion uniquement sur la base d&#8217;un accord entre les membres ; il est imp\u00e9ratif de solliciter un jugement judiciaire.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article mentionn\u00e9 \u00e9num\u00e8re les motifs l\u00e9gaux justifiant une exclusion, tels que :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Le non-respect de l&#8217;obligation de contribution<\/li>\n\n\n\n<li>La violation de l&#8217;obligation de non-concurrence<\/li>\n\n\n\n<li>La commission d&#8217;actes frauduleux dans l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Le manquement \u00e0 d&#8217;autres obligations importantes<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Cependant, les tribunaux japonais n&#8217;accordent pas facilement l&#8217;exclusion sur la seule base d&#8217;actes correspondant formellement \u00e0 ces motifs. La jurisprudence indique que pour justifier une exclusion, il est n\u00e9cessaire que les actes de l&#8217;employ\u00e9 concern\u00e9 aient irr\u00e9m\u00e9diablement d\u00e9truit la confiance entre les membres et que le maintien de cet employ\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 constitue un obstacle significatif \u00e0 la survie et \u00e0 la continuit\u00e9 des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette approche judiciaire est clairement illustr\u00e9e par deux d\u00e9cisions de justice contrast\u00e9es. La premi\u00e8re est un jugement du Tribunal de district de Tokyo en date du 29 novembre 2021, qui a admis l&#8217;exclusion. Dans cette affaire, le repr\u00e9sentant d&#8217;un membre corporatif avait d\u00e9tourn\u00e9 des fonds d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e pour son propre b\u00e9n\u00e9fice. Le tribunal a reconnu que cet acte correspondait \u00e0 l&#8217;acte frauduleux dans l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9, tel que d\u00e9fini \u00e0 l&#8217;article 859, paragraphe 3, du droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais. Le tribunal a jug\u00e9 que cette grave trahison avait fondamentalement d\u00e9truit la confiance entre les membres et rendu impossible la gestion normale de la soci\u00e9t\u00e9, justifiant ainsi l&#8217;exclusion. Dans ce cas, l&#8217;exclusion de l&#8217;employ\u00e9 fautif \u00e9tait n\u00e9cessaire pour la survie de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;autre d\u00e9cision est celle du Tribunal de district de Tokyo du 26 septembre 2019, qui a refus\u00e9 d&#8217;accorder l&#8217;exclusion. Dans cette affaire, un employ\u00e9 \u00e9tait accus\u00e9 de fraude fiscale et d&#8217;autres comportements inappropri\u00e9s. Cependant, le tribunal a pris en compte le fait que cet employ\u00e9 \u00e9tait la figure centrale de l&#8217;entreprise et g\u00e9n\u00e9rait \u00e0 lui seul presque tous les revenus de la soci\u00e9t\u00e9. En cons\u00e9quence, m\u00eame si cet employ\u00e9 avait commis des fautes, son exclusion aurait rendu impossible la continuit\u00e9 des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, menant \u00e0 son effondrement. Le tribunal a conclu que l&#8217;exclusion, dans ces circonstances, nuirait \u00e0 l&#8217;objectif m\u00eame de la survie de la soci\u00e9t\u00e9 et ne pouvait donc \u00eatre accord\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces cas jurisprudentiels montrent que les tribunaux japonais consid\u00e8rent l&#8217;exclusion non pas comme une punition pour l&#8217;employ\u00e9 fautif, mais comme un dernier recours pour pr\u00e9server la soci\u00e9t\u00e9. L&#8217;argument central des proc\u00e8s est de savoir si l&#8217;exclusion de l&#8217;employ\u00e9 est v\u00e9ritablement indispensable \u00e0 la continuit\u00e9 des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, une question qui doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e du point de vue de la gestion et des int\u00e9r\u00eats de l&#8217;entreprise. Par cons\u00e9quent, une soci\u00e9t\u00e9 envisageant une exclusion doit non seulement prouver la faute grave de l&#8217;employ\u00e9, mais aussi pr\u00e9senter un plan concret d\u00e9montrant que l&#8217;entreprise peut continuer ses activit\u00e9s apr\u00e8s son d\u00e9part, ce qui est crucial pour mener \u00e0 bien le proc\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Remboursement_des_parts_suite_a_une_demission_au_Japon\"><\/span>Remboursement des parts suite \u00e0 une d\u00e9mission au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;un employ\u00e9 quitte volontairement ou est contraint de quitter une entreprise au Japon, il a le droit de r\u00e9clamer le remboursement de ses parts aupr\u00e8s de l&#8217;entreprise. C&#8217;est un droit fondamental de propri\u00e9t\u00e9 pour les employ\u00e9s d\u00e9missionnaires, \u00e9tabli par l&#8217;article 611, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le calcul du montant du remboursement des parts doit \u00eatre effectu\u00e9 \u00ab selon la situation des biens de la soci\u00e9t\u00e9 au moment de la d\u00e9mission \u00bb, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 611, paragraphe 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s <sup><\/sup>. En pratique, cela signifie que le montant des actifs nets de l&#8217;entreprise au moment de la d\u00e9mission est calcul\u00e9, puis multipli\u00e9 par la proportion des parts de l&#8217;employ\u00e9 d\u00e9missionnaire. Le remboursement peut \u00eatre effectu\u00e9 en argent, que la contribution initiale ait \u00e9t\u00e9 en esp\u00e8ces ou en nature (m\u00eame article, paragraphe 3) <sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant le moment et l&#8217;objectivit\u00e9 de l&#8217;\u00e9valuation des parts, des d\u00e9cisions judiciaires importantes ont \u00e9t\u00e9 rendues. Dans un cas de litige fiscal (jugement du tribunal de district de Nagoya), l&#8217;\u00e9valuation du droit de r\u00e9clamation de remboursement des parts d&#8217;un employ\u00e9 d\u00e9c\u00e9d\u00e9 (une cause de d\u00e9mission l\u00e9gale) a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e <sup><\/sup>. Le tribunal a statu\u00e9 que la valeur du droit de r\u00e9clamation de remboursement devrait \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e objectivement sur la base de la valeur des actifs nets de l&#8217;entreprise au moment de la d\u00e9mission due au d\u00e9c\u00e8s de l&#8217;employ\u00e9. Il a \u00e9galement conclu que tout accord post\u00e9rieur entre les employ\u00e9s restants et les h\u00e9ritiers pour fixer le montant du remboursement \u00e0 z\u00e9ro n&#8217;affecte pas la valeur objective du droit \u00e9tabli au moment de la d\u00e9mission <sup><\/sup>. Ce jugement clarifie que le montant du remboursement des parts doit \u00eatre calcul\u00e9 sur la base de faits objectifs concernant la situation financi\u00e8re de l&#8217;entreprise au moment de la d\u00e9mission, et non sur un accord arbitraire entre les parties.<\/p>\n\n\n\n<p>Le remboursement des parts est un acte qui entra\u00eene la sortie des biens de l&#8217;entreprise, et des proc\u00e9dures strictes sont \u00e9tablies pour prot\u00e9ger les cr\u00e9anciers de l&#8217;entreprise. Si le montant du remboursement d\u00e9passe le montant des b\u00e9n\u00e9fices non distribu\u00e9s de l&#8217;entreprise, celle-ci doit suivre une proc\u00e9dure de protection des cr\u00e9anciers. Si le remboursement n\u00e9cessite une r\u00e9duction du capital social, les proc\u00e9dures de l&#8217;article 627 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (telles que l&#8217;annonce officielle et la sommation individuelle) sont requises <sup><\/sup>. M\u00eame si le capital social n&#8217;est pas r\u00e9duit, si le montant du remboursement d\u00e9passe les b\u00e9n\u00e9fices non distribu\u00e9s, la proc\u00e9dure d&#8217;opposition des cr\u00e9anciers bas\u00e9e sur l&#8217;article 635 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s est n\u00e9cessaire <sup><\/sup>. Ces proc\u00e9dures offrent aux cr\u00e9anciers l&#8217;opportunit\u00e9 de pr\u00e9senter des objections et obligent l&#8217;entreprise \u00e0 effectuer des paiements ou \u00e0 fournir des garanties si n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de remboursement abusif en violation de ces r\u00e9glementations, l&#8217;employ\u00e9 qui a ex\u00e9cut\u00e9 l&#8217;op\u00e9ration peut \u00eatre tenu responsable de rembourser le montant \u00e0 l&#8217;entreprise, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 636 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s <sup><\/sup>. Cela montre que la loi s&#8217;\u00e9tend pour s&#8217;assurer que les \u00e9v\u00e9nements internes tels que la d\u00e9mission d&#8217;un employ\u00e9 ne nuisent pas aux int\u00e9r\u00eats des cr\u00e9anciers externes de l&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_entre_la_demission_volontaire_et_la_demission_statutaire_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Comparaison entre la d\u00e9mission volontaire et la d\u00e9mission statutaire sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La d\u00e9mission volontaire et la d\u00e9mission statutaire, que nous avons d\u00e9taill\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, ont en commun le fait que l&#8217;employ\u00e9 se s\u00e9pare de l&#8217;entreprise. Cependant, elles diff\u00e8rent fondamentalement dans leurs causes d&#8217;occurrence et leurs caract\u00e9ristiques juridiques. La d\u00e9mission volontaire est un processus actif qui commence par la manifestation volontaire de la volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9, tandis que la d\u00e9mission statutaire est un processus passif qui survient en raison de causes objectives d\u00e9finies par la loi ou les statuts de l&#8217;entreprise. Les statuts interviennent de diff\u00e9rentes mani\u00e8res dans ces deux cas : dans la d\u00e9mission volontaire, ils peuvent ajuster des aspects proc\u00e9duraux tels que la modification de la p\u00e9riode de pr\u00e9avis, et dans la d\u00e9mission statutaire, ils peuvent exclure certaines causes sp\u00e9cifiques des motifs de d\u00e9mission. Comprendre ces diff\u00e9rences est essentiel pour g\u00e9rer correctement la gouvernance d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Caract\u00e9ristiques<\/td><td>D\u00e9mission volontaire<\/td><td>D\u00e9mission statutaire<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Base &amp; Cause d&#8217;occurrence<\/td><td>Volont\u00e9 spontan\u00e9e de l&#8217;employ\u00e9<\/td><td>Causes d\u00e9finies par la loi ou les statuts<\/td><\/tr><tr><td>Volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9<\/td><td>La volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 est la cause directe<\/td><td>Survient ind\u00e9pendamment de la volont\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9<\/td><\/tr><tr><td>R\u00f4le des statuts<\/td><td>Peut modifier la p\u00e9riode de pr\u00e9avis de d\u00e9mission, etc.<\/td><td>Peut exclure certains motifs statutaires de d\u00e9mission<\/td><\/tr><tr><td>Moment<\/td><td>En principe, \u00e0 la fin de l&#8217;exercice fiscal<\/td><td>Au moment de la survenance de la cause<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_consequences_juridiques_d%E2%80%99un_depart_de_l%E2%80%99entreprise_au_Japon\"><\/span>Les cons\u00e9quences juridiques d&#8217;un d\u00e9part de l&#8217;entreprise au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9part d&#8217;un employ\u00e9 entra\u00eene plusieurs effets juridiques au-del\u00e0 du simple remboursement des parts sociales.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d&#8217;abord, lorsque l&#8217;employ\u00e9 quitte l&#8217;entreprise, les informations le concernant inscrites dans les statuts (telles que le nom et l&#8217;adresse) sont automatiquement consid\u00e9r\u00e9es comme abrog\u00e9es sans qu&#8217;une r\u00e9solution de modification des statuts soit n\u00e9cessaire. Cela est stipul\u00e9 \u00e0 l&#8217;article 610 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (\u4f1a\u793e\u6cd5) et contribue \u00e0 simplifier les proc\u00e9dures.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, il existe des dispositions concernant la responsabilit\u00e9 de l&#8217;employ\u00e9 qui quitte l&#8217;entreprise. Selon l&#8217;article 612 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, un employ\u00e9 qui d\u00e9missionne reste responsable des dettes contract\u00e9es par l&#8217;entreprise avant que sa d\u00e9mission ne soit enregistr\u00e9e. Cette responsabilit\u00e9 s&#8217;\u00e9teint deux ans apr\u00e8s l&#8217;enregistrement de la d\u00e9mission. Cette disposition vise \u00e0 prot\u00e9ger les cr\u00e9anciers qui ont effectu\u00e9 des transactions avec l&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, et c&#8217;est peut-\u00eatre l&#8217;impact le plus significatif, il y a le risque de dissolution de l&#8217;entreprise. Si le d\u00e9part d&#8217;un employ\u00e9 entra\u00eene l&#8217;absence de tout membre dans une soci\u00e9t\u00e9 en nom collectif, alors, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;article 641, paragraphe 4 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, l&#8217;entreprise est automatiquement dissoute. Pour pr\u00e9server l&#8217;existence de l&#8217;entreprise, il est essentiel d&#8217;\u00e9viter une situation o\u00f9 il ne reste aucun membre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La d\u00e9mission d&#8217;un associ\u00e9 d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e japonaise (\u5408\u540c\u4f1a\u793e) ne se limite pas \u00e0 un simple d\u00e9part de personnel, mais est un processus juridique complexe qui affecte l&#8217;organisation de l&#8217;entreprise, ses actifs et m\u00eame sa p\u00e9rennit\u00e9. Le droit des soci\u00e9t\u00e9s au Japon offre deux cadres pour la d\u00e9mission d&#8217;un associ\u00e9 : la \u00ab d\u00e9mission volontaire \u00bb, qui respecte la volont\u00e9 de l&#8217;associ\u00e9, et la \u00ab d\u00e9mission statutaire \u00bb, bas\u00e9e sur des motifs objectifs, chacun \u00e9tant r\u00e9gi par des r\u00e8gles d\u00e9taill\u00e9es. En particulier, l&#8217;\u00ab exclusion \u00bb d&#8217;autres associ\u00e9s et le \u00ab remboursement des parts \u00bb lors de la d\u00e9mission sont soumis \u00e0 des exigences et des proc\u00e9dures juridiques strictes, n\u00e9cessitant une approche prudente. Ces syst\u00e8mes sont fond\u00e9s sur l&#8217;intention de la loi de concilier plusieurs valeurs : les droits des associ\u00e9s, la continuit\u00e9 de l&#8217;entreprise et la protection des int\u00e9r\u00eats des cr\u00e9anciers. Ainsi, la gestion des risques la plus efficace consiste \u00e0 anticiper les diverses situations qui pourraient survenir \u00e0 l&#8217;avenir d\u00e8s la cr\u00e9ation de l&#8217;entreprise et \u00e0 concevoir strat\u00e9giquement les statuts en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 de votre entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une expertise approfondie et une exp\u00e9rience pratique du droit des soci\u00e9t\u00e9s au Japon et a fourni des services juridiques li\u00e9s \u00e0 la cr\u00e9ation, \u00e0 la gestion et \u00e0 la d\u00e9mission des associ\u00e9s de soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e \u00e0 de nombreux clients, tant nationaux qu&#8217;internationaux. Notre cabinet compte plusieurs avocats parlant anglais et qualifi\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, qui comprennent profond\u00e9ment les d\u00e9fis et les besoins uniques de l&#8217;environnement commercial international. De la r\u00e9daction des statuts \u00e0 la mise en \u0153uvre de proc\u00e9dures de d\u00e9mission complexes, en passant par la r\u00e9solution des conflits connexes, nous sommes en mesure de fournir un soutien juridique complet et optimis\u00e9 pour votre situation. Si vous avez des questions concernant ce th\u00e8me, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 contacter notre cabinet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions (Godo Kaisha) est une forme d&#8217;entreprise extr\u00eamement populaire au Japon en raison de la simplicit\u00e9 de ses proc\u00e9dures de cr\u00e9ation et de l&#8217;\u00e9te [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":73368,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[24,88],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73367"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73367"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73367\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":73469,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73367\/revisions\/73469"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/73368"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73367"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73367"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}