{"id":73506,"date":"2025-10-23T22:33:40","date_gmt":"2025-10-23T13:33:40","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73506"},"modified":"2025-11-15T02:21:39","modified_gmt":"2025-11-14T17:21:39","slug":"copyright-infringement-remedies-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan","title":{"rendered":"Infractions au droit d&#8217;auteur au Japon et recours civils : injonction, dommages-int\u00e9r\u00eats et restitution des profits illicites"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre du d\u00e9ploiement d&#8217;activit\u00e9s commerciales \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale, la protection des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, et en particulier des droits d&#8217;auteur, constitue un \u00e9l\u00e9ment strat\u00e9gique essentiel pour maintenir la comp\u00e9titivit\u00e9 et la valeur des actifs d&#8217;une entreprise. Lorsqu&#8217;on m\u00e8ne des affaires sur le march\u00e9 japonais ou qu&#8217;on collabore avec des cr\u00e9ateurs ou des entreprises japonaises, comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment comment fonctionne la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur est crucial, non seulement pour le respect de la conformit\u00e9, mais aussi pour la gestion des risques et l&#8217;exploitation des actifs. Que peut faire un titulaire de droits lorsque ses \u0153uvres sont utilis\u00e9es sans autorisation ? La l\u00e9gislation japonaise offre des mesures de recours puissantes et diversifi\u00e9es pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des titulaires de droits. Cet article examine en d\u00e9tail, du point de vue d&#8217;un expert, les conditions requises pour \u00e9tablir une violation du droit d&#8217;auteur sous la loi japonaise, ainsi que les principaux recours civils disponibles pour les titulaires de droits : les demandes d&#8217;injonction, de dommages-int\u00e9r\u00eats et de restitution des b\u00e9n\u00e9fices indus, en se basant sur des articles de loi sp\u00e9cifiques et des cas de jurisprudence. Comprendre ces cadres juridiques fournira une ligne directrice solide pour prot\u00e9ger vos \u0153uvres et respecter les droits d&#8217;autrui.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Les_criteres_de_constitution_d%E2%80%99une_violation_du_droit_d%E2%80%99auteur_au_Japon\" title=\"Les crit\u00e8res de constitution d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur au Japon\">Les crit\u00e8res de constitution d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur au Japon<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#La_nature_d%E2%80%99une_oeuvre_protegee\" title=\"La nature d&#8217;une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\">La nature d&#8217;une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Dependance\" title=\"D\u00e9pendance\">D\u00e9pendance<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Similarite\" title=\"Similarit\u00e9\">Similarit\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Les_recours_civils_en_cas_de_violation_du_droit_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les recours civils en cas de violation du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais\">Les recours civils en cas de violation du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Demande_d%E2%80%99injonction_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Demande d&#8217;injonction sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Demande d&#8217;injonction sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Reclamation_pour_dommages_et_interets_sous_le_droit_japonais\" title=\"R\u00e9clamation pour dommages et int\u00e9r\u00eats sous le droit japonais\">R\u00e9clamation pour dommages et int\u00e9r\u00eats sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Demande_de_restitution_d%E2%80%99enrichissement_sans_cause_sous_le_droit_japonais\" title=\"Demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais\">Demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Comparaison_entre_la_demande_de_dommages-interets_et_la_demande_de_restitution_d%E2%80%99enrichissement_sans_cause_sous_le_droit_japonais\" title=\"Comparaison entre la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats et la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais\">Comparaison entre la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats et la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-10\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-infringement-remedies-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_criteres_de_constitution_d%E2%80%99une_violation_du_droit_d%E2%80%99auteur_au_Japon\"><\/span>Les crit\u00e8res de constitution d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La constitution d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur n&#8217;est pas une question de perception subjective, mais se d\u00e9termine sur la base de crit\u00e8res objectifs \u00e9tablis par la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur. Pour qu&#8217;un acte soit consid\u00e9r\u00e9 comme une violation du droit d&#8217;auteur, il doit principalement satisfaire trois crit\u00e8res : la nature de l&#8217;\u0153uvre, la d\u00e9pendance et la similarit\u00e9. Ces crit\u00e8res jouent un r\u00f4le crucial en d\u00e9limitant l&#8217;\u00e9tendue de la protection des droits et en \u00e9vitant de restreindre ind\u00fbment la libert\u00e9 de cr\u00e9ation artistique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_nature_d%E2%80%99une_oeuvre_protegee\"><\/span>La nature d&#8217;une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Pour pr\u00e9tendre \u00e0 une violation du droit d&#8217;auteur, il est essentiel que l&#8217;\u0153uvre concern\u00e9e soit reconnue comme une \u00ab \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e \u00bb selon l&#8217;article 2, paragraphe 1, point 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5). Cette loi d\u00e9finit une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comme une cr\u00e9ation qui exprime des id\u00e9es ou des sentiments de mani\u00e8re cr\u00e9ative et qui appartient aux domaines de la litt\u00e9rature, de la science, des arts ou de la musique. Cette d\u00e9finition r\u00e9v\u00e8le que la \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb est un \u00e9l\u00e9ment indispensable pour qu&#8217;une production soit reconnue comme une \u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb requise ici n&#8217;exige pas n\u00e9cessairement un haut niveau d&#8217;artistique ou d&#8217;originalit\u00e9. Il suffit que l&#8217;expression refl\u00e8te une certaine individualit\u00e9 de l&#8217;auteur, et les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation sont relativement souples. N\u00e9anmoins, les \u00e9l\u00e9ments qui seraient identiques quelle que soit la personne les exprimant, ou les simples faits ou donn\u00e9es en tant que tels, ne sont pas reconnus pour leur cr\u00e9ativit\u00e9. Par exemple, une photo d&#8217;un typhon prise m\u00e9caniquement par un satellite m\u00e9t\u00e9orologique, en l&#8217;absence d&#8217;intervention cr\u00e9ative humaine, n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e. Par cons\u00e9quent, l&#8217;utilisation de telles photos par des tiers ne soul\u00e8ve pas de probl\u00e8me de violation du droit d&#8217;auteur. Dans les activit\u00e9s d&#8217;une entreprise, la pr\u00e9sence ou l&#8217;absence de cette \u00ab cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb est le premier point de divergence crucial lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de d\u00e9terminer si les donn\u00e9es ou les rapports g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l&#8217;entreprise sont \u00e9ligibles \u00e0 la protection.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Dependance\"><\/span>D\u00e9pendance<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me crit\u00e8re est la &#8220;d\u00e9pendance&#8221;. Cela signifie qu&#8217;une \u0153uvre nouvelle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en se basant sur une \u0153uvre pr\u00e9existante (l&#8217;\u0153uvre ant\u00e9rieure) et en s&#8217;appuyant sur celle-ci. M\u00eame si les deux \u0153uvres se ressemblent fortement, s&#8217;il s&#8217;av\u00e8re que l&#8217;\u0153uvre post\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e ind\u00e9pendamment sans connaissance de l&#8217;\u0153uvre ant\u00e9rieure, il n&#8217;y a pas de d\u00e9pendance et donc pas de violation du droit d&#8217;auteur. Ce principe vise \u00e0 \u00e9viter que l&#8217;activit\u00e9 cr\u00e9ative soit entrav\u00e9e par des co\u00efncidences fortuites.<\/p>\n\n\n\n<p>Le concept de d\u00e9pendance a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli dans la jurisprudence japonaise par la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du Japon (\u6700\u9ad8\u88c1\u5224\u6240) en date du 7 septembre 1978 (1978\u5e749\u67087\u65e5) (Showa 53), commun\u00e9ment appel\u00e9e l&#8217;affaire &#8220;One Rainy Night in Tokyo&#8221;. Dans ce jugement, la Cour supr\u00eame a indiqu\u00e9 que la &#8220;reproduction&#8221; en droit d&#8217;auteur signifie &#8220;reproduire quelque chose qui repose sur une \u0153uvre existante et qui est suffisant pour faire reconna\u00eetre son contenu et sa forme&#8221;. Cela a clairement \u00e9tabli que m\u00eame si quelqu&#8217;un cr\u00e9e une \u0153uvre identique par hasard, sans avoir eu l&#8217;occasion de se confronter \u00e0 l&#8217;\u0153uvre existante et sans en conna\u00eetre l&#8217;existence ou le contenu, cela ne constitue pas une &#8220;reproduction&#8221; et ne soul\u00e8ve donc pas de probl\u00e8me de violation du droit d&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, dans la pratique judiciaire, lorsqu&#8217;une partie accus\u00e9e d&#8217;infraction pr\u00e9tend avoir &#8220;cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re ind\u00e9pendante&#8221;, il est difficile de prouver directement la pr\u00e9sence ou l&#8217;absence de d\u00e9pendance. Cela est d\u00fb au fait que la d\u00e9pendance concerne l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit interne lors de la cr\u00e9ation. Par cons\u00e9quent, les tribunaux ont tendance \u00e0 inf\u00e9rer la d\u00e9pendance \u00e0 partir de faits indirects, tels que la possibilit\u00e9 pour l&#8217;auteur de l&#8217;\u0153uvre post\u00e9rieure d&#8217;avoir eu acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u0153uvre ant\u00e9rieure (possibilit\u00e9 d&#8217;acc\u00e8s) et le degr\u00e9 de similitude entre les \u0153uvres. En particulier, lorsque les expressions sont complexes ou que des similitudes sont observ\u00e9es dans des parties qui ne sont pas communes, la d\u00e9pendance est fortement pr\u00e9sum\u00e9e. Cela souligne l&#8217;importance pour les entreprises de conserver soigneusement les \u00e9bauches de conception, les mat\u00e9riaux de r\u00e9f\u00e9rence, les dossiers de d\u00e9veloppement, etc., afin de prouver la l\u00e9gitimit\u00e9 de leur processus de cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Similarite\"><\/span>Similarit\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me crit\u00e8re est que l&#8217;\u0153uvre cr\u00e9\u00e9e en s&#8217;appuyant sur une autre doit \u00eatre \u00ab similaire \u00bb \u00e0 l&#8217;\u0153uvre pr\u00e9c\u00e9dente. La simple ressemblance d&#8217;id\u00e9es ou de concepts ne constitue pas une violation du droit d&#8217;auteur. En effet, ce que la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur prot\u00e8ge, c&#8217;est l&#8217;\u00ab expression \u00bb concr\u00e8te, et non l&#8217;id\u00e9e sous-jacente.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour d\u00e9terminer si une \u0153uvre est similaire ou non, la Cour supr\u00eame du Japon a \u00e9tabli comme crit\u00e8re si l&#8217;on peut \u00ab percevoir directement les caract\u00e9ristiques essentielles de l&#8217;expression \u00bb. Cela signifie que lorsqu&#8217;une personne est confront\u00e9e \u00e0 une \u0153uvre ult\u00e9rieure, elle doit pouvoir ressentir directement les caract\u00e9ristiques essentielles de la forme d&#8217;expression de l&#8217;\u0153uvre pr\u00e9c\u00e9dente, c&#8217;est-\u00e0-dire les parties o\u00f9 la personnalit\u00e9 de l&#8217;auteur s&#8217;exprime le plus fortement.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, m\u00eame si deux \u0153uvres partagent des \u00e9l\u00e9ments communs, si ces \u00e9l\u00e9ments consistent en des expressions banales que n&#8217;importe qui pourrait imaginer (comme la mani\u00e8re typique de repr\u00e9senter un animal sp\u00e9cifique), ils ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab caract\u00e9ristiques essentielles de l&#8217;expression \u00bb, et la similarit\u00e9 est ni\u00e9e. Par exemple, dans un jugement du Tribunal de district de Tokyo en date du 30 mars 2022 (affaire de la photographie de rouleaux de printemps), il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que les points communs dans la composition et le placement des rouleaux de printemps sur une assiette \u00e9taient des expressions trop communes pour constituer une violation du droit d&#8217;auteur. D&#8217;autre part, dans un autre cas, la cr\u00e9ativit\u00e9 d&#8217;une disposition particuli\u00e8re de past\u00e8ques et l&#8217;utilisation des couleurs de fond ont \u00e9t\u00e9 reconnues, et la similarit\u00e9 des caract\u00e9ristiques essentielles a \u00e9t\u00e9 affirm\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce crit\u00e8re sugg\u00e8re o\u00f9 les entreprises devraient tracer la ligne l\u00e9gale lorsqu&#8217;elles \u00e9tudient les produits ou services de concurrents et d\u00e9veloppent de nouveaux produits pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande du march\u00e9. Il peut \u00eatre acceptable de s&#8217;inspirer des id\u00e9es sous-jacentes au succ\u00e8s d&#8217;autres entreprises, mais imiter l&#8217;expression concr\u00e8te qui incarne ces id\u00e9es, en particulier les parties cr\u00e9atives qui caract\u00e9risent le produit, peut consid\u00e9rablement augmenter le risque de violation du droit d&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_recours_civils_en_cas_de_violation_du_droit_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Les recours civils en cas de violation du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur ainsi que le Code civil du Japon pr\u00e9voient plusieurs recours civils que les titulaires de droits peuvent exercer en cas de violation de leurs droits d&#8217;auteur. Ces mesures de redressement visent \u00e0 mettre fin aux actes de violation, \u00e0 r\u00e9parer les dommages subis et \u00e0 pr\u00e9venir les infractions futures. Parmi les principaux recours, on trouve la demande d&#8217;injonction, la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats et la demande de restitution des profits indus.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Demande_d%E2%80%99injonction_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span>Demande d&#8217;injonction sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La demande d&#8217;injonction est l&#8217;un des moyens de recours les plus directs et les plus puissants contre la violation du droit d&#8217;auteur. En vertu de l&#8217;article 112, paragraphe 1, de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, l&#8217;auteur peut demander l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;infraction \u00e0 celui qui viole actuellement ses droits, et la pr\u00e9vention de l&#8217;infraction \u00e0 celui qui risque de les violer \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Une caract\u00e9ristique majeure de ce droit de demande est qu&#8217;il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de prouver l&#8217;intention ou la n\u00e9gligence de l&#8217;infraction de la part du contrevenant. Il suffit d&#8217;un fait objectif : l&#8217;existence d&#8217;une infraction ou la menace \u00e9vidente d&#8217;une telle infraction pour pouvoir faire une demande. Cela permet au titulaire des droits d&#8217;agir rapidement pour corriger la situation d&#8217;infraction sans avoir \u00e0 se pencher sur les intentions subjectives de l&#8217;infraction.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, l&#8217;article 112, paragraphe 2, de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur autorise des mesures compl\u00e9mentaires pour assurer l&#8217;efficacit\u00e9 de la demande d&#8217;injonction. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le titulaire des droits peut demander la destruction des objets qui ont constitu\u00e9 l&#8217;acte d&#8217;infraction (par exemple, des livres ou des logiciels pirat\u00e9s) ou des objets cr\u00e9\u00e9s par l&#8217;acte d&#8217;infraction (par exemple, des DVD reproduits sans autorisation). Dans certains cas, il est \u00e9galement possible de demander la destruction des machines ou des \u00e9quipements utilis\u00e9s exclusivement pour l&#8217;acte d&#8217;infraction. Cette disposition donne au titulaire des droits un pouvoir puissant non seulement pour arr\u00eater l&#8217;acte d&#8217;infraction, mais aussi pour \u00e9liminer physiquement la source de l&#8217;infraction et pr\u00e9venir toute r\u00e9cidive future. Pour les entreprises, la capacit\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9rer et de d\u00e9truire les produits contrefaits sur le march\u00e9 est une mesure extr\u00eamement importante pour prot\u00e9ger la valeur de la marque et la part de march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Reclamation_pour_dommages_et_interets_sous_le_droit_japonais\"><\/span>R\u00e9clamation pour dommages et int\u00e9r\u00eats sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;un titulaire de droits subit un pr\u00e9judice en raison d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur, il peut demander une compensation financi\u00e8re. Cette r\u00e9clamation pour dommages et int\u00e9r\u00eats s&#8217;appuie sur les dispositions relatives aux actes illicites \u00e9tablies \u00e0 l&#8217;article 709 du Code civil japonais. Contrairement \u00e0 une demande d&#8217;injonction, pour r\u00e9clamer des dommages et int\u00e9r\u00eats, le titulaire des droits doit prouver que l&#8217;auteur de l&#8217;infraction a agi intentionnellement ou par n\u00e9gligence.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, il est souvent extr\u00eamement difficile de prouver avec pr\u00e9cision le montant des dommages r\u00e9sultant d&#8217;une violation du droit d&#8217;auteur. Il n&#8217;est pas ais\u00e9 de d\u00e9montrer concr\u00e8tement \u00ab quel profit aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en l&#8217;absence de violation \u00bb. Pour all\u00e9ger ce fardeau de la preuve, l&#8217;article 114 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9tablit trois pr\u00e9somptions pour calculer le montant des dommages. Le titulaire des droits peut choisir et invoquer la disposition la plus avantageuse pour son cas.<\/p>\n\n\n\n<ol type=\"1\" start=\"1\">\n<li>Article 114, paragraphe 1 : Cette m\u00e9thode consiste \u00e0 multiplier le nombre d&#8217;unit\u00e9s de produits contrefaits vendus par l&#8217;auteur de l&#8217;infraction par le b\u00e9n\u00e9fice unitaire que le titulaire des droits aurait r\u00e9alis\u00e9 en vendant les produits authentiques. Cela revient \u00e0 consid\u00e9rer les opportunit\u00e9s de vente de l&#8217;auteur de l&#8217;infraction comme le b\u00e9n\u00e9fice manqu\u00e9 que le titulaire des droits aurait d\u00fb obtenir. Toutefois, le montant peut \u00eatre r\u00e9duit en raison de facteurs tels que la capacit\u00e9 de production et de vente du titulaire des droits ou les efforts commerciaux de l&#8217;auteur de l&#8217;infraction.<\/li>\n\n\n\n<li>Article 114, paragraphe 2 : Cette m\u00e9thode pr\u00e9sume que le montant du profit r\u00e9alis\u00e9 par l&#8217;auteur de l&#8217;infraction gr\u00e2ce \u00e0 son acte illicite est \u00e9quivalent au montant des dommages subis par le titulaire des droits. Selon cette disposition, si le titulaire des droits prouve le montant du profit de l&#8217;auteur de l&#8217;infraction, il est l\u00e9galement pr\u00e9sum\u00e9 correspondre \u00e0 son propre pr\u00e9judice. Cependant, il s&#8217;agit seulement d&#8217;une pr\u00e9somption, et l&#8217;auteur de l&#8217;infraction peut renverser cette pr\u00e9somption en prouvant que le pr\u00e9judice r\u00e9el du titulaire des droits est moindre.<\/li>\n\n\n\n<li>Article 114, paragraphe 3 : Cette m\u00e9thode consid\u00e8re le montant \u00e9quivalent aux redevances de licence pour l&#8217;utilisation de l&#8217;\u0153uvre comme le montant des dommages. Elle permet de r\u00e9clamer ce montant comme le minimum des dommages, m\u00eame si le b\u00e9n\u00e9fice manqu\u00e9 ou le profit de l&#8217;auteur de l&#8217;infraction est difficile \u00e0 prouver. Les taux de licence standard de l&#8217;industrie peuvent servir de r\u00e9f\u00e9rence pour calculer les dommages, ce qui en fait une m\u00e9thode largement utilis\u00e9e dans la pratique.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Ces pr\u00e9somptions facilitent consid\u00e9rablement l&#8217;activit\u00e9 probatoire du titulaire des droits et ont pour effet de rendre le rapport de force dans les litiges plus favorable au titulaire des droits. Dans les jurisprudences r\u00e9centes, on observe des cas o\u00f9 des dommages et int\u00e9r\u00eats consid\u00e9rables ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s sur la base de ces dispositions dans des affaires impliquant des sites de contrefa\u00e7on \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Demande_de_restitution_d%E2%80%99enrichissement_sans_cause_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause est un moyen de recours financier bas\u00e9 sur des fondements juridiques diff\u00e9rents de ceux d&#8217;une demande de dommages-int\u00e9r\u00eats. Elle s&#8217;appuie sur les articles 703 et 704 du Code civil japonais et vise \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer les b\u00e9n\u00e9fices obtenus \u00ab sans cause juridique \u00bb par l&#8217;utilisation du bien ou du travail d&#8217;autrui, causant ainsi une perte \u00e0 cette autre personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le contexte de la violation du droit d&#8217;auteur, l&#8217;infraction commise par le contrevenant, qui utilise l&#8217;\u0153uvre sans l&#8217;autorisation du titulaire des droits et donc \u00ab sans cause juridique \u00bb, lui permet de r\u00e9aliser un profit. Le titulaire des droits peut alors demander la restitution de ce profit. Le principal avantage de cette demande est qu&#8217;elle ne n\u00e9cessite pas de prouver l&#8217;intention ou la n\u00e9gligence du contrevenant, contrairement \u00e0 une demande de dommages-int\u00e9r\u00eats. Il suffit de prouver le fait de l&#8217;infraction et le fait objectif que le contrevenant en a tir\u00e9 profit.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00e9tendue de la restitution exig\u00e9e varie en fonction de la perception subjective du contrevenant. Si le contrevenant ignorait que son acte constituait une violation du droit d&#8217;auteur (en cas de bonne foi), il n&#8217;est tenu de restituer que le profit qui lui reste actuellement (profit existant). En revanche, s&#8217;il continue son acte en connaissant le fait de l&#8217;infraction (en cas de mauvaise foi), il est tenu de restituer la totalit\u00e9 du profit obtenu, en y ajoutant les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux.<\/p>\n\n\n\n<p>La demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause joue un r\u00f4le important dans deux situations en particulier. La premi\u00e8re est lorsque la preuve de la n\u00e9gligence du contrevenant est difficile \u00e0 \u00e9tablir. La seconde est lorsque le d\u00e9lai de prescription pour une demande de dommages-int\u00e9r\u00eats est \u00e9coul\u00e9. Ainsi, la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause fonctionne comme un \u00ab filet de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb juridique qui compl\u00e8te la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats, offrant une option cruciale pour que le titulaire des droits puisse rechercher un recours.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_entre_la_demande_de_dommages-interets_et_la_demande_de_restitution_d%E2%80%99enrichissement_sans_cause_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Comparaison entre la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats et la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>La demande de dommages-int\u00e9r\u00eats et la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause visent toutes deux \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer des sommes d&#8217;argent, mais elles pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences importantes en termes de nature juridique, de conditions requises et d&#8217;effets. Le choix entre ces deux types de demandes doit \u00eatre strat\u00e9giquement d\u00e9termin\u00e9 en fonction des circonstances sp\u00e9cifiques de l&#8217;affaire, notamment l&#8217;attitude subjective de l&#8217;auteur de l&#8217;infraction et la p\u00e9riode \u00e9coul\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 la d\u00e9couverte de l&#8217;infraction.<\/p>\n\n\n\n<p>La demande de dommages-int\u00e9r\u00eats se concentre sur la r\u00e9paration du \u00ab dommage \u00bb subi par le titulaire du droit en raison du \u00ab d\u00e9lit \u00bb commis par l&#8217;auteur de l&#8217;infraction. Par cons\u00e9quent, l&#8217;intention ou la n\u00e9gligence de l&#8217;auteur est une condition essentielle. En revanche, la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause vise \u00e0 priver l&#8217;auteur de l&#8217;infraction de l&#8217;\u00ab enrichissement \u00bb obtenu \u00ab sans cause juridique \u00bb et \u00e0 r\u00e9aliser le principe d&#8217;\u00e9quit\u00e9, sans tenir compte de l&#8217;intention ou de la n\u00e9gligence de l&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les p\u00e9riodes de prescription extinctive pour ces deux types de demandes diff\u00e8rent. Selon le Code civil japonais, le droit \u00e0 la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats bas\u00e9e sur un d\u00e9lit s&#8217;\u00e9teint par prescription apr\u00e8s 3 ans \u00e0 compter de la date \u00e0 laquelle la victime a pris connaissance du dommage et de l&#8217;auteur, ou apr\u00e8s 20 ans \u00e0 compter de la date du d\u00e9lit (cette derni\u00e8re p\u00e9riode est consid\u00e9r\u00e9e comme un d\u00e9lai de forclusion). D&#8217;autre part, le droit \u00e0 la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause s&#8217;\u00e9teint par prescription apr\u00e8s 5 ans \u00e0 compter de la date \u00e0 laquelle le titulaire du droit a pris connaissance de son droit \u00e0 agir, ou apr\u00e8s 10 ans \u00e0 compter de la date \u00e0 laquelle le droit \u00e0 agir est n\u00e9. Ainsi, dans les cas o\u00f9 plus de 3 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la d\u00e9couverte de l&#8217;infraction, il est possible d&#8217;exercer le droit \u00e0 la demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause m\u00eame si le droit \u00e0 la demande de dommages-int\u00e9r\u00eats a \u00e9t\u00e9 \u00e9teint par prescription.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les diff\u00e9rences entre ces deux types de demandes peuvent \u00eatre illustr\u00e9es dans le tableau suivant.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Caract\u00e9ristiques<\/td><td>Demande de dommages-int\u00e9r\u00eats<\/td><td>Demande de restitution d&#8217;enrichissement sans cause<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Base l\u00e9gale<\/td><td>Article 709 du Code civil japonais, Article 114 de la Loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur<\/td><td>Articles 703 et 704 du Code civil japonais<\/td><\/tr><tr><td>Exigence d&#8217;intention ou de n\u00e9gligence<\/td><td>N\u00e9cessaire<\/td><td>Non n\u00e9cessaire<\/td><\/tr><tr><td>Prescription extinctive<\/td><td>3 ans apr\u00e8s connaissance du dommage et de l&#8217;auteur, ou 20 ans apr\u00e8s l&#8217;acte (d\u00e9lai de forclusion)<\/td><td>5 ans apr\u00e8s connaissance du droit \u00e0 agir, ou 10 ans apr\u00e8s la naissance du droit \u00e0 agir<\/td><\/tr><tr><td>\u00c9tendue de la restitution ou des dommages<\/td><td>Montant du dommage subi (dispositions pr\u00e9sum\u00e9es en droit d&#8217;auteur)<\/td><td>Montant de l&#8217;enrichissement obtenu sans cause (limit\u00e9 aux b\u00e9n\u00e9fices existants en cas de bonne foi)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Tel que d\u00e9crit dans cet article, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (Japanese Copyright Law) \u00e9tablit clairement les conditions de constitution d&#8217;une infraction au droit d&#8217;auteur et fournit des moyens de recours civils puissants pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des titulaires de droits. Les demandes d&#8217;injonction pour arr\u00eater rapidement les actes de contrefa\u00e7on et les demandes de dommages-int\u00e9r\u00eats ainsi que de restitution des b\u00e9n\u00e9fices indus sont des outils juridiques essentiels pour les titulaires de droits, chacun avec des exigences et des effets diff\u00e9rents. Comprendre profond\u00e9ment ces syst\u00e8mes et les utiliser de mani\u00e8re appropri\u00e9e selon la situation est indispensable pour mener \u00e0 bien la strat\u00e9gie de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d&#8217;une entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une vaste exp\u00e9rience dans la repr\u00e9sentation d&#8217;une multitude de clients, tant nationaux qu&#8217;internationaux, dans le domaine de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, y compris le droit d&#8217;auteur. Notre \u00e9quipe comprend non seulement des avocats ma\u00eetrisant le syst\u00e8me juridique japonais, mais aussi plusieurs experts anglophones poss\u00e9dant des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers, ce qui nous permet de r\u00e9pondre avec pr\u00e9cision aux probl\u00e8mes complexes de droit d&#8217;auteur qui surviennent dans un contexte commercial international. 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