{"id":73373,"date":"2025-10-11T01:06:10","date_gmt":"2025-10-10T16:06:10","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73373"},"modified":"2025-10-21T13:10:17","modified_gmt":"2025-10-21T04:10:17","slug":"llc-member-rights-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan","title":{"rendered":"Les droits des associ\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e japonaise : de la r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 la participation \u00e0 la gestion"},"content":{"rendered":"\n<p>Depuis l&#8217;entr\u00e9e en vigueur de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Companies Act) en 2006, la forme juridique de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (Godo Kaisha, LLC) est devenue un choix populaire pour de nombreux entrepreneurs, en raison de sa facilit\u00e9 de cr\u00e9ation et de sa flexibilit\u00e9 op\u00e9rationnelle. Inspir\u00e9e du mod\u00e8le am\u00e9ricain de la LLC (Limited Liability Company), cette structure est particuli\u00e8rement attrayante pour les entreprises envisageant un d\u00e9ploiement commercial international. L&#8217;un des concepts les plus importants \u00e0 comprendre au sujet de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e est la position de ses &#8220;membres&#8221;. Contrairement aux &#8220;employ\u00e9s&#8221; d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 par actions, les &#8220;membres&#8221; d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e sont les contributeurs au capital, c&#8217;est-\u00e0-dire les propri\u00e9taires. Cette position est similaire \u00e0 celle des actionnaires d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 par actions, mais avec une diff\u00e9rence fondamentale : la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e repose en principe sur la &#8220;concordance de la propri\u00e9t\u00e9 et de la gestion&#8221;. Autrement dit, les membres qui sont les contributeurs au capital g\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement eux-m\u00eames l&#8217;entreprise. Cette structure de base d\u00e9termine largement le contenu des droits accord\u00e9s aux membres. Cet article explore en profondeur les &#8220;parts sociales&#8221; d\u00e9tenues par les membres d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;ensemble des droits et obligations qu&#8217;ils ont envers la soci\u00e9t\u00e9. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, nous examinerons les droits des membres \u00e0 recevoir des avantages \u00e9conomiques de la soci\u00e9t\u00e9 (droits individuels) et \u00e0 participer et superviser la gestion de l&#8217;entreprise (droits collectifs), en expliquant comment la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9finit et prot\u00e8ge ces droits, en s&#8217;appuyant sur des articles sp\u00e9cifiques et des cas de jurisprudence.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Vue_d%E2%80%99ensemble_des_droits_des_associes_dans_une_societe_a_responsabilite_limitee_au_Japon_droits_individuels_et_droits_collectifs\" title=\"Vue d&#8217;ensemble des droits des associ\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e au Japon : droits individuels et droits collectifs\">Vue d&#8217;ensemble des droits des associ\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e au Japon : droits individuels et droits collectifs<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Le_contenu_specifique_du_droit_a_beneficier_d%E2%80%99interets_economiques_droit_a_l%E2%80%99auto-benefice_sous_le_droit_japonais\" title=\"Le contenu sp\u00e9cifique du droit \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques (droit \u00e0 l&#8217;auto-b\u00e9n\u00e9fice) sous le droit japonais\">Le contenu sp\u00e9cifique du droit \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques (droit \u00e0 l&#8217;auto-b\u00e9n\u00e9fice) sous le droit japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Repartition_des_benefices_et_des_pertes_sous_le_droit_des_societes_japonais\" title=\"R\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices et des pertes sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais\">R\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices et des pertes sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#La_distribution_des_benefices_sous_le_droit_japonais\" title=\"La distribution des b\u00e9n\u00e9fices sous le droit japonais\">La distribution des b\u00e9n\u00e9fices sous le droit japonais<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Le_contenu_specifique_des_droits_de_participation_et_de_surveillance_dans_la_gestion_droits_d%E2%80%99interets_communs_sous_le_droit_japonais\" title=\"Le contenu sp\u00e9cifique des droits de participation et de surveillance dans la gestion (droits d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs) sous le droit japonais\">Le contenu sp\u00e9cifique des droits de participation et de surveillance dans la gestion (droits d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs) sous le droit japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Droit_d%E2%80%99execution_des_operations_et_droit_de_representation\" title=\"Droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations et droit de repr\u00e9sentation\">Droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations et droit de repr\u00e9sentation<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Droits_de_surveillance_et_d%E2%80%99inspection\" title=\"Droits de surveillance et d&#8217;inspection\">Droits de surveillance et d&#8217;inspection<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Comparaison_des_droits_entre_la_societe_par_actions_KK_et_la_societe_a_responsabilite_limitee_GK_au_Japon\" title=\"Comparaison des droits entre la soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) au Japon\">Comparaison des droits entre la soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Conflits_entre_associes_et_jurisprudence_au_Japon_l%E2%80%99exclusion_d%E2%80%99un_associe\" title=\"Conflits entre associ\u00e9s et jurisprudence au Japon : l&#8217;exclusion d&#8217;un associ\u00e9\">Conflits entre associ\u00e9s et jurisprudence au Japon : l&#8217;exclusion d&#8217;un associ\u00e9<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-10\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/llc-member-rights-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Vue_d%E2%80%99ensemble_des_droits_des_associes_dans_une_societe_a_responsabilite_limitee_au_Japon_droits_individuels_et_droits_collectifs\"><\/span>Vue d&#8217;ensemble des droits des associ\u00e9s dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e au Japon : droits individuels et droits collectifs<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les droits d\u00e9tenus par les associ\u00e9s d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (G\u014dd\u014d Kaisha) au Japon sont class\u00e9s en deux grandes cat\u00e9gories en fonction de leur nature. Il s&#8217;agit d&#8217;une m\u00e9thode de classification traditionnelle dans le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais, \u00e9galement utilis\u00e9e pour expliquer les droits des actionnaires dans une soci\u00e9t\u00e9 par actions. Ces cat\u00e9gories sont les droits individuels (jiekiken) et les droits collectifs (ky\u014dekiken).<\/p>\n\n\n\n<p>Les droits individuels (\u81ea\u76ca\u6a29, jiekiken) font r\u00e9f\u00e9rence aux droits exerc\u00e9s par les associ\u00e9s contre la soci\u00e9t\u00e9 pour leur propre b\u00e9n\u00e9fice \u00e9conomique. Cela inclut le droit de r\u00e9clamer une part des b\u00e9n\u00e9fices g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les activit\u00e9s de l&#8217;entreprise et le droit de recevoir une part des actifs restants en cas de dissolution de la soci\u00e9t\u00e9. Ces droits sont caract\u00e9ris\u00e9s comme un retour direct sur l&#8217;investissement des associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autre part, les droits collectifs (\u5171\u76ca\u6a29, ky\u014dekiken) sont les droits exerc\u00e9s par les associ\u00e9s pour le b\u00e9n\u00e9fice de l&#8217;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, leur permettant de participer \u00e0 la gestion ou de superviser la gestion de l&#8217;entreprise. Cela comprend sp\u00e9cifiquement le droit d&#8217;ex\u00e9cuter les op\u00e9rations de l&#8217;entreprise et le droit d&#8217;inspecter l&#8217;\u00e9tat de ces op\u00e9rations. Les droits collectifs visent non seulement l&#8217;int\u00e9r\u00eat des associ\u00e9s individuels mais aussi la gestion saine de l&#8217;entreprise en tant qu&#8217;entit\u00e9 commerciale commune.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une soci\u00e9t\u00e9 par actions, la propri\u00e9t\u00e9 (actionnaires) et la gestion (directeurs) sont s\u00e9par\u00e9es, ce qui permet de distinguer assez clairement entre les droits individuels (comme le droit de recevoir des dividendes) et les droits collectifs (comme le droit de vote en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires). Cependant, dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e, o\u00f9 la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion sont en principe align\u00e9es, la fronti\u00e8re entre ces deux types de droits est plus fluide. Par exemple, le droit d&#8217;ex\u00e9cuter les op\u00e9rations (un droit collectif) d\u00e9coule directement de la position de l&#8217;associ\u00e9 en tant que propri\u00e9taire, et les b\u00e9n\u00e9fices r\u00e9sultant de l&#8217;exercice de ce droit sont finalement redistribu\u00e9s aux associ\u00e9s \u00e0 travers leurs droits individuels. Comprendre cette interrelation est la cl\u00e9 pour saisir la structure des droits dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e au Japon.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_contenu_specifique_du_droit_a_beneficier_d%E2%80%99interets_economiques_droit_a_l%E2%80%99auto-benefice_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Le contenu sp\u00e9cifique du droit \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques (droit \u00e0 l&#8217;auto-b\u00e9n\u00e9fice) sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Au c\u0153ur du droit \u00e0 l&#8217;auto-b\u00e9n\u00e9fice des employ\u00e9s se trouve le droit de jouir des b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;entreprise. La loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9finit ce droit \u00e0 travers deux aspects : la r\u00e9partition des pertes et b\u00e9n\u00e9fices et la distribution des profits. Bien qu&#8217;\u00e9troitement li\u00e9s, ces concepts pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences significatives en termes de signification juridique et de proc\u00e9dures.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Repartition_des_benefices_et_des_pertes_sous_le_droit_des_societes_japonais\"><\/span>R\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices et des pertes sous le droit des soci\u00e9t\u00e9s japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices et des pertes est le processus qui d\u00e9termine, \u00e0 la fin d&#8217;une p\u00e9riode comptable, quelle part des profits ou des pertes r\u00e9alis\u00e9s par l&#8217;entreprise sera attribu\u00e9e \u00e0 chaque associ\u00e9 et dans quelle proportion. Cette r\u00e9partition est l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments les plus importants pour d\u00e9finir les relations \u00e9conomiques entre les associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 622, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tablit le principe de base concernant cette r\u00e9partition. Selon ce principe, en l&#8217;absence de dispositions sp\u00e9cifiques dans les statuts de la soci\u00e9t\u00e9, la r\u00e9partition se fait en fonction de la valeur des apports de chaque associ\u00e9. Cela signifie que les associ\u00e9s ayant contribu\u00e9 davantage au capital de la soci\u00e9t\u00e9 assumeront une plus grande part des b\u00e9n\u00e9fices (ou des pertes).<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, l&#8217;une des caract\u00e9ristiques majeures d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple au Japon est la possibilit\u00e9 de modifier ce principe de mani\u00e8re flexible gr\u00e2ce \u00e0 la &#8220;souverainet\u00e9 des statuts&#8221;. Les associ\u00e9s peuvent, par accord dans les statuts, d\u00e9terminer librement la r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices et des pertes selon des crit\u00e8res totalement diff\u00e9rents de la valeur des apports. Par exemple, si un associ\u00e9 A fournit le capital et un associ\u00e9 B apporte un savoir-faire technique ou des connaissances sp\u00e9cialis\u00e9es, il est possible d&#8217;\u00e9valuer la contribution de B et de lui attribuer un taux de r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices sup\u00e9rieur \u00e0 celui d&#8217;A, m\u00eame si B a investi moins de capital. Cette flexibilit\u00e9 est l&#8217;une des raisons pour lesquelles les soci\u00e9t\u00e9s en commandite simple sont privil\u00e9gi\u00e9es dans les entreprises conjointes o\u00f9 se rassemblent des talents aux formes de contributions diverses.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, l&#8217;article 622, paragraphe 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s stipule que si les statuts d\u00e9terminent une r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices ou des pertes pour un seul des deux, il est pr\u00e9sum\u00e9 que cette r\u00e9partition s&#8217;applique \u00e0 la fois aux b\u00e9n\u00e9fices et aux pertes. C&#8217;est une disposition qui interpr\u00e8te l&#8217;intention raisonnable des parties.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de noter que si des pertes sont r\u00e9parties, cela ne signifie pas n\u00e9cessairement une demande imm\u00e9diate de contributions suppl\u00e9mentaires. En g\u00e9n\u00e9ral, sauf disposition sp\u00e9ciale dans les statuts, le montant des pertes est trait\u00e9 en r\u00e9duisant la valeur comptable des parts de chaque associ\u00e9. Ce traitement affecte le montant du remboursement des parts lors du d\u00e9part d&#8217;un associ\u00e9 ainsi que la r\u00e9partition de l&#8217;actif r\u00e9siduel en cas de liquidation de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_distribution_des_benefices_sous_le_droit_japonais\"><\/span>La distribution des b\u00e9n\u00e9fices sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Alors que la r\u00e9partition des pertes et profits d\u00e9termine l&#8217;attribution des b\u00e9n\u00e9fices comptables, la distribution des b\u00e9n\u00e9fices se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&#8217;acte de r\u00e9partir r\u00e9ellement les actifs de l&#8217;entreprise entre les associ\u00e9s. Selon l&#8217;article 621, paragraphe 1 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (\u4f1a\u793e\u6cd5), les associ\u00e9s ont le droit de r\u00e9clamer une distribution des b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 l&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la &#8220;distribution du surplus&#8221; dans les soci\u00e9t\u00e9s par actions peut se faire \u00e0 partir du surplus de b\u00e9n\u00e9fices et du surplus de capital, la &#8220;distribution des b\u00e9n\u00e9fices&#8221; dans les soci\u00e9t\u00e9s en nom collectif se base, comme son nom l&#8217;indique, uniquement sur les b\u00e9n\u00e9fices. Cette diff\u00e9rence est \u00e9galement cruciale pour la protection des actifs de l&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la proc\u00e9dure de distribution des b\u00e9n\u00e9fices, les soci\u00e9t\u00e9s en nom collectif b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une grande flexibilit\u00e9. En principe, selon la loi, les associ\u00e9s peuvent demander une distribution des b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 tout moment, mais cela pourrait rendre la gestion de la tr\u00e9sorerie de l&#8217;entreprise instable. Par cons\u00e9quent, il est extr\u00eamement important, dans la pratique, de d\u00e9finir sp\u00e9cifiquement dans les statuts les p\u00e9riodes, la fr\u00e9quence et les proc\u00e9dures de demande de distribution des b\u00e9n\u00e9fices. Par exemple, en \u00e9tablissant une r\u00e8gle telle que &#8220;la distribution est effectu\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;approbation des comptes de fin d&#8217;exercice, sur d\u00e9cision de la majorit\u00e9 des associ\u00e9s ex\u00e9cutants&#8221;, il est possible de planifier la distribution des actifs.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, cette libert\u00e9 de distribution est soumise \u00e0 des contraintes juridiques strictes, connues sous le nom de &#8220;r\u00e9glementation des sources de financement&#8221;. L&#8217;article 628 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s stipule que si le montant de la distribution d\u00e9passe les b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;entreprise \u00e0 la date de cette distribution, l&#8217;entreprise ne peut pas effectuer cette distribution des b\u00e9n\u00e9fices. Il s&#8217;agit d&#8217;une r\u00e8gle absolue pour emp\u00eacher un \u00e9coulement injustifi\u00e9 des actifs de l&#8217;entreprise et prot\u00e9ger les cr\u00e9anciers de celle-ci. L&#8217;entreprise a le droit et l&#8217;obligation de refuser toute demande de distribution qui viole cette r\u00e9glementation.<\/p>\n\n\n\n<p>Si une entreprise effectue une distribution (distribution ill\u00e9gale) en violation de cette r\u00e9glementation des sources de financement, les cons\u00e9quences sont graves. Selon l&#8217;article 629, paragraphe 1 de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, les associ\u00e9s qui ont ex\u00e9cut\u00e9 les op\u00e9rations li\u00e9es \u00e0 cette distribution sont tenus, solidairement avec les associ\u00e9s qui ont re\u00e7u la distribution ill\u00e9gale, de rembourser \u00e0 l&#8217;entreprise un montant \u00e9quivalent \u00e0 la distribution. Les associ\u00e9s ex\u00e9cutants ne peuvent \u00e9chapper \u00e0 cette responsabilit\u00e9 qu&#8217;en prouvant qu&#8217;ils n&#8217;ont pas n\u00e9glig\u00e9 leurs devoirs dans l&#8217;ex\u00e9cution de leurs fonctions. L&#8217;exon\u00e9ration de cette obligation n\u00e9cessite en principe le consentement de tous les associ\u00e9s, mais elle est limit\u00e9e au montant des b\u00e9n\u00e9fices existants au moment de la distribution. De plus, les cr\u00e9anciers de l&#8217;entreprise peuvent \u00e9galement r\u00e9clamer directement le paiement aux associ\u00e9s qui ont re\u00e7u la distribution ill\u00e9gale. Ainsi, derri\u00e8re la flexibilit\u00e9 de la distribution des b\u00e9n\u00e9fices se cache une responsabilit\u00e9 stricte de pr\u00e9servation des actifs impos\u00e9e tant aux associ\u00e9s qu&#8217;aux gestionnaires.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_contenu_specifique_des_droits_de_participation_et_de_surveillance_dans_la_gestion_droits_d%E2%80%99interets_communs_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Le contenu sp\u00e9cifique des droits de participation et de surveillance dans la gestion (droits d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs) sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les droits d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs d\u00e9finissent comment les associ\u00e9s, en tant que propri\u00e9taires d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9, peuvent s&#8217;impliquer dans sa gestion et la superviser. Dans le cas des soci\u00e9t\u00e9s en nom collectif, o\u00f9 la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion sont align\u00e9es, la conception de ces droits est fondamentale pour la gouvernance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Droit_d%E2%80%99execution_des_operations_et_droit_de_representation\"><\/span>Droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations et droit de repr\u00e9sentation<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tablit d&#8217;abord les principes relatifs \u00e0 l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations et \u00e0 la repr\u00e9sentation des soci\u00e9t\u00e9s en nom collectif, puis autorise leur personnalisation via les statuts.<\/p>\n\n\n\n<p>En principe, selon l&#8217;article 590, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, tous les associ\u00e9s ont le droit d&#8217;ex\u00e9cuter les op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9 (droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations). Si la soci\u00e9t\u00e9 compte plusieurs associ\u00e9s, les op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9 sont d\u00e9cid\u00e9es par la majorit\u00e9 des associ\u00e9s, sauf disposition contraire des statuts (m\u00eame article, paragraphe 2). De plus, en principe, les associ\u00e9s ex\u00e9cutant les op\u00e9rations ont \u00e9galement le pouvoir de repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9 (droit de repr\u00e9sentation), conform\u00e9ment aux articles 599, paragraphes 1 et 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s. Autrement dit, si rien n&#8217;est sp\u00e9cifi\u00e9, tous les associ\u00e9s sont \u00e0 la fois ex\u00e9cutants des op\u00e9rations et repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, il peut \u00eatre inefficace ou rendre la responsabilit\u00e9 floue si tous les associ\u00e9s sont impliqu\u00e9s dans la prise de d\u00e9cision de gestion et dans les actes contractuels externes. Par cons\u00e9quent, la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s permet de concentrer les pouvoirs via les statuts. Il est possible de d\u00e9signer certains associ\u00e9s comme &#8220;associ\u00e9s ex\u00e9cutants des op\u00e9rations&#8221; dans les statuts. Dans ce cas, le droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations est limit\u00e9 \u00e0 ces associ\u00e9s d\u00e9sign\u00e9s, et les autres associ\u00e9s sont exclus de la prise de d\u00e9cision de gestion. Les d\u00e9cisions op\u00e9rationnelles sont prises par la majorit\u00e9 des associ\u00e9s ex\u00e9cutants des op\u00e9rations (loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s, article 591, paragraphe 1).<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement possible de d\u00e9signer certains des associ\u00e9s ex\u00e9cutants des op\u00e9rations comme &#8220;repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9&#8221;. Lorsqu&#8217;un repr\u00e9sentant de la soci\u00e9t\u00e9 est d\u00e9sign\u00e9, le pouvoir de repr\u00e9senter l\u00e9galement la soci\u00e9t\u00e9 est concentr\u00e9 sur ce repr\u00e9sentant, et les autres associ\u00e9s ex\u00e9cutants des op\u00e9rations se chargent uniquement des op\u00e9rations internes. De plus, lorsqu&#8217;une personne morale est associ\u00e9e, elle doit nommer et enregistrer un &#8220;ex\u00e9cutant des fonctions&#8221; en tant que personne physique pour ex\u00e9cuter les op\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Droits_de_surveillance_et_d%E2%80%99inspection\"><\/span>Droits de surveillance et d&#8217;inspection<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>M\u00eame les associ\u00e9s qui ne d\u00e9tiennent pas le droit d&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations, c&#8217;est-\u00e0-dire les investisseurs retir\u00e9s de la ligne de front de la gestion, conservent des droits importants pour prot\u00e9ger leur investissement. Il s&#8217;agit du droit d&#8217;inspecter la situation des op\u00e9rations et des biens de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 592, paragraphe 1, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s stipule clairement que m\u00eame les associ\u00e9s qui n&#8217;ont pas le droit d&#8217;ex\u00e9cuter les op\u00e9rations peuvent inspecter la situation des op\u00e9rations et des biens de la soci\u00e9t\u00e9. C&#8217;est un pouvoir tr\u00e8s puissant pour superviser l&#8217;ex\u00e9cution des op\u00e9rations par les associ\u00e9s ex\u00e9cutants et v\u00e9rifier les irr\u00e9gularit\u00e9s ou les erreurs de gestion.<\/p>\n\n\n\n<p>Compte tenu de l&#8217;importance de ce droit d&#8217;inspection, la loi rend difficile sa suppression arbitraire. L&#8217;article 592, paragraphe 2, de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s permet de sp\u00e9cifier des dispositions diff\u00e9rentes dans les statuts concernant ce droit d&#8217;inspection, mais avec la r\u00e9serve que &#8220;les statuts ne peuvent pas limiter le droit d&#8217;effectuer une inspection selon ce paragraphe \u00e0 la fin de l&#8217;exercice ou en cas de raison importante&#8221;. Cela signifie que m\u00eame les statuts ne peuvent pas priver les associ\u00e9s de leur droit minimal de surveillance. Cette disposition constitue une sauvegarde importante pour les associ\u00e9s minoritaires ou les investisseurs qui ne participent pas \u00e0 la gestion, afin de prot\u00e9ger leur part d&#8217;investissement. Comme nous le verrons dans les cas juridiques discut\u00e9s plus loin, l&#8217;atteinte \u00e0 ce droit d&#8217;inspection a \u00e9t\u00e9 un point de litige majeur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_des_droits_entre_la_societe_par_actions_KK_et_la_societe_a_responsabilite_limitee_GK_au_Japon\"><\/span>Comparaison des droits entre la soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les caract\u00e9ristiques des droits des associ\u00e9s d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) peuvent \u00eatre mieux comprises en les comparant avec les droits des actionnaires d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK), la forme d&#8217;entreprise la plus courante au Japon. Les diff\u00e9rences entre les deux d\u00e9coulent de la relation fondamentale entre la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion.<\/p>\n\n\n\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK) repose sur le principe de la s\u00e9paration entre la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion, o\u00f9 les investisseurs, c&#8217;est-\u00e0-dire les actionnaires, d\u00e9l\u00e8guent la gestion \u00e0 des directeurs professionnels. Les droits des actionnaires se concentrent principalement sur l&#8217;influence indirecte sur la gestion par l&#8217;exercice des droits de vote lors de l&#8217;assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires et sur la r\u00e9ception de dividendes.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) est bas\u00e9e sur le principe de l&#8217;alignement entre la propri\u00e9t\u00e9 et la gestion, o\u00f9 les investisseurs, c&#8217;est-\u00e0-dire les associ\u00e9s, g\u00e8rent eux-m\u00eames l&#8217;entreprise. Par cons\u00e9quent, leurs droits sont plus directs et flexibles. Par exemple, la r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices n&#8217;est pas li\u00e9e \u00e0 la proportion des contributions mais peut \u00eatre librement d\u00e9termin\u00e9e dans les statuts. Les d\u00e9cisions peuvent \u00e9galement \u00eatre prises rapidement par consensus entre les associ\u00e9s, sans avoir besoin de proc\u00e9dures formelles comme une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Le transfert de parts n\u00e9cessite le consentement de tous les autres associ\u00e9s, ce qui cr\u00e9e une structure ferm\u00e9e qui valorise les relations de confiance au sein de l&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Ci-dessous, vous trouverez un tableau r\u00e9capitulatif de ces principales diff\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Caract\u00e9ristiques<\/td><td>Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK)<\/td><td>Soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK)<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Principe de r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices<\/td><td>D\u00e9terminable librement dans les statuts<\/td><td>En principe, selon la proportion des contributions<\/td><\/tr><tr><td>Organe de d\u00e9cision<\/td><td>En principe, consentement ou majorit\u00e9 des associ\u00e9s<\/td><td>Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires<\/td><\/tr><tr><td>Base des droits de vote<\/td><td>En principe, d\u00e9cision par la majorit\u00e9 des associ\u00e9s (modifiable dans les statuts)<\/td><td>En principe, un vote par action<\/td><\/tr><tr><td>Gestionnaires<\/td><td>Associ\u00e9s ex\u00e9cutant les op\u00e9rations (en principe, tous les associ\u00e9s)<\/td><td>Directeurs<\/td><\/tr><tr><td>Relation entre propri\u00e9t\u00e9 et gestion<\/td><td>Alignement<\/td><td>S\u00e9paration<\/td><\/tr><tr><td>Transfert de parts<\/td><td>Consentement de tous les autres associ\u00e9s requis<\/td><td>En principe, libre (sauf pour les actions \u00e0 transfert restreint)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette comparaison montre que la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (GK) est adapt\u00e9e aux petites entreprises collaboratives qui visent une gestion flexible et rapide bas\u00e9e sur des relations de confiance personnelles, tandis que la soci\u00e9t\u00e9 par actions (KK) convient mieux \u00e0 la gestion d&#8217;entreprises de grande envergure qui cherchent \u00e0 lever des capitaux de mani\u00e8re \u00e9tendue et \u00e0 s\u00e9parer la propri\u00e9t\u00e9 de la gestion.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Conflits_entre_associes_et_jurisprudence_au_Japon_l%E2%80%99exclusion_d%E2%80%99un_associe\"><\/span>Conflits entre associ\u00e9s et jurisprudence au Japon : l&#8217;exclusion d&#8217;un associ\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La flexibilit\u00e9 et la nature ferm\u00e9e d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions (G\u014dd\u014d Kaisha) sont de grands avantages tant que la confiance entre les associ\u00e9s est maintenue. Cependant, une fois cette confiance rompue, il existe un risque s\u00e9rieux de stagnation de la gestion et de conflits. Dans de telles situations, le recours juridique ultime est l&#8217;exclusion forc\u00e9e de l&#8217;associ\u00e9 probl\u00e9matique, un processus connu sous le nom d'&#8221;exclusion&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 859 du Code des soci\u00e9t\u00e9s japonais stipule qu&#8217;en cas de faute ou de violation grave des obligations par un associ\u00e9, ou pour d&#8217;autres raisons imp\u00e9rieuses, la soci\u00e9t\u00e9 peut demander l&#8217;exclusion de cet associ\u00e9 sur la base d&#8217;une r\u00e9solution adopt\u00e9e par la majorit\u00e9 des autres associ\u00e9s. Deux cas de jurisprudence contrast\u00e9s fournissent des indications importantes sur la mani\u00e8re dont ces &#8220;raisons imp\u00e9rieuses&#8221; sont interpr\u00e9t\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, il y a le cas o\u00f9 la demande d&#8217;exclusion a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, comme dans le jugement du Tribunal de district de Tokyo en date du 3 juillet 2019 (2019\u5e747\u67083\u65e5). Dans cette affaire, une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions compos\u00e9e de deux associ\u00e9s, un couple mari\u00e9, o\u00f9 l&#8217;associ\u00e9e A a demand\u00e9 l&#8217;exclusion de son mari, l&#8217;associ\u00e9 repr\u00e9sentant Y. A a all\u00e9gu\u00e9 que Y avait falsifi\u00e9 sa signature pour cr\u00e9er des \u00e9tats financiers et avait refus\u00e9 de permettre l&#8217;acc\u00e8s aux livres comptables, entre autres motifs d&#8217;exclusion. Cependant, le tribunal a rejet\u00e9 la demande. La principale raison \u00e9tait que les activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 reposaient essentiellement sur les actions de Y seul, et que son exclusion aurait gravement entrav\u00e9 la continuit\u00e9 des op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9. Le tribunal a reconnu que les actions de Y \u00e9taient probl\u00e9matiques, mais a jug\u00e9 que le conflit conjugal avait \u00e9t\u00e9 import\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 et que l&#8217;exclusion de Y n&#8217;\u00e9tait pas &#8220;imp\u00e9rative&#8221; pour la survie de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, il y a le cas o\u00f9 la demande d&#8217;exclusion a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e, comme dans le jugement du Tribunal de district de Tokyo en date du 29 novembre 2021 (2021\u5e7411\u670829\u65e5). Dans cette affaire, \u00e9galement impliquant une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e par actions avec deux associ\u00e9s, l&#8217;un des associ\u00e9s (une personne morale) avait commis un grave acte de malversation en d\u00e9tournant des fonds de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 des fins personnelles. L&#8217;autre associ\u00e9 a demand\u00e9 l&#8217;exclusion de l&#8217;associ\u00e9 personne morale dont le dirigeant avait commis la fraude. Le tribunal a accept\u00e9 cette demande. Le jugement a \u00e9tabli que le d\u00e9tournement de fonds correspondait clairement \u00e0 l&#8217;acte de fraude dans l&#8217;exercice des affaires mentionn\u00e9 \u00e0 l&#8217;article 859, paragraphe 3, du Code des soci\u00e9t\u00e9s, et qu&#8217;il avait fondamentalement d\u00e9truit la confiance entre les associ\u00e9s. Dans ce cas, la gravit\u00e9 de la fraude a surpass\u00e9 l&#8217;impact de l&#8217;exclusion sur les op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9, et il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 imp\u00e9ratif d&#8217;exclure l&#8217;associ\u00e9 fautif pour la saine survie de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux cas de jurisprudence montrent que les tribunaux prennent en compte non seulement la l\u00e9galit\u00e9 formelle des actes, mais aussi leur impact substantiel sur la continuit\u00e9 des op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9 et la mesure dans laquelle ils ont d\u00e9truit la confiance entre les associ\u00e9s. En particulier, une ligne claire est trac\u00e9e entre les actes de fraude graves mena\u00e7ant l&#8217;existence m\u00eame de la soci\u00e9t\u00e9 (comme l&#8217;abus de biens sociaux) et les probl\u00e8mes tels que les divergences de gestion ou le manquement \u00e0 l&#8217;exercice du pouvoir de surveillance. Cela sugg\u00e8re l&#8217;importance pour les associ\u00e9s de comprendre que l&#8217;exclusion est une mesure de dernier recours utilis\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s limit\u00e9e et souligne l&#8217;importance de r\u00e9soudre les conflits par des proc\u00e9dures et des n\u00e9gociations \u00e9tablies dans les statuts avant qu&#8217;ils ne s&#8217;aggravent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans cet article, nous avons expliqu\u00e9 de mani\u00e8re exhaustive les droits des associ\u00e9s au sein d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e japonaise (\u5408\u540c\u4f1a\u793e), en abordant les droits individuels et collectifs. L&#8217;attrait majeur d&#8217;une telle soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9side dans la flexibilit\u00e9 de sa gestion, soutenue par le principe de l&#8217;autonomie des statuts. Depuis la r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices jusqu&#8217;\u00e0 la conception du syst\u00e8me de gestion, les associ\u00e9s peuvent librement dessiner la structure de l&#8217;entreprise selon leur accord mutuel. Cependant, cette libert\u00e9 n&#8217;est pas illimit\u00e9e. Pour prot\u00e9ger les cr\u00e9anciers, la loi impose des r\u00e9gulations strictes sur les ressources financi\u00e8res et garantit le droit de surveillance sur les ex\u00e9cutants des op\u00e9rations. Comme le montrent les cas juridiques, la r\u00e9solution l\u00e9gale des conflits peut \u00eatre difficile lorsque la confiance entre les associ\u00e9s s&#8217;effondre, donc la gestion des risques la plus importante consiste \u00e0 \u00e9laborer, d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;entreprise, des statuts clairs et d\u00e9taill\u00e9s qui conviennent \u00e0 tous les associ\u00e9s. Ces statuts devraient sp\u00e9cifiquement inclure les droits et obligations de chaque associ\u00e9, le processus de prise de d\u00e9cision, et les m\u00e9thodes de r\u00e9solution des conflits qui pourraient survenir \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith a une solide exp\u00e9rience dans la fourniture d&#8217;une gamme compl\u00e8te de services juridiques, de la cr\u00e9ation \u00e0 la gestion et \u00e0 la r\u00e9solution des conflits pour les soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e, \u00e0 une client\u00e8le nationale et internationale. Notre cabinet compte plusieurs experts qui, en plus d&#8217;\u00eatre qualifi\u00e9s comme avocats au Japon, poss\u00e8dent des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers et sont anglophones, permettant ainsi de soutenir la construction de structures de gouvernance optimales pour les affaires de nos clients depuis une perspective internationale. Si vous avez besoin de conseils sp\u00e9cialis\u00e9s sur des questions complexes concernant les droits des associ\u00e9s, telles que celles expliqu\u00e9es dans cet article, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 consulter notre cabinet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis l&#8217;entr\u00e9e en vigueur de la loi japonaise sur les soci\u00e9t\u00e9s (Companies Act) en 2006, la forme juridique de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e (Godo Kaisha, LLC) est devenue un choix populai [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":73374,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[24,88],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73373"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73373"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73373\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":73473,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73373\/revisions\/73473"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/73374"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}