{"id":73508,"date":"2025-10-23T22:33:40","date_gmt":"2025-10-23T13:33:40","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73508"},"modified":"2025-11-15T02:20:07","modified_gmt":"2025-11-14T17:20:07","slug":"copyright-neighboring-rights-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan","title":{"rendered":"Explication des droits voisins du droit d&#8217;auteur dans la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur"},"content":{"rendered":"\n<p>Le syst\u00e8me juridique de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle au Japon prot\u00e8ge non seulement les droits des personnes qui cr\u00e9ent des \u0153uvres, c&#8217;est-\u00e0-dire les \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, mais \u00e9galement les droits de ceux qui jouent un r\u00f4le crucial dans la transmission de ces \u0153uvres au public, \u00e0 savoir les \u00ab transmetteurs \u00bb. Cette structure de protection double est la pierre angulaire de l&#8217;industrie des contenus au Japon et vise \u00e0 promouvoir \u00e0 la fois l&#8217;activit\u00e9 cr\u00e9ative et la diffusion de la culture. La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9finit les droits accord\u00e9s aux cr\u00e9ateurs comme \u00e9tant le \u00ab droit d&#8217;auteur \u00bb, tandis qu&#8217;elle distingue les droits accord\u00e9s aux transmetteurs sous le terme de \u00ab droits voisins du droit d&#8217;auteur \u00bb. Cette distinction fondamentale rev\u00eat une importance capitale pour les entreprises op\u00e9rant dans les domaines des m\u00e9dias, du divertissement et de la technologie. Pour toute entreprise impliqu\u00e9e dans des activit\u00e9s li\u00e9es au contenu, telles que la production de films, la distribution de musique ou la gestion de plateformes en ligne, comprendre uniquement le \u00ab droit d&#8217;auteur \u00bb est insuffisant et peut entra\u00eener des risques juridiques et financiers significatifs. L&#8217;objectif de cet article est de fournir une analyse claire, bas\u00e9e sur des fondements juridiques, des droits voisins du droit d&#8217;auteur d\u00e9tenus par les artistes interpr\u00e8tes, les producteurs de phonogrammes et les entreprises de radiodiffusion et de c\u00e2blodistribution au Japon. Ces droits ne sont pas seulement des contraintes l\u00e9gales, mais \u00e9galement des actifs commerciaux pr\u00e9cieux qui peuvent \u00eatre n\u00e9goci\u00e9s et licenci\u00e9s. Cet article d\u00e9taille \u00e9galement, du point de vue de la gestion d&#8217;entreprise, comment ces droits peuvent influencer la strat\u00e9gie commerciale.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Les_concepts_fondamentaux_des_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\" title=\"Les concepts fondamentaux des droits voisins du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais\">Les concepts fondamentaux des droits voisins du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Les_droits_des_interpretes_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les droits des interpr\u00e8tes sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les droits des interpr\u00e8tes sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3'><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Droits_moraux_des_interpretes\" title=\"Droits moraux des interpr\u00e8tes\">Droits moraux des interpr\u00e8tes<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Droits_patrimoniaux\" title=\"Droits patrimoniaux\">Droits patrimoniaux<\/a><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Les_droits_des_producteurs_de_phonogrammes_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Les droits des producteurs de phonogrammes sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Les droits des producteurs de phonogrammes sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Droits_des_diffuseurs_et_des_operateurs_de_television_par_cable_sous_le_droit_japonais\" title=\"Droits des diffuseurs et des op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9vision par c\u00e2ble sous le droit japonais\">Droits des diffuseurs et des op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9vision par c\u00e2ble sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Comparaison_des_principaux_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_au_Japon\" title=\"Comparaison des principaux droits voisins du droit d&#8217;auteur au Japon\">Comparaison des principaux droits voisins du droit d&#8217;auteur au Japon<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-8\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Les_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_en_tant_qu%E2%80%99objet_de_transaction\" title=\"Les droits voisins du droit d&#8217;auteur en tant qu&#8217;objet de transaction\">Les droits voisins du droit d&#8217;auteur en tant qu&#8217;objet de transaction<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-9\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-neighboring-rights-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_concepts_fondamentaux_des_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Les concepts fondamentaux des droits voisins du droit d&#8217;auteur sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les droits voisins du droit d&#8217;auteur sont une cat\u00e9gorie de droits d\u00e9finis dans le chapitre 4 (articles 89 \u00e0 104) de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur. Cette loi prot\u00e8ge les entit\u00e9s qui contribuent de mani\u00e8re essentielle \u00e0 la transmission des \u0153uvres, et elle concerne sp\u00e9cifiquement les quatre acteurs suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Les interpr\u00e8tes<\/li>\n\n\n\n<li>Les producteurs de phonogrammes<\/li>\n\n\n\n<li>Les organismes de diffusion<\/li>\n\n\n\n<li>Les entreprises de communication par c\u00e2ble<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Un des principes importants adopt\u00e9s par la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur est le &#8220;principe de la non-formalit\u00e9&#8221;. Cela signifie que, tout comme pour le droit d&#8217;auteur, les droits voisins ne n\u00e9cessitent aucune proc\u00e9dure telle que l&#8217;enregistrement aupr\u00e8s d&#8217;une autorit\u00e9 administrative pour prendre effet. Les droits naissent automatiquement au moment de la performance, de la fixation du son sur un phonogramme ou de la diffusion.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;existence de ces droits voisins cr\u00e9e des d\u00e9fis uniques dans la gestion des affaires. Prenons l&#8217;exemple d&#8217;une seule piste musicale \u00e0 usage commercial : elle peut impliquer plusieurs droits superpos\u00e9s. Si une entreprise souhaite utiliser une chanson pour la bande-son d&#8217;un film, elle doit d&#8217;abord obtenir l&#8217;autorisation pour les &#8220;droits d&#8217;auteur&#8221; du parolier et du compositeur. En plus de cela, elle doit \u00e9galement obtenir l&#8217;autorisation pour les &#8220;droits voisins&#8221; de l&#8217;artiste qui a chant\u00e9 ou jou\u00e9 la chanson (l&#8217;interpr\u00e8te) et de la maison de disques qui a enregistr\u00e9 la performance et produit le phonogramme (le producteur de phonogrammes). Ainsi, pour utiliser un contenu, il est n\u00e9cessaire de g\u00e9rer des droits complexes entre plusieurs titulaires de droits. Si l&#8217;on n\u00e9glige de traiter l&#8217;un de ces droits dans cette structure de &#8220;droits empil\u00e9s&#8221;, cela peut entra\u00eener l&#8217;arr\u00eat complet du projet ou des demandes de dommages-int\u00e9r\u00eats graves. Par cons\u00e9quent, il est exig\u00e9 des dirigeants et des d\u00e9partements juridiques qu&#8217;ils g\u00e8rent les risques \u00e0 l&#8217;avance, en tenant compte de cette structure de droits.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_droits_des_interpretes_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span>Les droits des interpr\u00e8tes sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9finit les acteurs, musiciens, chanteurs, danseurs et autres personnes qui jouent, dansent, jouent ou chantent des \u0153uvres comme des &#8220;interpr\u00e8tes&#8221; et leur accorde des droits pour prot\u00e9ger leurs contributions, \u00e0 la fois des droits li\u00e9s \u00e0 des int\u00e9r\u00eats personnels et moraux et des droits li\u00e9s \u00e0 des int\u00e9r\u00eats patrimoniaux.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Droits_moraux_des_interpretes\"><\/span>Droits moraux des interpr\u00e8tes<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les droits moraux des interpr\u00e8tes prot\u00e8gent leurs int\u00e9r\u00eats personnels et moraux et sont des droits exclusifs et intransmissibles. Ils comprennent principalement deux droits.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier est le droit au respect du nom. L&#8217;article 90-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur garantit aux interpr\u00e8tes le droit de d\u00e9cider s&#8217;ils veulent \u00eatre identifi\u00e9s par leur vrai nom ou leur nom de sc\u00e8ne lorsqu&#8217;ils pr\u00e9sentent leur performance. De plus, l&#8217;utilisateur a le droit d&#8217;omettre cette identification lorsque l&#8217;utilisation de la performance ne nuit pas \u00e0 l&#8217;int\u00e9r\u00eat de l&#8217;interpr\u00e8te \u00e0 \u00eatre reconnu comme tel ou lorsque cela est jug\u00e9 conforme aux pratiques \u00e9quitables.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second est le droit \u00e0 l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de la performance. Selon l&#8217;article 90-3 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, les interpr\u00e8tes ont le droit de ne pas voir leur performance alt\u00e9r\u00e9e, coup\u00e9e ou autrement modifi\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0 nuire \u00e0 leur honneur ou \u00e0 leur r\u00e9putation. Ce droit est plus limit\u00e9 que le droit \u00e0 l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 que poss\u00e8dent les auteurs (article 20 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), qui interdit en principe toute modification contraire \u00e0 la volont\u00e9 de l&#8217;auteur. En revanche, le droit \u00e0 l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 des interpr\u00e8tes ne s&#8217;applique que lorsque la modification nuit \u00e0 l&#8217;honneur ou \u00e0 la r\u00e9putation. Cette diff\u00e9rence prend en compte la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;\u00e9diter dans la production m\u00e9diatique. Cette distinction juridique permet aux soci\u00e9t\u00e9s de production d&#8217;\u00e9diter avec plus de latitude que pour les modifications des \u0153uvres des auteurs, tant que cela ne nuit pas objectivement \u00e0 l&#8217;honneur ou \u00e0 la r\u00e9putation de l&#8217;interpr\u00e8te. Cela signifie que l&#8217;\u00e9valuation des risques juridiques peut se baser sur le crit\u00e8re objectif de &#8220;l&#8217;atteinte \u00e0 l&#8217;honneur ou \u00e0 la r\u00e9putation&#8221; plut\u00f4t que sur les &#8220;intentions subjectives de l&#8217;interpr\u00e8te&#8221;, renfor\u00e7ant ainsi la stabilit\u00e9 juridique dans la prise de d\u00e9cision commerciale.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Droits_patrimoniaux\"><\/span>Droits patrimoniaux<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Les interpr\u00e8tes poss\u00e8dent \u00e9galement des droits patrimoniaux exclusifs pour contr\u00f4ler l&#8217;utilisation commerciale de leurs performances. Cela inclut le droit d&#8217;enregistrer leur performance en audio ou vid\u00e9o (article 91 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), le droit de diffuser ou de transmettre par c\u00e2ble leur performance (article 92 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), le droit de rendre leur performance accessible au public via Internet ou d&#8217;autres moyens (article 92-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), et le droit de transf\u00e9rer au public des enregistrements de leur performance (article 95-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur). Concernant le droit de transfert, une fois qu&#8217;un enregistrement a \u00e9t\u00e9 l\u00e9galement transf\u00e9r\u00e9, les droits s&#8217;\u00e9puisent et il n&#8217;est plus possible de contr\u00f4ler la revente ou d&#8217;autres transferts.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe des exceptions tr\u00e8s importantes \u00e0 ces droits dans le domaine de la production cin\u00e9matographique. Les articles 91(2) et 92(2) de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipulent que si un interpr\u00e8te a autoris\u00e9 une fois l&#8217;enregistrement de sa performance dans une \u0153uvre cin\u00e9matographique, il ne peut plus exercer ses droits d&#8217;enregistrement ou de diffusion pour l&#8217;utilisation de ce film (par exemple, la vente de copies ou la diffusion). Cela est connu sous le nom de &#8220;principe de l&#8217;opportunit\u00e9 unique&#8221; et est destin\u00e9 \u00e0 assurer la distribution fluide des films. Ce principe permet aux producteurs de films, une fois qu&#8217;ils ont obtenu l&#8217;autorisation dans le contrat de performance initial, de ne pas avoir \u00e0 obtenir \u00e0 nouveau l&#8217;autorisation de tous les acteurs pour distribuer le film sur de nouveaux m\u00e9dias ou plateformes \u00e0 l&#8217;avenir. Cependant, il est important de noter que ce principe ne s&#8217;applique pas si seul l&#8217;audio est extrait pour en faire un enregistrement sonore. Cette stabilit\u00e9 juridique est fondamentale pour permettre le financement de projets de production cin\u00e9matographique \u00e0 grande \u00e9chelle et les contrats de distribution internationale. Par cons\u00e9quent, pour les producteurs de films, le contenu du contrat de performance conclu au d\u00e9but est une n\u00e9gociation extr\u00eamement importante et litt\u00e9ralement unique qui d\u00e9termine la valeur commerciale future du film en tant qu&#8217;actif.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_droits_des_producteurs_de_phonogrammes_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span>Les droits des producteurs de phonogrammes sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le terme &#8220;producteur de phonogrammes&#8221; dans la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9signe la personne qui a fix\u00e9 pour la premi\u00e8re fois des sons sur un phonogramme (y compris les supports tels que les CD), c&#8217;est-\u00e0-dire celui qui a produit l&#8217;original. Il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement des maisons de disques. Les producteurs de phonogrammes se voient accorder des droits patrimoniaux puissants afin de prot\u00e9ger leur investissement et leur contribution.<\/p>\n\n\n\n<p>Les droits principaux d\u00e9tenus par les producteurs de phonogrammes sont le droit de reproduction (article 96 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), le droit de rendre le phonogramme accessible au public par transmission (article 96-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), et le droit de distribution au public des copies du phonogramme (article 97-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur).<\/p>\n\n\n\n<p>Un cas judiciaire important illustrant l&#8217;application de ces droits est l&#8217;affaire &#8220;Jaco Pastorius&#8221; (jugement du Tribunal de district d&#8217;Osaka, 19 avril 2018 (Heisei 30)). Dans cette affaire, une maison de disques japonaise a poursuivi en justice la soci\u00e9t\u00e9 de distribution japonaise d&#8217;un film documentaire pour avoir utilis\u00e9 sans autorisation une \u0153uvre sonore (phonogramme) dont elle d\u00e9tenait les droits en tant que musique de fond. Le tribunal a reconnu la violation du droit de reproduction du producteur de phonogrammes et a ordonn\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de distribution de payer des dommages-int\u00e9r\u00eats. Deux points importants ressortent de ce jugement. Premi\u00e8rement, le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 que m\u00eame si l&#8217;\u0153uvre sonore originale avait \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e ou utilis\u00e9e comme musique de fond, tant que le son du phonogramme original pouvait \u00eatre identifi\u00e9, cela constituait une violation du droit de reproduction. Deuxi\u00e8mement, le tribunal a indiqu\u00e9 que bien qu&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 distribuant un film produit \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger n&#8217;est pas g\u00e9n\u00e9ralement tenue de v\u00e9rifier syst\u00e9matiquement que les droits ont \u00e9t\u00e9 correctement g\u00e9r\u00e9s, elle doit n\u00e9anmoins mener une enqu\u00eate pour dissiper les doutes si des &#8220;circonstances particuli\u00e8res&#8221; sugg\u00e8rent que les droits pourraient ne pas avoir \u00e9t\u00e9 correctement trait\u00e9s. Ce jugement a \u00e9tabli un nouveau standard de diligence raisonnable pour les distributeurs de contenu. Il n&#8217;est plus possible de faire confiance aveugl\u00e9ment aux soci\u00e9t\u00e9s de production \u00e9trang\u00e8res, et en pr\u00e9sence de &#8220;signaux d&#8217;alerte&#8221; tels que des contrats de licence incomplets ou des documents relatifs aux droits insuffisants, il existe une obligation l\u00e9gale de mener une enqu\u00eate proactive pour \u00e9viter les risques de violation des droits. C&#8217;est un pr\u00e9c\u00e9dent important \u00e0 prendre en compte dans l&#8217;\u00e9laboration des syst\u00e8mes de conformit\u00e9 juridique li\u00e9s \u00e0 l&#8217;acquisition et \u00e0 la distribution de contenus.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Droits_des_diffuseurs_et_des_operateurs_de_television_par_cable_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Droits des diffuseurs et des op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9vision par c\u00e2ble sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les diffuseurs tels que les stations de t\u00e9l\u00e9vision et de radio, ainsi que les op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9vision par c\u00e2ble, jouent un r\u00f4le crucial dans la livraison de contenu de programmes au public. La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur leur accorde des droits voisins pour prot\u00e9ger leurs activit\u00e9s commerciales.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principaux droits d\u00e9tenus par ces op\u00e9rateurs incluent le droit de reproduction, qui leur permet de copier leurs \u00e9missions ou transmissions par c\u00e2ble par enregistrement audio ou vid\u00e9o (articles 98 et 100-2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), le droit de retransmission et le droit de transmission par c\u00e2ble, qui leur permettent de recevoir une \u00e9mission et de la retransmettre ou de la diffuser par c\u00e2ble (articles 99 et 100-3 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), le droit de rendre accessible une \u00e9mission sur Internet ou par d&#8217;autres moyens (articles 99-2 et 100-4 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur), et le droit de communiquer une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e au public via un grand \u00e9cran ou d&#8217;autres moyens (article 100 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur).<\/p>\n\n\n\n<p>Ces droits, et en particulier la question de qui d\u00e9tient le droit de reproduction, g\u00e9n\u00e8rent des probl\u00e8mes juridiques complexes \u00e0 mesure que la technologie \u00e9volue. La Cour supr\u00eame du Japon a abord\u00e9 cette question dans l&#8217;affaire &#8220;Rokuraku II&#8221; (d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du Japon du 20 janvier 2011). Dans cette affaire, un service permettant aux utilisateurs de donner des instructions d&#8217;enregistrement \u00e0 distance \u00e0 un serveur g\u00e9r\u00e9 par l&#8217;op\u00e9rateur au Japon pour visionner des programmes de t\u00e9l\u00e9vision japonais \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger a \u00e9t\u00e9 mis en cause. Le fournisseur du service a soutenu que puisque c&#8217;est l&#8217;utilisateur qui donne l&#8217;instruction d&#8217;enregistrer, l&#8217;utilisateur est le sujet de la reproduction et donc l&#8217;op\u00e9rateur ne viole pas le droit de reproduction. Cependant, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que le sujet de la reproduction \u00e9tait le fournisseur du service. La Cour a soulign\u00e9 non seulement l&#8217;emplacement et la propri\u00e9t\u00e9 de l&#8217;appareil d&#8217;enregistrement (le serveur), mais aussi qui contr\u00f4le et domine l&#8217;ensemble du syst\u00e8me. Dans ce cas, le fournisseur du service g\u00e9rait et contr\u00f4lait de mani\u00e8re globale le syst\u00e8me entier, de la r\u00e9ception de la diffusion \u00e0 l&#8217;enregistrement et \u00e0 la transmission des donn\u00e9es. Bien que l&#8217;enregistrement ne se produise pas sans l&#8217;instruction de l&#8217;utilisateur, c&#8217;est le fournisseur du service qui fournit l&#8217;environnement technique n\u00e9cessaire pour ex\u00e9cuter cette instruction. Ce jugement a \u00e9tabli un crit\u00e8re juridique que l&#8217;on pourrait appeler la &#8220;th\u00e9orie du contr\u00f4le&#8221; pour les op\u00e9rateurs de plateformes. D\u00e8s lors, l&#8217;argument selon lequel &#8220;nous ne fournissons qu&#8217;une technologie neutre&#8221; n&#8217;est plus valable lorsque l&#8217;op\u00e9rateur exerce un contr\u00f4le substantiel sur le processus de reproduction du syst\u00e8me. Depuis cette jurisprudence, les entreprises technologiques doivent reconna\u00eetre que la conception m\u00eame de l&#8217;architecture de leur service peut d\u00e9terminer leur responsabilit\u00e9 juridique en mati\u00e8re de violation des droits voisins.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comparaison_des_principaux_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_au_Japon\"><\/span>Comparaison des principaux droits voisins du droit d&#8217;auteur au Japon<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9taill\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, les droits patrimoniaux des artistes interpr\u00e8tes, des producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion sont similaires en ce qu&#8217;ils permettent de contr\u00f4ler des actes tels que la reproduction, la transmission au public et le transfert. Cependant, il existe des diff\u00e9rences significatives dans les articles de loi qui fondent ces droits et les actes qu&#8217;ils couvrent. Le tableau ci-dessous r\u00e9sume ces diff\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Titulaire du droit<\/td><td>Droit de reproduction<\/td><td>Droit de mise \u00e0 disposition du public<\/td><td>Droit de transfert<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Artiste interpr\u00e8te<\/td><td>Le droit d&#8217;enregistrer leur performance (Article 91)<\/td><td>Le droit de rendre leur performance disponible au public (Article 92-2)<\/td><td>Le droit de transf\u00e9rer les enregistrements de leur performance (Article 95-2)<\/td><\/tr><tr><td>Producteur de phonogrammes<\/td><td>Le droit de reproduire leur phonogramme (Article 96)<\/td><td>Le droit de rendre leur phonogramme disponible au public (Article 96-2)<\/td><td>Le droit de transf\u00e9rer les copies de leur phonogramme (Article 97-2)<\/td><\/tr><tr><td>Organisme de radiodiffusion<\/td><td>Le droit de reproduire leur \u00e9mission par enregistrement audiovisuel (Article 98)<\/td><td>Le droit de rendre leur \u00e9mission disponible au public (Article 99-2)<\/td><td>Pas de disposition<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_droits_voisins_du_droit_d%E2%80%99auteur_en_tant_qu%E2%80%99objet_de_transaction\"><\/span>Les droits voisins du droit d&#8217;auteur en tant qu&#8217;objet de transaction<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Les droits voisins du droit d&#8217;auteur ne se limitent pas \u00e0 d\u00e9finir des restrictions d&#8217;utilisation, mais constituent \u00e9galement des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle importants qui peuvent \u00eatre l&#8217;objet de transactions commerciales. La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur offre un cadre juridique pour faciliter la circulation et l&#8217;utilisation de ces droits.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour commencer, en ce qui concerne le transfert de droits, l&#8217;article 103 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur applique par analogie les dispositions de l&#8217;article 61 de la m\u00eame loi concernant le transfert du droit d&#8217;auteur, permettant ainsi le transfert total ou partiel des droits voisins par contrat de vente ou autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, l&#8217;octroi de licences est la forme la plus courante d&#8217;utilisation commerciale. L&#8217;article 103 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur applique par analogie les dispositions de l&#8217;article 63 de la m\u00eame loi concernant l&#8217;octroi de licences pour l&#8217;utilisation d&#8217;\u0153uvres, permettant au titulaire des droits d&#8217;autoriser l&#8217;utilisation de ses droits \u00e0 d&#8217;autres, dans les limites de m\u00e9thodes et de conditions d&#8217;utilisation sp\u00e9cifiques.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, il est \u00e9galement possible de cr\u00e9er des s\u00fbret\u00e9s sur les droits. L&#8217;article 103 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur applique par analogie les dispositions de l&#8217;article 66 de la m\u00eame loi concernant les s\u00fbret\u00e9s sur les droits d&#8217;auteur. Cela permet d&#8217;utiliser les droits voisins comme garantie pour obtenir des pr\u00eats aupr\u00e8s d&#8217;institutions financi\u00e8res, jouant ainsi un r\u00f4le important dans le financement des entreprises et dans les sc\u00e9narios de fusions et acquisitions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ces transactions, il est extr\u00eamement important d&#8217;assurer la stabilit\u00e9 juridique par le biais du syst\u00e8me d&#8217;enregistrement g\u00e9r\u00e9 par l&#8217;Agence pour les Affaires Culturelles. L&#8217;article 104 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur applique par analogie le syst\u00e8me d&#8217;enregistrement de l&#8217;article 77 de la m\u00eame loi, qui est n\u00e9cessaire pour opposer le transfert des droits \u00e0 des tiers. Cela signifie que si un transfert de droits a lieu et que ce fait n&#8217;est pas enregistr\u00e9, une personne qui acquiert les m\u00eames droits d&#8217;une autre source et qui enregistre ce transfert en premier, aura la priorit\u00e9 sur les droits face \u00e0 un tiers. Par exemple, si une entreprise acquiert des droits voisins non enregistr\u00e9s et que le titulaire original vend les m\u00eames droits \u00e0 une autre entreprise qui enregistre ensuite ce transfert, le premier acheteur risque de perdre ses droits. Par cons\u00e9quent, dans le cadre de fusions et acquisitions ou d&#8217;acquisitions d&#8217;actifs de contenu, l&#8217;enregistrement du transfert des droits n&#8217;est pas seulement une proc\u00e9dure administrative, mais une mesure strat\u00e9gique essentielle pour pr\u00e9server le capital investi et assurer la s\u00e9curit\u00e9 de la transaction.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Pour d\u00e9velopper une entreprise sur le march\u00e9 du contenu au Japon, il est essentiel de comprendre profond\u00e9ment la structure multicouche des droits connexes au droit d&#8217;auteur, qui existent s\u00e9par\u00e9ment pour les interpr\u00e8tes, les producteurs de disques et les diffuseurs, c&#8217;est-\u00e0-dire les \u00ab transmetteurs \u00bb. Comme nous l&#8217;avons expliqu\u00e9 dans cet article, ces droits imposent des obligations de conformit\u00e9 strictes aux entreprises, mais s&#8217;ils sont g\u00e9r\u00e9s et exploit\u00e9s correctement, ils peuvent \u00e9galement constituer une ressource de gestion importante, offrant de grandes opportunit\u00e9s commerciales \u00e0 travers les licences, les transferts et la mise en place de garanties. Pour g\u00e9rer efficacement ces droits complexes, minimiser les risques commerciaux et maximiser les opportunit\u00e9s, une expertise juridique sp\u00e9cialis\u00e9e est requise.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une vaste exp\u00e9rience dans le conseil juridique li\u00e9 aux droits connexes au droit d&#8217;auteur mentionn\u00e9s dans cet article, au service d&#8217;une multitude de clients au Japon. Notre cabinet compte plusieurs experts anglophones, y compris ceux qui poss\u00e8dent des qualifications d&#8217;avocat \u00e9tranger, capables de r\u00e9pondre aux d\u00e9fis sp\u00e9cifiques des entreprises qui se d\u00e9veloppent \u00e0 l&#8217;international. 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