{"id":73526,"date":"2025-10-23T22:33:44","date_gmt":"2025-10-23T13:33:44","guid":{"rendered":"https:\/\/monolith.law\/fr\/?p=73526"},"modified":"2025-11-15T02:12:37","modified_gmt":"2025-11-14T17:12:37","slug":"copyright-author-rules-japan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan","title":{"rendered":"Reconnaissance de l&#8217;auteur en droit d&#8217;auteur japonais : Principes et exceptions commerciales"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre du droit d&#8217;auteur japonais (\u65e5\u672c\u306e\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5), la question de &#8220;qui est l&#8217;auteur&#8221; constitue un point de d\u00e9part extr\u00eamement important pour toutes les relations de droits. Contrairement aux droits de brevet ou de marque, le droit d&#8217;auteur na\u00eet automatiquement avec la cr\u00e9ation, sans n\u00e9cessiter aucune proc\u00e9dure d&#8217;enregistrement. Ce principe, appel\u00e9 &#8220;formalisme z\u00e9ro&#8221;, prot\u00e8ge rapidement les droits des cr\u00e9ateurs mais comporte \u00e9galement le risque d&#8217;ambigu\u00eft\u00e9 dans l&#8217;attribution des droits, en particulier dans le cadre des activit\u00e9s d&#8217;entreprise. En principe, la personne physique qui a cr\u00e9\u00e9 l&#8217;\u0153uvre est consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;auteur, mais dans le monde des affaires, il arrive que plusieurs personnes contribuent conjointement \u00e0 la cr\u00e9ation, que des employ\u00e9s cr\u00e9ent des \u0153uvres dans le cadre de leurs fonctions, ou que des projets d&#8217;envergure comme les films impliquent de nombreux sp\u00e9cialistes. Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces situations complexes, le droit d&#8217;auteur japonais pr\u00e9voit plusieurs exceptions et r\u00e8gles sp\u00e9ciales qui compl\u00e8tent le principe g\u00e9n\u00e9ral. Comprendre pr\u00e9cis\u00e9ment ces r\u00e8gles et les g\u00e9rer ad\u00e9quatement est essentiel pour que les entreprises prot\u00e8gent efficacement leur propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et pr\u00e9viennent les conflits futurs. Cet article examine d&#8217;abord les principes fondamentaux de la reconnaissance des auteurs, puis aborde les exceptions particuli\u00e8rement pertinentes pour le droit des affaires, telles que la co-cr\u00e9ation, les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es dans le cadre des fonctions d&#8217;un employ\u00e9 et les \u0153uvres cin\u00e9matographiques, en fournissant une analyse sp\u00e9cialis\u00e9e \u00e0 travers des lois sp\u00e9cifiques et des cas de jurisprudence.<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_53 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Principe_de_base_Qui_est_considere_comme_l%E2%80%99auteur\" title=\"Principe de base : Qui est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;auteur ?\">Principe de base : Qui est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;auteur ?<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Cas_de_multiples_createurs_impliques_les_coauteurs_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Cas de multiples cr\u00e9ateurs impliqu\u00e9s : les coauteurs sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Cas de multiples cr\u00e9ateurs impliqu\u00e9s : les coauteurs sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Identification_de_l%E2%80%99auteur_dans_la_pratique_juridique_la_presomption_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\" title=\"Identification de l&#8217;auteur dans la pratique juridique : la pr\u00e9somption d&#8217;auteur sous le droit japonais\">Identification de l&#8217;auteur dans la pratique juridique : la pr\u00e9somption d&#8217;auteur sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Exception_importante_n%C2%B01_Les_oeuvres_creees_au_sein_d%E2%80%99une_entreprise\" title=\"Exception importante n\u00b01 : Les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es au sein d&#8217;une entreprise\">Exception importante n\u00b01 : Les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es au sein d&#8217;une entreprise<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Exception_importante_n%C2%B02_Les_oeuvres_cinematographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\" title=\"Exception importante n\u00b02 : Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais\">Exception importante n\u00b02 : Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Supplement_sur_les_oeuvres_creees_par_ordinateur_sous_le_droit_japonais\" title=\"Suppl\u00e9ment sur les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par ordinateur sous le droit japonais\">Suppl\u00e9ment sur les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par ordinateur sous le droit japonais<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/monolith.law\/fr\/general-corporate\/copyright-author-rules-japan\/#Resume\" title=\"R\u00e9sum\u00e9\">R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Principe_de_base_Qui_est_considere_comme_l%E2%80%99auteur\"><\/span>Principe de base : Qui est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;auteur ?<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9finit, dans ses principes fondamentaux, l&#8217;auteur comme &#8220;la personne qui cr\u00e9e une \u0153uvre&#8221;. C&#8217;est un principe in\u00e9branlable \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 l&#8217;article 2, paragraphe 1, point 2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur. Le terme &#8220;cr\u00e9er&#8221; ici d\u00e9signe l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;expression concr\u00e8te r\u00e9alis\u00e9e par une personne physique. Par cons\u00e9quent, une personne qui fournit simplement des fonds, propose une id\u00e9e de cr\u00e9ation ou donne des instructions g\u00e9n\u00e9rales en tant que gestionnaire n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;auteur selon ce principe. La protection du droit d&#8217;auteur vise exclusivement l'&#8221;expression&#8221; cr\u00e9ative en elle-m\u00eame, et la personne qui mat\u00e9rialise cette expression de ses propres mains est reconnue comme l&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui rend ce principe encore plus important est l&#8217;adoption par la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur du &#8220;principe de la non-formalit\u00e9&#8221;. L&#8217;article 17, paragraphe 2 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipule que les droits de l&#8217;auteur &#8220;prennent naissance au moment de la cr\u00e9ation de l&#8217;\u0153uvre&#8221;, sans exiger d&#8217;enregistrement aupr\u00e8s d&#8217;une autorit\u00e9 administrative ou d&#8217;une quelconque indication sp\u00e9cifique pour l&#8217;\u00e9mergence des droits. L&#8217;association de ces deux principes conduit \u00e0 la cons\u00e9quence juridique selon laquelle, au moment o\u00f9 une \u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e, les droits d&#8217;auteur sont automatiquement attribu\u00e9s \u00e0 son cr\u00e9ateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce m\u00e9canisme peut engendrer des risques significatifs du point de vue des affaires. Prenons l&#8217;exemple d&#8217;une entreprise qui confie la conception d&#8217;un logo \u00e0 un designer freelance externe. D\u00e8s que le designer ach\u00e8ve le design, conform\u00e9ment aux principes de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur, les droits d&#8217;auteur sur ce logo lui sont automatiquement attribu\u00e9s. M\u00eame si l&#8217;entreprise a pay\u00e9 pour cela, elle ne deviendra pas le titulaire des droits d&#8217;auteur \u00e0 moins de conclure un contrat s\u00e9par\u00e9 pour le transfert des droits d&#8217;auteur. Ce risque d&#8217;attribution des droits ne survient pas au stade de l&#8217;enregistrement, mais \u00e0 l&#8217;instant pr\u00e9cis de la cr\u00e9ation. Par cons\u00e9quent, pour qu&#8217;une entreprise s\u00e9curise ses droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, une gestion pr\u00e9ventive des risques est essentielle, en clarifiant les relations de droits \u00e0 travers un contrat avant m\u00eame le d\u00e9but de la cr\u00e9ation, plut\u00f4t que de r\u00e9agir a posteriori.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Cas_de_multiples_createurs_impliques_les_coauteurs_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span>Cas de multiples cr\u00e9ateurs impliqu\u00e9s : les coauteurs sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans les projets d&#8217;affaires, il est fr\u00e9quent que plusieurs experts collaborent pour cr\u00e9er un seul produit fini. Dans de tels cas, la question du traitement des &#8220;\u0153uvres de collaboration&#8221; se pose. La loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9finit une \u0153uvre de collaboration comme &#8220;une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e conjointement par deux personnes ou plus, dont les contributions individuelles ne peuvent \u00eatre s\u00e9par\u00e9es pour \u00eatre utilis\u00e9es de mani\u00e8re ind\u00e9pendante&#8221;. Cette d\u00e9finition comprend deux crit\u00e8res importants : premi\u00e8rement, l&#8217;intention des multiples cr\u00e9ateurs de produire une \u0153uvre unique en collaboration, et deuxi\u00e8mement, l&#8217;impossibilit\u00e9 d&#8217;utiliser de mani\u00e8re ind\u00e9pendante les contributions individuelles dans l&#8217;\u0153uvre achev\u00e9e, que ce soit physiquement ou conceptuellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela se distingue clairement des &#8220;\u0153uvres composites&#8221;, o\u00f9 les contributions individuelles peuvent \u00eatre s\u00e9par\u00e9es. Par exemple, si plusieurs auteurs \u00e9crivent chacun un chapitre diff\u00e9rent pour compl\u00e9ter un livre, chaque chapitre peut \u00eatre utilis\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment en tant qu&#8217;\u0153uvre ind\u00e9pendante, ce qui en fait une \u0153uvre composite. Dans ce cas, chaque auteur d\u00e9tient des droits d&#8217;auteur individuels sur le chapitre qu&#8217;il a \u00e9crit. En revanche, si deux sc\u00e9naristes collaborent pour \u00e9crire un seul sc\u00e9nario, il est impossible d&#8217;extraire la contribution de l&#8217;un sans l&#8217;autre, ce qui en fait une \u0153uvre de collaboration.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne l&#8217;exercice des droits sur une \u0153uvre de collaboration, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9tablit des r\u00e8gles tr\u00e8s strictes. Les droits d\u00e9tenus par les auteurs sont g\u00e9n\u00e9ralement divis\u00e9s en &#8220;droits moraux&#8221;, qui prot\u00e8gent les int\u00e9r\u00eats spirituels, et en &#8220;droits d&#8217;auteur (droits patrimoniaux)&#8221;, qui prot\u00e8gent les int\u00e9r\u00eats financiers. Dans le cas d&#8217;une \u0153uvre de collaboration, l&#8217;exercice de ces deux types de droits n\u00e9cessite le consentement de tous les coauteurs. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l&#8217;article 64, paragraphe 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur exige le consentement de tous pour l&#8217;exercice des droits moraux, et l&#8217;article 65, paragraphe 2 exige le consentement de tous pour l&#8217;exercice des droits d&#8217;auteur (droits patrimoniaux).<\/p>\n\n\n\n<p>Le principe du &#8220;consentement de tous&#8221; s&#8217;applique non seulement \u00e0 l&#8217;octroi de licences \u00e0 des tiers, mais aussi lorsqu&#8217;un des coauteurs souhaite utiliser l&#8217;\u0153uvre de mani\u00e8re ind\u00e9pendante. De plus, l&#8217;article 65, paragraphe 1 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipule que le transfert de parts ou l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un droit de gage par un coauteur n\u00e9cessite \u00e9galement le consentement de tous les autres coauteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce principe d&#8217;unanimit\u00e9 a pour but de prot\u00e9ger l&#8217;un des coauteurs, mais il peut \u00e9galement entra\u00eener un risque s\u00e9rieux pour les affaires, \u00e0 savoir un &#8220;blocage des droits d&#8217;auteur&#8221;. Si un seul des coauteurs s&#8217;oppose, toute utilisation commerciale de l&#8217;\u0153uvre, y compris la licence, la vente ou la modification, devient impossible, gelant ainsi compl\u00e8tement une propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle pr\u00e9cieuse. Pour \u00e9viter une telle situation, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur interdit d&#8217;emp\u00eacher la conclusion d&#8217;un accord &#8220;de mani\u00e8re contraire \u00e0 la bonne foi&#8221; en ce qui concerne les droits moraux (article 64, paragraphe 2) et interdit de refuser le consentement &#8220;sans raison valable&#8221; en ce qui concerne les droits d&#8217;auteur (droits patrimoniaux) (article 65, paragraphe 3). Cependant, d\u00e9terminer ce qui est &#8220;contraire \u00e0 la bonne foi&#8221; ou &#8220;sans raison valable&#8221; n\u00e9cessite finalement un recours en justice, ce qui est co\u00fbteux et prend du temps, et ne constitue donc pas une solution pratique pour les affaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, lors du lancement d&#8217;un projet de cr\u00e9ation conjointe, il est essentiel de conclure un contrat entre les coauteurs \u00e0 l&#8217;avance, d\u00e9taillant la m\u00e9thode d&#8217;exercice des droits, la r\u00e9partition des revenus, la d\u00e9signation d&#8217;un repr\u00e9sentant pour exercer les droits, et les m\u00e9canismes de r\u00e9solution des conflits, afin d&#8217;\u00e9viter le risque de blocage.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><td>Caract\u00e9ristiques<\/td><td>\u0152uvres de collaboration<\/td><td>\u0152uvres composites<\/td><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Processus de cr\u00e9ation<\/td><td>Il existe une volont\u00e9 commune de cr\u00e9er une \u0153uvre unifi\u00e9e, et les activit\u00e9s de cr\u00e9ation sont men\u00e9es de mani\u00e8re int\u00e9gr\u00e9e.<\/td><td>Chaque auteur cr\u00e9e une \u0153uvre de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, qui est ensuite combin\u00e9e avec d&#8217;autres.<\/td><\/tr><tr><td>Possibilit\u00e9 de s\u00e9parer les contributions<\/td><td>Il est impossible de s\u00e9parer et d&#8217;utiliser de mani\u00e8re ind\u00e9pendante les contributions individuelles.<\/td><td>Il est possible de s\u00e9parer et d&#8217;utiliser de mani\u00e8re ind\u00e9pendante les contributions individuelles.<\/td><\/tr><tr><td>Exercice des droits<\/td><td>L&#8217;utilisation de l&#8217;ensemble de l&#8217;\u0153uvre n\u00e9cessite en principe le consentement de tous les auteurs.<\/td><td>Chaque auteur peut exercer des droits individuellement sur la partie qu&#8217;il a cr\u00e9\u00e9e.<\/td><\/tr><tr><td>Exemples concrets<\/td><td>Un sc\u00e9nario \u00e9crit en collaboration par plusieurs personnes.<\/td><td>Une anthologie d&#8217;essais \u00e9crits par diff\u00e9rents auteurs.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Identification_de_l%E2%80%99auteur_dans_la_pratique_juridique_la_presomption_d%E2%80%99auteur_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Identification de l&#8217;auteur dans la pratique juridique : la pr\u00e9somption d&#8217;auteur sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Lorsque du temps s&#8217;est \u00e9coul\u00e9 depuis la cr\u00e9ation d&#8217;une \u0153uvre ou que de nombreux intervenants sont impliqu\u00e9s, il peut \u00eatre difficile de prouver qui est le v\u00e9ritable auteur. Pour att\u00e9nuer ces difficult\u00e9s pratiques, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9tablit des dispositions concernant la &#8220;pr\u00e9somption d&#8217;auteur&#8221;. L&#8217;article 14 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipule que &#8220;la personne dont le nom ou la d\u00e9nomination est connu comme celui de l&#8217;auteur et est affich\u00e9 de mani\u00e8re habituelle sur l&#8217;original de l&#8217;\u0153uvre ou lors de sa pr\u00e9sentation au public&#8230; est pr\u00e9sum\u00e9e \u00eatre l&#8217;auteur de l&#8217;\u0153uvre&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette disposition n&#8217;est qu&#8217;une &#8220;pr\u00e9somption&#8221; l\u00e9gale, qui peut \u00eatre renvers\u00e9e par la preuve du contraire. Autrement dit, la personne dont le nom appara\u00eet sur l&#8217;\u0153uvre est pr\u00e9sum\u00e9e \u00eatre l&#8217;auteur, mais si l&#8217;on peut prouver que cette indication est contraire \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, cette pr\u00e9somption peut \u00eatre infirm\u00e9e. Un cas judiciaire important qui a clarifi\u00e9 la nature juridique et les limites de cette pr\u00e9somption est la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, connue sous le nom de &#8220;l&#8217;affaire des cent cas de droit d&#8217;auteur&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette affaire, un universitaire dont le nom apparaissait en tant qu&#8217;\u00e9diteur dans une s\u00e9rie de livres juridiques a revendiqu\u00e9 la qualit\u00e9 d&#8217;auteur de ces ouvrages. \u00c9tant donn\u00e9 que son nom \u00e9tait affich\u00e9 en tant qu&#8217;\u00e9diteur, la pr\u00e9somption d&#8217;auteur \u00e9tablie par l&#8217;article 14 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9tait claire. Cependant, le tribunal a examin\u00e9 en d\u00e9tail la participation effective de cet universitaire au projet. En cons\u00e9quence, il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que les contributions de cet universitaire se limitaient \u00e0 des conseils et des expressions d&#8217;opinions, et qu&#8217;il n&#8217;avait pas particip\u00e9 activement aux t\u00e2ches essentielles de cr\u00e9ation de l&#8217;\u0153uvre \u00e9ditoriale, telles que la s\u00e9lection et l&#8217;arrangement des cas \u00e0 publier. En d&#8217;autres termes, son r\u00f4le \u00e9tait essentiellement celui d&#8217;un conseiller et ne constituait pas une contribution cr\u00e9ative, ce qui a permis de renverser la pr\u00e9somption d&#8217;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce cas judiciaire a clairement d\u00e9montr\u00e9 que dans l&#8217;identification de l&#8217;auteur, ce qui est privil\u00e9gi\u00e9 n&#8217;est pas le titre ou l&#8217;affichage formel, mais la contribution substantielle \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 cr\u00e9ative. Pour les entreprises, cela implique deux enseignements importants. Premi\u00e8rement, les personnes affich\u00e9es comme auteurs dans les documents internes, les rapports ou autres travaux doivent \u00eatre celles qui ont r\u00e9ellement contribu\u00e9 de mani\u00e8re cr\u00e9ative. Un affichage d&#8217;auteur imprudent ne cr\u00e9e qu&#8217;une pr\u00e9somption juridiquement invalide. Deuxi\u00e8mement, si une personne affich\u00e9e \u00e0 tort comme auteur revendique des droits, la possibilit\u00e9 de contester cette revendication existe si l&#8217;on peut prouver que cette personne n&#8217;a pas apport\u00e9 de contribution cr\u00e9ative substantielle. Dans la gestion de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d&#8217;une entreprise, il est extr\u00eamement important, lors de l&#8217;\u00e9laboration d&#8217;une politique de cr\u00e9dit, de se baser non pas sur le poste ou la hi\u00e9rarchie, mais sur le degr\u00e9 r\u00e9el de contribution cr\u00e9ative, afin d&#8217;assurer une stabilit\u00e9 juridique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Exception_importante_n%C2%B01_Les_oeuvres_creees_au_sein_d%E2%80%99une_entreprise\"><\/span>Exception importante n\u00b01 : Les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es au sein d&#8217;une entreprise<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans le cadre des activit\u00e9s d&#8217;une entreprise, la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;obtenir \u00e0 chaque fois l&#8217;autorisation des employ\u00e9s qui ont cr\u00e9\u00e9 des rapports, des plans, des logiciels, des designs et autres \u0153uvres pourrait s\u00e9rieusement entraver le bon d\u00e9roulement des affaires. Pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur pr\u00e9voit une exception tr\u00e8s importante au principe de reconnaissance de l&#8217;auteur : le syst\u00e8me des &#8220;\u0153uvres cr\u00e9\u00e9es dans l&#8217;exercice des fonctions&#8221;. L&#8217;article 15 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipule que, sous certaines conditions, non pas l&#8217;employ\u00e9 qui a cr\u00e9\u00e9 l&#8217;\u0153uvre, mais l&#8217;entreprise ou l&#8217;organisation utilisatrice peut \u00eatre reconnue comme l&#8217;auteur originel.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour qu&#8217;une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans l&#8217;exercice des fonctions soit reconnue, il est n\u00e9cessaire de satisfaire \u00e0 toutes les conditions \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l&#8217;article 15, paragraphe 1, de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur :<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"1\">\n<li>\u00catre cr\u00e9\u00e9e sur l&#8217;initiative de l&#8217;entreprise ou de l&#8217;organisation.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00catre cr\u00e9\u00e9e par une personne travaillant pour cette entreprise ou organisation.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00catre cr\u00e9\u00e9e dans l&#8217;exercice de ses fonctions.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00catre publi\u00e9e sous le nom de l&#8217;entreprise ou de l&#8217;organisation.<\/li>\n\n\n\n<li>Il n&#8217;y a pas de dispositions particuli\u00e8res dans le contrat, le r\u00e8glement int\u00e9rieur ou autre au moment de la cr\u00e9ation.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n<p><!-- \/wp:list --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Cependant, en ce qui concerne les \u0153uvres de programmes informatiques, souvent d\u00e9velopp\u00e9es pour une utilisation interne et non publi\u00e9es \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur, l&#8217;article 15, paragraphe 2, de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur stipule que la condition n\u00b04, &#8220;la publication sous le nom de l&#8217;entreprise&#8221;, n&#8217;est pas n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:table --><\/p>\n<figure class=\"wp-block-table\">\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<td>Condition<\/td>\n<td>\u0152uvres g\u00e9n\u00e9rales (rapports, designs, etc.)<\/td>\n<td>Programmes informatiques<\/td>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>1. Initiative de l&#8217;entreprise<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2. Cr\u00e9ation par un employ\u00e9<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>3. Cr\u00e9ation dans l&#8217;exercice des fonctions<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>4. Publication sous le nom de l&#8217;entreprise<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<td>Non n\u00e9cessaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>5. Absence de dispositions particuli\u00e8res<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<td>N\u00e9cessaire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/figure>\n<p><!-- \/wp:table --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Parmi ces conditions, celle qui est le plus souvent sujette \u00e0 interpr\u00e9tation et qui devient un point de litige devant les tribunaux est la port\u00e9e de la condition n\u00b02, &#8220;personne travaillant pour l&#8217;entreprise ou l&#8217;organisation&#8221;. Il est clair que les employ\u00e9s \u00e0 temps plein sont inclus, mais la question se pose pour les employ\u00e9s contractuels, les travailleurs temporaires ou les freelancers ayant conclu un contrat de prestation de services, qui ne sont pas dans une relation d&#8217;emploi formelle.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Un cas de jurisprudence important \u00e0 cet \u00e9gard est le jugement de la Cour supr\u00eame du Japon du 11 avril 2003 (2003) dans l&#8217;affaire &#8220;RGB Adventure&#8221;. Dans cette affaire, un designer chinois, venu au Japon avec un visa touristique, a cr\u00e9\u00e9 un design de personnage pour une soci\u00e9t\u00e9 de production d&#8217;anime japonaise. Il n&#8217;y avait pas de contrat d&#8217;emploi formel entre le designer et la soci\u00e9t\u00e9. La Cour supr\u00eame a \u00e9tabli un crit\u00e8re de jugement qui privil\u00e9gie la relation substantielle plut\u00f4t que la pr\u00e9sence ou l&#8217;absence d&#8217;une relation contractuelle formelle. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, elle a indiqu\u00e9 qu&#8217;il fallait prendre en compte de mani\u00e8re globale deux \u00e9l\u00e9ments : \u2460 si le travail est effectu\u00e9 sous la direction et la supervision de l&#8217;entreprise, et \u2461 si l&#8217;argent vers\u00e9 peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une r\u00e9mun\u00e9ration pour ce travail. Dans ce cas, le designer travaillait selon les instructions de l&#8217;entreprise et recevait un salaire mensuel fixe, ce qui a permis de reconna\u00eetre une relation de supervision substantielle et d&#8217;affirmer la cr\u00e9ation d&#8217;une \u0153uvre dans l&#8217;exercice des fonctions.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Ce jugement de la Cour supr\u00eame est devenu un crit\u00e8re pour les cas ult\u00e9rieurs. Par exemple, dans l&#8217;affaire &#8220;Photographe&#8221; (jugement de la Cour sup\u00e9rieure de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du 24 d\u00e9cembre 2009), il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que le photographe professionnel, bien qu&#8217;il exerce un jugement professionnel hautement sp\u00e9cialis\u00e9 lors des prises de vue et qu&#8217;il re\u00e7oive des instructions g\u00e9n\u00e9rales de l&#8217;entreprise, n&#8217;\u00e9tait pas sous une direction et supervision substantielle, et donc la cr\u00e9ation d&#8217;une \u0153uvre dans l&#8217;exercice des fonctions a \u00e9t\u00e9 ni\u00e9e. D&#8217;autre part, dans l&#8217;affaire &#8220;Valhalla Gate of the Divine Prison&#8221; (jugement de la Cour sup\u00e9rieure de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du 25 f\u00e9vrier 2016), il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que le d\u00e9veloppeur de jeux, bien qu&#8217;il n&#8217;ait pas de contrat d&#8217;emploi, \u00e9tait soumis \u00e0 un contr\u00f4le des pr\u00e9sences par carte de temps et utilisait les installations de l&#8217;entreprise pour son travail, ce qui a permis de reconna\u00eetre une direction et supervision substantielle et d&#8217;affirmer la cr\u00e9ation d&#8217;une \u0153uvre dans l&#8217;exercice des fonctions.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>La conclusion importante tir\u00e9e de ces cas de jurisprudence est que la &#8220;r\u00e9alit\u00e9 de la gestion des op\u00e9rations&#8221; quotidienne d&#8217;une entreprise, c&#8217;est-\u00e0-dire la mani\u00e8re dont elle collabore avec des freelancers ou des sous-traitants externes, a une signification juridique dans la d\u00e9termination de l&#8217;appartenance de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. M\u00eame si le contrat stipule &#8220;prestation de services&#8221;, si la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne des op\u00e9rations comprend une gestion stricte des heures et du lieu de travail, des instructions d\u00e9taill\u00e9es sur la mani\u00e8re de proc\u00e9der au travail et un paiement de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 l&#8217;heure, les tribunaux peuvent consid\u00e9rer cela comme une relation de direction et de supervision substantielle et juger que les droits d&#8217;auteur sur les r\u00e9sultats appartiennent \u00e0 l&#8217;entreprise en tant qu&#8217;\u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans l&#8217;exercice des fonctions. Par cons\u00e9quent, les entreprises doivent aligner strat\u00e9giquement le contenu du contrat avec la m\u00e9thode de gestion des op\u00e9rations r\u00e9elles pour g\u00e9rer le risque d&#8217;une attribution de droits non intentionnelle.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><br \/><!-- wp:heading --><\/p>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Exception_importante_n%C2%B02_Les_oeuvres_cinematographiques_sous_le_droit_d%E2%80%99auteur_japonais\"><\/span>Exception importante n\u00b02 : Les \u0153uvres cin\u00e9matographiques sous le droit d&#8217;auteur japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p><!-- \/wp:heading --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Le cin\u00e9ma est un art total qui r\u00e9sulte de la contribution cr\u00e9ative de nombreux sp\u00e9cialistes tels que les r\u00e9alisateurs, sc\u00e9naristes, directeurs de la photographie, chefs d\u00e9corateurs, acteurs et musiciens. Si tous ces contributeurs partageaient le droit d&#8217;auteur (droits patrimoniaux) en tant que coauteurs, le risque de &#8220;blocage des droits d&#8217;auteur&#8221; pourrait s&#8217;intensifier, rendant pratiquement impossible l&#8217;utilisation commerciale des films, telle que la distribution ou l&#8217;octroi de licences. Pour \u00e9viter une telle situation et promouvoir le d\u00e9veloppement sain de l&#8217;industrie cin\u00e9matographique, qui n\u00e9cessite d&#8217;importants investissements, la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e9tablit des r\u00e8gles sp\u00e9cifiques pour les \u0153uvres cin\u00e9matographiques.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Tout d&#8217;abord, l&#8217;article 16 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur d\u00e9finit les &#8220;auteurs&#8221; d&#8217;une \u0153uvre cin\u00e9matographique comme \u00e9tant ceux qui, en charge de la production, de la r\u00e9alisation, de la mise en sc\u00e8ne, de la photographie, de la d\u00e9coration, etc., contribuent de mani\u00e8re cr\u00e9ative \u00e0 la formation globale de l&#8217;\u0153uvre cin\u00e9matographique. Cela inclut les r\u00e9alisateurs et les directeurs de la photographie. Ces personnes conservent en tant qu&#8217;auteurs des &#8220;droits moraux d&#8217;auteur&#8221; inali\u00e9nables, tels que le droit au respect du nom et le droit \u00e0 l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de l&#8217;\u0153uvre.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Cependant, en ce qui concerne l&#8217;attribution des droits d&#8217;auteur en tant que droits patrimoniaux, l&#8217;article 29 de la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur pr\u00e9voit une exception cruciale. Cet article stipule que les droits d&#8217;auteur sur une \u0153uvre cin\u00e9matographique appartiennent originellement non pas \u00e0 ses auteurs (comme le r\u00e9alisateur), mais \u00e0 la personne qui a l&#8217;initiative et la responsabilit\u00e9 de la production de l&#8217;\u0153uvre cin\u00e9matographique, c&#8217;est-\u00e0-dire le &#8220;producteur de films&#8221;. Le producteur de films d\u00e9signe g\u00e9n\u00e9ralement la soci\u00e9t\u00e9 de production de films ou le comit\u00e9 de production qui finance le film et en assume la responsabilit\u00e9 finale.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Ce m\u00e9canisme est le r\u00e9sultat d&#8217;une consid\u00e9ration politique industrielle clairement int\u00e9gr\u00e9e dans la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur. En centralisant les droits patrimoniaux n\u00e9cessaires \u00e0 l&#8217;utilisation commerciale entre les mains du producteur de films, qui assume les risques commerciaux, dans le contexte de la production cin\u00e9matographique impliquant de nombreux cr\u00e9ateurs, il \u00e9limine la complexit\u00e9 de la gestion des droits et permet un financement fluide et une distribution globale. Ainsi, les investisseurs peuvent investir dans des projets cin\u00e9matographiques sans \u00eatre tourment\u00e9s par l&#8217;incertitude des relations de droits, en toute confiance. Tout en pr\u00e9servant les droits moraux d&#8217;auteur pour chaque cr\u00e9ateur, ce mod\u00e8le de s\u00e9paration qui concentre les droits patrimoniaux chez le producteur est une solution juridique extr\u00eamement rationnelle qui permet de concilier l&#8217;honneur des cr\u00e9ateurs et le d\u00e9veloppement de l&#8217;industrie cin\u00e9matographique en tant que business.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:heading --><\/p>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Supplement_sur_les_oeuvres_creees_par_ordinateur_sous_le_droit_japonais\"><\/span>Suppl\u00e9ment sur les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par ordinateur sous le droit japonais<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p><!-- \/wp:heading --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Avec le d\u00e9veloppement des technologies de l&#8217;intelligence artificielle (IA), la question des droits d&#8217;auteur sur les contenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par ordinateur est devenue un d\u00e9bat mondial. Bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de disposition directe dans la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur \u00e0 ce sujet, une approche coh\u00e9rente a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au fil des ans, notamment dans un rapport publi\u00e9 en 1993 par le Conseil du droit d&#8217;auteur de l&#8217;Agence pour les Affaires culturelles.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Cette approche fondamentale est appel\u00e9e &#8220;th\u00e9orie de l&#8217;outil&#8221;. Elle consid\u00e8re les ordinateurs et les syst\u00e8mes d&#8217;IA comme des outils avanc\u00e9s utilis\u00e9s par les humains pour mener des activit\u00e9s cr\u00e9atives. Selon cette th\u00e9orie, m\u00eame si une \u0153uvre est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par un ordinateur, tant qu&#8217;une personne a une intention cr\u00e9ative dans le processus de cr\u00e9ation et exprime de mani\u00e8re cr\u00e9ative des pens\u00e9es ou des sentiments \u00e0 travers des instructions sp\u00e9cifiques (saisie de prompts, s\u00e9lection de donn\u00e9es, r\u00e9glage des param\u00e8tres, tri et modification des r\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9r\u00e9s), cette personne est reconnue comme l&#8217;auteur de l&#8217;\u0153uvre.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Peu importe le degr\u00e9 d&#8217;avancement de la technologie IA, selon l&#8217;interpr\u00e9tation actuelle du droit japonais, l&#8217;IA elle-m\u00eame ne peut pas devenir auteur. Le point juridique en question n&#8217;est pas &#8220;l&#8217;IA peut-elle devenir auteur ?&#8221;, mais &#8220;quelles actions humaines dans le processus de cr\u00e9ation de l&#8217;\u0153uvre g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par l&#8217;IA sont \u00e9valu\u00e9es comme une contribution cr\u00e9ative \u00e0 l&#8217;\u0153uvre ?&#8221; Cette approche coh\u00e9rente de la &#8220;th\u00e9orie de l&#8217;outil&#8221; assure une certaine pr\u00e9visibilit\u00e9 juridique, m\u00eame dans un contexte de changements technologiques rapides. Pour les entreprises qui utilisent l&#8217;IA pour g\u00e9n\u00e9rer du contenu, il est crucial de documenter et de pouvoir prouver le processus d&#8217;engagement cr\u00e9atif humain, tel que la conception de prompts ou la s\u00e9lection et l&#8217;\u00e9dition des r\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, afin de s\u00e9curiser les droits d&#8217;auteur sur ce contenu.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:heading --><\/p>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Resume\"><\/span>R\u00e9sum\u00e9<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p><!-- \/wp:heading --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>La reconnaissance de l&#8217;auteur sous la loi japonaise sur le droit d&#8217;auteur (Japanese Copyright Law) part d&#8217;un principe simple et clair : &#8220;la personne qui cr\u00e9e une \u0153uvre est l&#8217;auteur&#8221;. Cependant, dans le contexte des activit\u00e9s d&#8217;entreprise, ce principe seul ne suffit pas \u00e0 couvrir les diverses formes de cr\u00e9ation qui existent. Les exceptions importantes telles que les \u0153uvres de collaboration impliquant plusieurs personnes, les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les employ\u00e9s dans le cadre de leurs fonctions, et les \u0153uvres cin\u00e9matographiques, sont des dispositions sp\u00e9ciales \u00e9tablies pour ajuster l&#8217;attribution des droits en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 des affaires. Avancer dans les affaires sans comprendre correctement ces r\u00e8gles peut entra\u00eener le risque significatif de perdre involontairement des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle vitaux pour l&#8217;entreprise ou de se retrouver impliqu\u00e9 dans des conflits de droits impr\u00e9vus. Pour assurer l&#8217;attribution des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et la stabilit\u00e9 de l&#8217;entreprise, il est essentiel de conclure des contrats clairs et d\u00e9taill\u00e9s avec toutes les parties impliqu\u00e9es dans l&#8217;activit\u00e9 cr\u00e9ative \u00e0 l&#8217;avance et d&#8217;organiser les relations de droits.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>Notre cabinet d&#8217;avocats Monolith poss\u00e8de une vaste exp\u00e9rience dans la fourniture de services juridiques sp\u00e9cialis\u00e9s \u00e0 de nombreux clients, tant nationaux qu&#8217;internationaux, concernant des probl\u00e8mes complexes li\u00e9s au droit d&#8217;auteur japonais. Notre cabinet compte plusieurs experts qui, en plus d&#8217;\u00eatre qualifi\u00e9s comme avocats au Japon, d\u00e9tiennent \u00e9galement des qualifications d&#8217;avocats \u00e9trangers et sont anglophones, ce qui nous permet de r\u00e9pondre avec pr\u00e9cision aux probl\u00e8mes de droit d&#8217;auteur dans un contexte commercial international. Si vous avez des questions sp\u00e9cifiques concernant la reconnaissance des auteurs, la r\u00e9daction de contrats, la mise en place de syst\u00e8mes de gestion des droits, ou si vous souhaitez soutenir votre strat\u00e9gie de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 contacter notre cabinet.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre du droit d&#8217;auteur japonais (\u65e5\u672c\u306e\u8457\u4f5c\u6a29\u6cd5), la question de &#8220;qui est l&#8217;auteur&#8221; constitue un point de d\u00e9part extr\u00eamement important pour toutes les relations de droits. Co [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":73527,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[24,88],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73526"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73526"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73526\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":73632,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73526\/revisions\/73632"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/73527"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/monolith.law\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}